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David Costa pour les milliers d’internautes qui feuillettent Flash-News chaque jour, c’est le coach sportif qui donne de bons conseils, aujourd’hui avec cette interview à bâtons rompus, nous allons découvrir qui se cache derrière celui qui vient d’être élu Mister Flash-News 2012.
David, tout d’abord merci de bien vouloir te prêter à ce jeu de questions.
Merci à toi de me faire honneur en publiant mes conseils !
Peux-tu nous parler de ton enfance, de ta jeunesse.
J’ai grandi dans une petite ville de campagne en Saône et Loire, dès mon enfance j’ai été addict au sport. J’ai pratiqué le foot à l’âge de 6 ans puis plein d’autres sports tels que : l’athlétisme, le roller, la natation.
Je me rappelle que chaque jour après les cours je faisais des séances de musculation dans ma chambre avec en guise de poids pour les pompes et autres mouvements un sac à dos rempli de livre… lol.
Que rêvais-tu de faire quand tu étais adolescent ?
J’aimai beaucoup dessiner des voitures, alors j’ai pendant un temps pensé à être designer en automobile mais le sport l’a emporté, et j’ai après des recherches entrepris le cursus STAPS afin d’allier formation diplomates et pratiques sportives.
J’aimai également beaucoup la danse, voilà en partie pourquoi aujourd’hui je suis un danseur de salsa passionné.
Quel a été le déclencheur qui t’as dirigé vers le sport ?
Le manque ressenti lorsque je n’en faisais pas, le plaisir de partager des moments sportifs et l’envie de ne pas avoir un corps comme tout le monde.
Depuis tu es devenu « coach sportif », qu’est-ce qui t’as amené à cette profession ?
Durant mes nombreuses formations (Licence STAPS entrainement et management sportif, MASTER 2 entrainement et management sportif, diplôme universitaire de préparation physique, Brevet d’état Métiers de la forme, Brevet d’état HACUMESE –Haltérophilie, culturisme et musculation), j’ai été confronté à divers milieux professionnels (professeur en salle de fitness, préparateur physique en club professionnel, entraineur de football avec des enfants, etc.). Cela m’a permis de me faire mon idée sur ce qui me plaisait.
J’ai en parallèle à l’issue de mes études étudié le marché sportif et j’ai observé une présence grandissante de cette profession !
D’un tempérament indépendant et travailleur, c’était donc pour moi la solution idéale pour allier carrière professionnelle et passion pour le sport.
Comment vois-tu ton avenir professionnel dans cette branche très physique ?
La profession n’est pas si physique que cela ! ;-) C’est principalement de l’enseignement que j’effectue avec évidemment mes entrainements personnels à côté.
Très sereinement car l’activité est en plein essor, la demande est croissante et avec le temps, une petite notoriété commence à apparaitre.
Si un jour tu avais un choix à faire, quelle discipline autre que coach, choisirais-tu ?
Je ne me suis jamais posé la question ! A froid je dirai un métier de challenge, dans le monde des affaires.
Pourquoi pas une salle de sport « David Costa Gym » !
Quel sportif est pour toi une référence ?
Cela dépend ce à quoi tu fais référence, si c’est pour le physique et l’esthétique : le gymnaste et le sprinteur, sont mes idéaux physiques.
Sur le plan de la dévotion, de l’engagement, des valeurs et de la discipline: le boxeur.
Sur le plan de l’élégance et de la beauté de l’effort : le gymnaste.
Tout au long de l’année tu as été le personnage le plus recherché par les internautes de Flash-News, ce qui après les votes, et les commentaires, te vois devenir élu Mister Flash-News 2012, est-ce que ce plébiscite te touche ?
Je suis flatté de susciter autant d’intérêt auprès des lecteurs de flash news. Grâce à mes conseils j’espère aider de nombreuses personnes à avoir une meilleure hygiène de vie tant sur le sport que sur l'alimentation.
As-tu quelques mots à dire à celles et ceux qui ont participé à te donner ce titre ?
MERCI ! Je les invite à me rejoindre sur ma page Facebook.
Depuis quelques années tu offres ton image à multiples photographes, comment cette aventure a-t-elle commencé ?
Par ma passion pour le corps et ses lignes. Une amie m’a sollicité pour un duo photo suite à la demande d’un photographe. J’ai ensuite créé un book en ligne : www.havanero.book.fr.
A partir de cet instant, j’ai commencé à être sollicité par divers photographes.
La nudité ne semble pas être une barrière pour toi, comment ressens-tu ton corps face à un objectif photographique ?
La nudité dans une certaine mesure. J’ai plaisir à mettre en avant mon physique dans un but de travail esthétique.
Grace à la photographie, on peut ainsi sublimer les courbes du corps. Paradoxalement, j’apprécie peut faire des photos pour le plaisir et non professionnelles.
Es-tu satisfait de ton image dans un miroir, ou, comme Brad Pitt, te trouves-tu banal, et en ce cas, que voudrais-tu changer de toi ?
Satisfait, non.
Lorsqu’on est passionné comme moi, on est à la quête d’un idéal physique qui est parfois dur à atteindre. De plus il est difficile d’avoir suffisamment de recul pour s’apprécier tel que l’on est. A ce sujet, la photographie est un bon moyen pour faire le point sur son niveau physique !
Avec du recul sur mon physique, je travaille à améliorer la musculature de mon dos, de mes bras et de façon général gagner un petit peu de masse musculaire sur le haut du corps.
Tu fais aussi beaucoup de shooting pour la mode, parle nous de cette aventure de « modèle », est-ce toi qui est allé voir des marques de prestiges pour proposer tes services ?
En effet, j’ai effectué quelques shooting pour des petites marques de vêtements pour Hector & Lola (vêtements en cachemire), KLAAD (chemises italiennes), BANDY-BIRDY (t-shirt) mais également pour des livres, calendriers et magazines.
Ma plus grande expérience est celle avec ES COLLECTION, tout le staff et surtout le grand photographe Joan Crisol qui réalise les campagnes de pub de la marque depuis 4 ans à présent, mais aussi des shootings pour de nombreux magazines en Espagne et en Europe.
Etant un grand amateur de belles photos et de beaux maillots bain c’est ainsi que, au fil des pages Internet, j’ai découvert les photos des campagnes de pub ES COLLECTION.
J’ai donc décidé de les contacter et c’est à partir de là que tout a commencé car le directeur et Joan Crisol ont apprécié mon profil. Suite à cela ont suivi 3 shootings : la collection de maillots de bain été 2011, la collection de sportwear automne 2011, la collection de sportwear hiver 2011, le tournage de clips vidéos et l’arrivé très prochainement d’une exclusivité !
Pour les autres photographes, ils me contactent au hasard des rencontres de la vie.
Que tu retires de ces expériences ?
Cela me permet de voyager en Europe et aux Etats Unis et de travailler avec des photographes ayant photographiés de nombreuses star (Ricky Martin, Djibril Cissé, le Stade Français, et bien d’autres).
Tu as une « aura » de séducteur, te vois-tu un jour, aller vers le cinéma ou le théâtre, voir même la chanson, qui manque cruellement de vrais « jeunes premiers » ?
Lol … non, je ne suis pas assez extraverti pour ce genre de domaine, mais qui sait ou la vie me mènera !
As-tu déjà eu des propositions en ce sens ?
Non.
Si un jour tu devais être obligé de quitter le sport, par amour ou par obligation, vers quoi aimerais-tu te tourner ?
La danse ou la musique, car je vis aux rythmes de la salsa, de la bachata ou du reggeaton.
Quand tu veux te détendre, vas-tu voir un spectacle (concert, théâtre, ciné, boite … ) où préfères tu faire une soirée cool ( télé, lecture, écriture … ) ?
Je fais une soirée salsa et là, j’oublie tout et je me ressource ! Ou bien je vais voir mes parents … lol.
Que regrettes-tu d’avoir fait dans ta vie, ou de ne pas avoir fait ?
Je ne regrette rien !
Ce qui n’est pas fait sera fait prochainement ! Je ne veux rien laisser de côté alors je fais en sorte d’avancer vers ce que j’ai envie et ce qui me plait. En particulier les voyage et tester des sports à sensations fortes (saut à l’élastique, parachute).
Qu’elle est la pire chose pour toi ?
Etre contraint à manger ce que je n’aime pas ou qui n’est pas adapté à mon objectif esthétique.
Quels sont tes projets ?
Continuer à développer mon activité, élargir mes services, voyager et pleins d’autres !
Et tes passions dans la vie ?
La salsa, les voyages et les sciences relatives au corps humain.
Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?
Quand on veut on peut !
Je suis d’avis de toujours travailler pour réussir à faire ce que l’on a envie ! La vie est tellement plus agréable quand on fait ce que l’on veut et aime !
A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?
Quelles sont mes origines ?
Mère espagnole et père portugais car je suis fière de mes racines !
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
A BIENTOT ! ;-) (bon ok ça fait 2 … lol)
Merci David pour ta gentillesse, tes réponses claires, et bravo pour ton titre qui va suivre Flash-News tout au long de cette année.
Crédit photos DR
(interview michel p. / copyright flash-news)
Quand on aime le talent, le charme et l’enthousiasme, on ne peut rater Vérino qui en est une illustration dans le domaine de l’humour : finesse, décalage, vivacité, sous une enveloppe séduisante.
Il a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à quelques questions en exclusivité pour les internautes de Flash-News.
Bonjour Vérino, tout d’abord peux tu nous faire une présentation de toi via ton enfance ?
Ouch, je vais essayer. J’étais un petit garçon super sympa et bon élève. Enfin, selon moi… Mais il paraît que je faisais plein de blagues et que ça avait un impact assez mauvais sur mes bulletins ;)
Très tôt tu sembles avoir eu envie de te diriger vers le rire.
Oui, comme tout le monde, j’adore faire rire. Mais chez moi, c’était vraiment un but ultime ! Tout le temps, toujours, trouver l’angle qui peut décoincer le plus renfrogné des profs… Oui, parce que le challenge, c’était de faire marrer les profs !
Si tu fais rire le boss, comment te faire gronder après ?
Tu as un DEUG sprtif , est-ce que le sports est une passion, ou « juste un choix … pour rire » … ?
Non, c’est vraiment une passion, enfin c’était. Mais j’ai plein de passions dans la vie, ma femme, mon fils, le spectacle et j’en passe… Parfois, y a pas de place pour tout, je continue le sport mais il prend forcément moins de place dans ma vie…
Autodérision, quel est le sens de ce mot pour toi dans tes sketchs ?
Il a le sens qu’il a dans ma vie. J’essaie de placer le spectateur dans cette situation où il rit de lui et du coup, j’ai tendance à rire de moi aussi. Y a pas de raison !
Quand on te voit jouer, tu as une maîtrise parfaite de la scène, de la gestuelle, as-tu pris des cours de danse, ou est-ce inné ?
Je pense que c’est le sport qui m’a apporté ça, à la fac de sport, j’ai essayé plein de disciplines et toutes m’ont apporté quelque chose dans la conscience que j’ai de mon corps. Et ce qui fait que mes gestes sont précis doit venir de cette conscience à mon avis.
Tu as fait les Cours Florent, est-ce que le métier d’acteur cinéma, te titille l’esprit ?
Oui, forcément, j’aime jouer et le cinéma, c’est du jeu.
C’est pas le même métier mais ça me tenterait bien d’y goûter !
As-tu une référence dans les humoristes ?
Plein !!
J’adore Eddie Izzard, un génie de l’absurde, et forcément les grands Français aussi, Gad Elmaleh, Florence Foresti et Franck Dubosc !
Si on avait un humoriste qui se trouvait à la croisée de leurts talents respactifs, je crois que ce serait un tueur !
Comment t’es venu l’idée de ton premier One Man Show.
En regardant le monde, les gens font des choses qui me font rire, réagissent de façon marrante ou ont des idées curieuses, et moi, je les regarde et je m’inspire ;)
Au niveau de la création, qu’est-ce qui te motive pour un sujet ?
Tout est source d’inspiration. Tout, tout le temps peut être une bonne idée !
Comment travailles-tu, seul ou avec une équipe ?
J’ai un metteur en scène génial, Thibaut Evrard, un comédien ultra talentueux et quelques potes avec qui j ‘échange des idées de vannes, Edouard Pluvieux, Greg Romano, Donel Jack’sman et Charlotte Gabris. Et bien sûr pour la production, Juste pour rire, Kings of Comedy et Aude Galliou, ma pote-manager, œil extérieur et donneuse de conseils extra !
Qu’est-ce qui t’a amené à essayer l’émission de Laurent Ruquier, On ne demande qu’à en rire, est-ce pour accélérer une reconnaissance du grand public ?
Le challenge, écrire sur un sujet imposé chaque semaine, c’est vraiment excitant. Et puis effectivement, faut reconnaître que l’émission, même si je viens d’y arriver, m’a fait découvrir a pleins de gens qui ne me connaissaient pas !
Tu as fait plus d’an de tournée, des festivals comme Cassis, Montréal, Montreux …, tu as reçu pour toutes ces prestations de multiples récompenses (voir article avec vidéos), qu’est-ce qu’un « prix » pour toi ?
Il faut garder beaucoup d’ironie sur les notes, les prix et toute forme de jugement que les gens peuvent avoir sur nous. Faire rire les gens dépend de tellement de paramètres ! Un prix est décerné pour une performance donnée à un instant précis et s’il fait plaisir à celui qui l’emporte, c’est juste un jallon sur le bord du chemin, c’est loin d’être le l’arrivée !
Tu joues actuellement au « Théâtre Le Temple », parle nous de ce spectacle.
Ce spectacle est drôle, il me semble. En tous cas, il est drôle à jouer !
A t’il une différence avec celui du « Théâtre de 10 heures » où tu as joué plus de 200 fois ?
Le spectacle est une évolution de celui du 10h, entre la 1ere au 10h et la première au Temple, y a au moins 60% qui ont changé.
Quel serait pour ton fort intérieur « la consécration » ?
C’est de jouer, c’était ça mon but, jouer le plus possible devant le plus de monde possible mais en vrai, jouer c’est déjà énorme. La notoriété, c’est un accident. Ce qui compte, c’est de faire correctement mon travail.
La consécration, c’est tous les jours à la sortie de la salle, de voir les gens avec la banane et l’envie d’y revenir !
En résumé, qu’est-ce qui fait courir Vérino ?
La vie et l’amour du métier !
Quels sont tes projets ?
Pile tout ce dont on vient de parler ! Et pour les choses moins officielles, je préfère attendre, c’est jamais une bonne idée de raconter des trucs qui sont pas encore finalisés ;)
Quelles sont tes passions dans la vie ?
Comme dit plus haut, je ma passionne pour plein de choses mais ma femme, mon fils, la scène et le sport.
Qu’elle est la pire chose pour toi ?
Excellente question. C’est le genre de question où il faut répondre la guerre et la faim dans le monde !
Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?
Viens voir mon spectacle, c’est mieux que la guerre et la faim dans le monde !
A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?
Celle-ci.
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
« Un repas sans vin, c’est comme se promener dans la forêt et t’as pas de vin… »
A bientôt et merci pour ton accueil !
Merci à toi.
(interview michel p. / copyright flash-news)
Florent a surgit au grand public via l’émission de TF1 Qui veut épouser mon fils ? et du calendrier Boys 2011 de Lionel André.
Les internautes l’ont élu Mister Flash-News 2011 et il a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à une interview exclusive, avec une sincérité profonde.
Tout d’abord Florent, peux tu, pour les internautes nous parler un peu de toi.
Je vis près de Marseille dans un petit village, je suis d’origine Corse et Italienne, et je viens de sortir d’une relation de quatre ans.
Mes amis pourraient aussi te dire que je suis resté simple malgré la médiatisation qui vient de m’arriver.
A la base qu’elle est ton véritable métier.
Un métier que j’exerce toujours, plombier, car la télé-réalité apporte une notoriété qui peut être passagère, et je ne veux pas me retrouver sans rien, si celle-ci prend fin.
Avant d’en arriver à tes expériences professionnelles qui ont suivi, tout le monde a remarqué ta silhouette sculpturale, combien de temps passes tu en salle pour tenir une telle forme physique.
Je fais de la musculation deux heures par jour, et une heure de piscine chaque midi, en parallèle, je fais beaucoup de judo.
On lit ici ou là que tu as été strip-teaseur, comment t’es venu cette idée, si l’info est vrai, et comment as-tu ressentis cette incursion dans un univers où on regarde le corps, mais peu la personne.
Oui, j’ai été strip-teaseur pendant huit mois, mais sentir des mains qui te touchent de femmes que tu ne connais pas, ça ne me correspondait pas.
En plus, je n’aimais pas mon corps, petit à petit je m’y suis habitué, mais c’est aussi cette raison première qui a fait que je n'affectionnais pas vraiment ce travail.
On peut me trouver charmant, pas quelconque, charmant, mais pas beau.
Tu as rejoint le mannequinât, comment c’est passé cette arrivé dans ce monde d’apparence, loin de ton premier travail.
Je l’ai toujours fait depuis l’age de quatre ou cinq ans, à l’époque c’était entre autre pour les collections de la marque « petit bateau ».
Je me sens bien dans ce monde là, je continue toujours à le faire.
As tu une quelconque difficulté quand tu fais une séance photo, comme te déshabiller devant un objectif inconnu, ou de savoir qu’après ton image va se promener à travers le net ?
Non, je suis à l’aise devant l’objectif, je n’ai aucun complexe.
Tu as eu un gros problème il y a quelques mois.
Oui, lors d’une soirée j’ai été agressé avec deux potes.
J’ai eu l’artère du bras sectionnée … depuis j’ai trois doigts qui ne fonctionnent plus.
Il va falloir un an pour qu’ils récupèrent une mobilité, et on est pas sur que la sensibilité revienne.
J’ai perdu quinze kilos, que je commence à reprendre doucement.
Ca fait voir la vie sous d’autres aspects quand on a failli finir dans une boite.
Parlons de ta participation à 2 calendriers, tu viens de travailler avec Lionel André, et il semble qu’une complicité professionnelle s’est établie.
Comment a eu lieu votre rencontre pour le calendrier « Boys 2011 ».
Ca c’est fait via Facebook, j’avais les critères qu’il recherchait, on a pris un rendez-vous devant un verre, et on a commencé à faire des shootings ensemble.
Ce n’est plus une rencontre professionnelle, c’est devenu une amitié.
J’aime sa gentillesse et son travail.
Making of
Et ce calendrier (voir lien Florent) qui repose uniquement sur toi.
Je voulais le faire car il diffuse toute ma personnalité, que ce soit nu, en fashion ou en costume, c’est vraiment moi.
On t’a découvert dans l’émission « Qui veut épouser mon fils ? », comment t’es venu l’idée d’y participer, étant donné qu’avec ton physique tu ne dois pas avoir de difficulté de trouver une personne qui pourrait tomber amoureuse de toi, alors quel était ton but, trouver réellement l’amour de ta vie, ou un tremplin pour le futur ?
Ma séparation m’avait laissé des marques, aussi cette émission pouvait peut être me permettre de trouver une petite histoire, de m’ouvrir d’autres portes dans le mannequinât, découvrir le monde de la télé.
Qu’as-tu pensé du résultat de ta participation et de ton image dans cette émission ?
Je suis satisfait, elle reflète vraiment ce que je suis, car il ne faut jamais oublier d’où on vient.
Il y en a qui ont pris la grosse tête, moi comme je te l’ai dit, je suis toujours plombier.
A l’image on a vu que je conduisais une Porsche, c’est réellement la mienne, il n’y a pas eu trucage, la voiture je me la suis payé par mon travail, car je bosse sept jours sur sept, en plus de mon job, je travaille aussi en boite de nuit.
Vers quoi projettes-tu ton futur professionnel ?
Je te dirai un point d’interrogation ?
Je vis au jour le jour, je profite de chaque moment.
Mais par exemple, comme le tournage à lieu à Marseille, ça me plairait de jouer dans Plus belle la vie.
Grâce aux internautes tu as été élu « Mister Flash-News 2011 », est-ce que cela te touche ou te laisse indifférent ?
Ca me touche que les gens m’apprécient, et ce, pas que par rapport à mon physique.
Je remercie sincèrement toutes les personnes qui ont voté pour moi
Te verrais-tu concourir au titre de « Mister France » ?
Oui et non.
Ca peut être sympa à faire, mais je ne sais pas si je rentre dans les critères demandés, ça peut sans doute aider à prouver des choses.
As tu une passion ?
Le sport, je pratique le judo depuis l’âge de quatre ans.
Le judo c’est toute ma vie, c’est l’école de la vie.
J’ai même fais tatouer sur moi en japonais le mot « judo ».
Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec celles et ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?
Le cancer sur les enfants me touche beaucoup.
J’ai pris une journée sur mon travail pour aller à l’hôpital de la Timone rencontrer les enfants malades, ça m’a touché.
De leurs offrir un peu de joie et de les voir sourires ça donne un immense plaisir.
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
One life !
Un grand merci à toi d’avoir accepté cette interview, de ta gentillesse, de ta disponibilité, et bravo pour ce titre qui va à une personne ouverte et cordiale.
Site Florent
Site Lionel André
Crédit photos : Lionel André. DR
NDLR . Fin 2011 il participe à l'émission L'ile des vérités.
(interview michel p. / copyright flash-news)
Un rendez-vous avec Jann Halexander, c’est comme un feuilleton parlé, on se retrouve régulièrement au fil de ses créations, cette fois-ci c’est pour une série de concerts à Paris, et son implication dans l’association Tjenbé Rèd.
Jann, tu seras les 17,18, 26, 27 novembre dans la salle du Magique pour un tour de chant intitulé « Vaguement noir Vaguement Blanc », pourquoi ce titre, même si j’en ai une idée ?
J’aime beaucoup ce mot : vaguement…il signifie qu’on peut être tout (et rien) à la fois…vaguement noir vaguement blanc, ce n’est pas seulement parler de moi, le Métis, même si quand je parle de moi, je parle des autres, de vous, de nous et vice versa. C’est aussi aborder les rivages sombres ou les rivages lumineux de la Vie. C’est passer du rire aux larmes, à l’émotion, qu’elle soit joyeuse ou mélancolique.
Tu chantes souvent au Magique, cette salle qui donne à la chanson française depuis 30 ans, l’occasion d’exprimer toutes ses formes, qu’est-ce que toi, tu retires d’un concert dans cette salle ?
J’ai toujours le Magique, l’ambiance, en haut avec le bar-restaurant, en bas avec la petite salle de concert…dès que je peux, quand je n’y chante pas, je m’y rends simplement comme ça, parfois avec le chanteur Nicolas Duclos qui aime beaucoup cette salle également, il y chante souvent. Et puis Marc Havet (qui est un chanteur de grand talent au passage) qui possède la salle est l’un des rares programmateurs qui m’a permis et me permet d’exercer mon métier (si on peut appeler cela ainsi) de chanteur correctement. Je ne vais pas épiloguer sur les difficultés que je rencontre pour être programmé. Mais il y a des personnalités comme Marc Havet et puis il y a le public, je n’ai qu’une envie, c’est de leur dire : venez, ne restez pas chez vous, venez. Ce n’est pas une grande messe, ce n’est pas Bercy…mais c’est encore mieux !
Tu ne seras pas seul sur scène mais accompagné du guitariste Pablo Penamaria, peux tu nous le présenter.
Je ne suis pas trop guitare en général. Je me méfie de la guitare quand elle est utilisée comme simple accompagnement. Il s’avère que Pablo est un ‘vrai’ guitariste, extrêmement doué qui est capable de changer totalement l’atmosphère d’une chanson. Son travail par exemple sur A Table est extraordinaire. D’ailleurs, maintenant, dès que je peux, je fonctionne toujours avec des musiciens…les gens aiment ça…
Comment va s’orienter ton tour de chant ?
L’idée est de profiter de l’intimité de la salle du Magique pour être proche des gens, faire comme si finalement nous étions dans un salon…le fait que Pablo soit à la guitare m’évite d’être systématiquement au piano. Alors je me ballade parmi les gens…voilà je veux que ce soit beau, voire inoubliable…
As-tu en projet un nouvel album ?
Oui mais pas avant fin 2011. Je me concentre vraiment sur le disque Obama, les récitals…
Quel angle vas-tu explorer ?
Un angle plus…’world music’…mais ça restera moi, de toute façon…disons que ce sera un disque particulier…j’ai, disons, certaines choses à régler…avec moi-même, avec les autres, avec le passé…
Avant de parler de tes autres projets, faisons un tour d’horizon de l’association Tjenbé Rèd.
L’association Tjenbé Red regroupe des Antillais, des Africains, des Réunionnais, des métropolitains noirs, métis essentiellement, qui sont gays, lesbiennes, bisexuel(le)s, transsexuel(le)s. Je vous rassure, on peut être blanc et en être membre, évidemment. En créole, Tjenbé Red signifie accroche-toi ! On considère que la résignation face à l’homophobie, la stigmatisation, le machisme, le racisme dans la société française et dans les différentes communautés qui la composent(par exemple la communauté antillaise où l’homophobie de façade est trop répandue) n’est pas une option. Alors on dit qu’on existe, on le clame, ce qui crée beaucoup d’ennemis, certes, mais on parle, on agit, du moins on essaye. Nous participons également à la lutte contre le Sida, par exemple. L’association monte au créneau, ce qui n’est pas facile, croyez-moi, quand un artiste chante Il faut buter les pédés. Chaque année, l’association est représentée par un char à la Gay Pride à Paris. Je n’ai rien à cacher sur mes engagements depuis les débuts, j’ai toujours été assez clair. Je ne suis pas absorbé par le milieu associatif, heureusement d’ailleurs mais c’est sans doute une façon de me sentir moins…impuissant…par contre, aucune chance de me voir m’afficher dans un parti politique. Je dois dire que j’accepte publiquement mon engagement à Tjenbé Red car j’essaye tant bien que mal (et je ne suis pas le seul) d’être la voix de ceux et celles qui, par exemple, dans certains pays africains, ne peuvent pas parler. Ne peuvent pas vivre pleinement ce qu’ils sont…
Peux tu nous en dire plus sur ton implication ?
Je m’occupe de la culture. La culture pour moi c’est aussi l’Infini. Il y a pleins de champs à défricher dans la culture. Dans les années 70, il aurait été impensable de voir des films comme Beurs Appart ou Black Out émerger. Peu importe que ce ne soit pas réalisé avec des millions d’euros mais la parole se libère. Malgré les obstacles. Les médias people préfèreront retenir Vincent Mac Doom plutôt que Bertrand Matoko, ou Bruno Rodriguez-Haney. Ce sont, je dirais, nous sommes des artistes noirs, métis, nous appartenons à la communauté LGBT (Lesbienne Gay Bi Trans) et nous avons des choses à dire. Et nous souhaitons parler au plus grand nombre, la logique de ghetto ne nous correspond pas. C’est la raison pour laquelle je mets en place une soirée culture consacrée à la place des artistes noirs et métis LGBT dans ma culture francophone le 23 novembre, au théâtre du temps, à Paris, 11 rue du Morvan. L’entrée est gratuite, il y aura un cocktail de bienvenue, ça commence à 19h. Il y aura des débats et la projection de deux documentaires qui présentent justement un panorama de tous les films, longs ou courts, abordant le thème noir/métis/lgbt en langue française depuis Dakan, le film du guinéen Mohamed Camara. Des écrivains, des comédiens, hommes, femmes, liront, réciteront des textes…beaucoup de gens nous en parlent déjà avec intérêt…
Est-ce pour toi une démarche vitale face aux mises à l’écart de certaines minorités ?
Si on ne fait rien…il ne passe (en général) rien. Alors il faut prendre certains…problèmes à bras le corps et agir. Même quand les lois, officielles ou officieuses sont des obstacles. Mais c’est important. Je dis souvent que quand j’étais plus jeune, j’aurais bien aimé voir à la télé, dans les médias, des gens d’origine africaine, par exemple, et qui assument leur homosexualité ou leur bisexualité. D’ailleurs, je n’ai rien contre par exemple Vincent Mac Doom, pour les générations actuelles, cela montre qu’on peut assumer pleinement sa ‘différence’ et être soi…vivre ! Bon, je voudrais tempérer les choses dans le cadre français. Ce n’est pas facile tous les jours pour les gens issus de telle ou telle minorité mais je ne peux pas cautionner l’idée qu’il y a une stigmatisation systématique, la France n’est pas l’Enfer sur terre. Simplement, il ne faut pas nier certains problèmes constatés.
Je ne suis pas un saint et moi-même je me pose beaucoup de questions. D’une certaine façon, rares sont les êtres humains dont l’avenir n’est pas incertain. Je crois beaucoup à la résilience dans les moments les plus éprouvants. Cette capacité de chercher jusqu’au fond de soi les armes nécessaire pour affronter la peur, le doute, l’hostilité. Le psychanalyste Boris Cyrulnik a beaucoup développé ce thème. Renaître de la souffrance…
Je dirais que…la vie est courte et qu’il faut essayer de la vivre pleinement. On a peur, et c’est normal, de libérer certaines entraves. Je m’engage, ce n’est pas rien à titre personnel…il y a forcément un prix à payer quand ce type d’engagement est quasi-total…
J’essaye de ne pas trop y penser. Je suis sur le fil du rasoir en permanence. Mon chemin de vie est assez étrange. Je vis vraiment dans l’immédiat, parfois malgré moi…à l’heure actuelle, côté concert, par exemple, je peux dire que je fais un spectacle autour du répertoire adulte d’Anne Sylvestre le 29 et le 30 janvier 2011 au Théâtre du Temps mais après…je n’en sais pas plus…
Eh bien nous terminons actuellement le tournage du film La bête immonde, un film sur une jeune femme qui enquête sur le décès de son frère, dans une petite ville nommée Maggelburg, quelque part en Europe. Je crois que c’est mon dernier film. En tant que réalisateur. Car c’est …très contraignant, très usant. C’est aussi une expérience collective et ce n’est pas toujours facile, même si jusque là le tournage se déroule bien. Le projet a été pensé en amont il y a déjà 3 ans. Le film sort l’an prochain. On espère quelques diffusions dans une salle de cinéma parisienne puis une sortie dvd.
En tant qu’acteur.
Alors là je ne sais pas…on verra bien…je suis ouvert à toutes les propositions…j’aime jouer, c’est sûr…
Une chanson ? A Table, incontestablement, et pas seulement parce que c’est la plus connue…quand les gens la chantent avec moi, ce qui arrive parfois, c’est un vrai bonheur. Bon c’est toujours difficile avec ce genre de question de devoir choisir une chanson parmi toutes celles qu’on écrit mais bon…et comme film ? Je dirais…j’hésite entre Une Dernière nuit au Mans et J’Aimerais J’Aimerais.
D’abord merci…je suis toujours d’accord de répondre aux questions, je suis toujours content qu’on s’intéresse à mon travail…et puis Flash News existe depuis longtemps, j’ai assisté aux débuts et cela a quelque chose d’émouvant…
Merci Jann, à bientôt.
Concert Jann Halexander
Les 17,18, 26, 27 novembre
Au Magique
Soirée Tjenbe red
le 23 novembre
entrée libre
cocktail de bienvenue
ouvertures des portes 18h30
9 rue du Morvan, théâtre du Temps
métro Voltaire
Crédit photos DR :
JP David
Valentine V
Bruno Putzulu, c’est tout ce que le théâtre et le cinéma français ont de meilleurs en eux, et comme le talent n’est pas que dans un sens, la comédie, il vient d’enregistrer l’album Drôle de monde.
Ce n’est un acteur de plus qui chante, mais un interprète qui met toute sa personnalité au service de textes et de musiques qui touchent au plus profond de soi.
Bruno, tout d’abord, peux tu nous faire un bref flash-back de ta jeunesse ?
J’ai eu une enfance normande entre mes deux frères, ma mère originaire de la région et mon père d’origine Sarde.
Je passais mes vacances en Sardaigne, il y a vraiment une partie de moi en Italie.
Je pratiquais aussi beaucoup le sport, taekwondo, football, boxe …
Tes racines sarde, sont elles importantes pour toi ?
Oui, dans le sens où j’ai connu une partie de moi qui est la bas, comme ma famille.
Qu’est-ce qui t’a poussé à entrer au Conservatoire national d’art dramatique ?
Quand j’étais en fac de lettre à Rouen, un de mes frères faisait du théâtre amateur, ça m’a décidé à prendre des cours.
Naïvement, j’ai demandé à mon professeur qu’elle était la meilleure école, il m’a conseillé le Conservatoire.
Pendant quatre ans j’ai préparé mon entrée, j’ai été accepté, et j’y ai passé trois ans.
Comment en est-tu arrivé à entrer à la Comédie Française, et pourquoi en as-tu été remercié ?
En cours d’année, lors de travaux, j’ai été repéré par l’administrateur de l’époque, Jacques Lassalle, qui faisait parti du jury du Conservatoire.
Il m’a demandé d’entrer à la Comédie Française comme stagiaire.
Puis j’ai été auxiliaire, et enfin pensionnaire.
J’ai été remercié après douze années, comme Catherine Hiegiel (sociétaire), après quarante dans l’enceinte de ces murs.
Par exemple sur ma lettre de licenciement, j’étais irréprochable, mais je manquais d’investissement.
Tout cela c’est la jalousie de petits chefs qui ont assassiné.
Au cinéma, tu as tout de suite été engagé par Bertrand Tavernier pour L’appât, comment c’est passé cette rencontre ?
Il cherchait un comédien, il m’a fait faire des essais, et m’a engagé pour le rôle de … Bruno. C’est un très bon directeur d’acteurs.
Qu’est-ce qui t’incite à jouer dans tel ou tel film ?
C’est assez vaste, souvent la lecture du scénario, puis la rencontre avec le réalisateur.
Quel est le film dont tu es le plus fier ?
Il n’y en a pas, chaque film est un moment de vie, impossible par exemple de comparer Les gens qui s’aiment de Jean-Charles Tacchella et Eloge de l’amour de Jean-Luc Godart.
Tu as reçu plusieurs prix :
César du meilleur jeune espoir masculin pour Petits désordres amoureux,
Prix d'interprétation du meilleur comédien au festival du jeune comédien de Béziers et Prix d'interprétation du meilleur comédien au festival de Saint-Jean de Luz, pour Les aveux de l'innocent,
Chevalier des Arts et lettres.
Comment appréhendes-tu ces récompenses ?
Ca me fait très très plaisir, je suis sensible.
Puis ça fait plaisir à mon entourage.
Je prends ça comme un encouragement, un prix est le résultat d’une appréciation de mon travail.
Où prends-tu le plus de plaisir, au cinéma ou au théâtre ?
Si je suis sur le tournage d’un film, je peux avoir l’envie de me retrouver sur les planches d’un théâtre, et inversement.
On ne peut dans l’absolu comparer.
On va maintenant parler de ton premier disque Drôle de monde qui est sorti au mois de mai.
Comment t’es venu l’idée de l’enregistrer ?
L’envie concrète est venue de textes que j’avais écris et de deux rencontres :
le compositeur Bob Lenox et le réalisateur Tony Baillargeot.
Tous deux m’ont encouragé à chanter mes textes.
Tu en as écrit tous les textes, on va faire un bref arrêt sur chaque titre :
L’amour, on te sens presque désabusé.
Bruno :
Il y a l’espoir aussi.
Tchecker tchecker tchecker, on peut penser à Paulo Conte.
Drôle de monde, pourquoi avoir choisi ce morceau comme titre d’album.
Bruno :
Ca synthétise l’ensemble du disque.
J’t’aimais j’t’aime plus, une rencontre avec Elsa Lunghini (T’en va pas).
Bruno : C’est une reprise d’Yves Simon qui parle des coups du temps qui passe.
Ami, l’amitié est-elle importante dans ta vie ?
Bruno :
Très importante, elle est pour un ami Olivier Paranti qui avait une grande tristesse suite à un décès très proche.
Quand j’étais p’tit, est nostalgique, la nostalgie est une part importante de toi ?
Bruno :
Oui très importante aussi, c’est la mémoire de mon enfance heureuse.
Cupidon pardon, comme un cri pour la liberté sexuelle.
Bruno :
C’est une constatation de l’impossibilité de la vie au quotidien qui me donne l’impression d’étouffer.
Moitié on moitié off, seul titre qui ne m’inspire aucun commentaire, et pour toi ?
Bruno :
Dans la vie on est toujours partagé.
En couple la moitié de soi est heureuse, l’autre moitié ne l’est pas, c’est tout et son contraire.
Ce qui l’emporte chez moi c’est ma liberté.
Les larmes de mon enfance, l’indifférence des autres face à la misère.
Bruno :
C’est aussi mon indifférence.
J’ai écrit ce texte alors que je sortais beaucoup la nuit, et quand un ami me raccompagnait au petit matin, je croisais une femme couchée sur le trottoir.
Face à la misère on est déconcerté, un peu gêné.
Poupée à fric, un titre qui résonne comme un cauchemar fantastique.
Bruno :
Oui, j’aurai pu la dédicacer à une des pires rencontre sentimentale de ma vie.
Le tout sous un joli masque.
Toutainville, après Paulo Conte, on peut entendre sur ce titre comme des résonances d’Herbert Pagani.
Bruno :
On ne me l’avait jamais dit, mais je suis preneur, c’est très autobiographie, c’est le village de mon enfance.
Où vont les chevaux quand ils dorment, magnifique poème superbement parlé avec une voix chaude et grave.
Bruno :
C’est une reprise d’Alain Leprest, mais j’ai choisi de ne pas la chanter, mais de la dire.
D’où as tu puisé l’inspiration de tes chansons ?
De ma vie, pour faire un film ou une chanson, on part de nos vies, du monde et des gens qui nous entourent.
C’est aussi faire un pont vers les autres, ne pas rester replié sur soi même.
On sent comme une grande mélancolie qui en découle.
A l’heure du capitalisme sauvage, où il faut aller de l’avant, bouffer les autres, moi je fais les choses, pas pour écraser les autres, je suis un contemplatif.
C’est dans cette optique que j’avais écrit Je me suis régalé avec Philippe Noiret.
Comment c’est passé la conception de ce disque ?
Bob Lenox qui vit à Berlin m’a parlé d’Eric Saint Laurent, excellent arrangeur, qui était de passage.
Je suis vite allé la bas pour enregistrer.
Comment as-tu ressenti l’expérience d’enregistrer un disque ?
Pour moi un vrai bonheur, pouvoir entrer dans les détails de la conception, travailler avec huit musiciens.
Je pourrai rester des heures en studio sans voir le temps passer.
Maintenant ce disque à une vie.
Aura t’on bientôt le plaisir de te voir chanter sur scène ?
Oui, l’agence artistique Les visiteurs du soir, qui s’occupe de Luz Cazal, Woody Allen ou Jane Birkin, m’a préparé une tournée à travers la France avec une salle sur Paris au printemps 2011.
Ce sera un véritable spectacle, alliant théâtre et chansons.
Y a t’il un ou des clips de prévu, et comme tu as déjà réalisé un court-métrage, te verrai-tu à la réalisation ?
Il n’y en aura pas, car les clips sont liés aux passages télé, et c’est surtout les grosses maison de disques qui le font et qui négocient les passages.
Nous n’avons pas les moyens de dealer pour qu’un clip soit diffusé, et il n’est pas vraiment sur que je l’aurai réalisé.
Avec qui aimerais-tu collaborer dans un futur musicalement ?
J’aurai aimé avec Alain Bashung, mais dire un nom exclut d’autres personnes.
Aimerais-tu jouer dans une comédie musicale ?
Oui, beaucoup, car pour moi la chanson passe par l’interprétation comme dans mon métier de comédien.
Souvent il est dit « encore un acteur qui chante », c’est oublier Michel Simon, Serge Reggiani ou Yves Montand qui jouaient et chantaient.
Te vois tu mener les carrières de comédien et de chanteur en parallèle ?
Oui car tout est en parallèle, théâtre, cinéma, télévision, tout est éloigné et mêlé à la fois, tout se fait selon des envies.
Pour faire une image, l’amour que j’ai pour papa, ne l’emporte pas sur celui que j’ai pour maman.
Ressens-tu la sensualité que tu dégages de par ta voix ?
On est mal placé pour se juger soi même, j’accepte ma voix, mais on se connaît que par les autres.
Et une ambiguïté à l’écran avec des films comme Les passagers ou Pourquoi pas moi ?
Ce sont des films différents, mais l’ambiguïté est soulevée quand la sexualité intervient.
On ne me dit pas que je tue dans la vie si je joue le rôle d’un tueur.
Je ne suis pas homo, mais ça ne me gêne pas d’en jouer, il faut respecter la vie de chacun, et par mon interprétation, ne pas caricaturer.
Quand des films comme l’excellent Monsieur N ne rencontre pas le public, est-ce que ça te blesse ?
Pour ce film ça a du être plus difficile pour Philippe Torreton et Antoine de Caunes qui en est le réalisateur, là je n’avais qu’un petit rôle.
Ca me touche beaucoup plus quand c’est Les aveux de l’innocent.
Ca blesse oui, c’est un rendez-vous manqué, et après on ne peut plus le fixer.
Que regrettes-tu d’avoir fait dans ta vie, ou de ne pas avoir fait ?
Ce que je regrette : la rencontre de certaines personnes, j’aurai préféré éviter … mais on ne le sait qu’après.
Ce que je n’ai pas fait : je ne sais pas, car dans ma tête, je peux encore le faire … on ne le sais qu’à la fin de sa vie.
Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?
Je dirai qu’il faut vivre sa vie, ne pas faire semblant, même si on se trompe !
Vivre à fond, ne pas se laisser polluer par les traditions, les modèles, les phrases bien faites … aller vers quelque chose de frais !
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
Vivre !
Merci Bruno, pour cet entretien qui est rare de part une totale gentillesse, une douceur, une franchise, une humanité.
Crédit photos :DR
(interview michel p. / copyright flash-news)
La rubrique Musique News parle rarement de RnB, aujourd’hui, pour ne pas laisser cette branche musicale de côté, rencontre avec Sulay, un nouveau nom dans le monde de cette musique.
Bonjour, peux-tu tout d’abord, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, nous faire un résumé de ton passé ?
Je suis né en Guinée-Bissau et je suis arrivé en France à l’age de 3 ans puis j’ai grandi en Normandie, puis en banlieue parisienne ou j’ai fait partie de plusieurs groupes avant de devenir artiste solo.
Qu’est-ce qui t’a amené à la musique ?
Je ne sais pas car c’est venu très naturellement , j’ai toujours chanté, il y avait toujours de la musique chez moi car mon père est un adepte de musiques en tous genres.
Tu es auteur compositeur interprète, qu’elles sont tes instruments de prédilection ?
Je pianote un peu mais je suis compositeur car je crée les mélodies de toutes mes chansons et je touche un peu aux arrangements musicaux.
Quel est le sujet majeur qui te sert de fil conducteur dans tes chansons ?
Le sujet conducteur de mes chansons ce sont mes expériences de vie, tous ce que j’ai pu rencontrer comme difficultés, comme joies.
La musique pour moi est un exutoire.
Qu’elles sont les influences musicales que tu as :
tout d’abord dans la variété, puisque tu sembles être influencé par cette facette , ce qui est assez rare dans le milieu RNB :
Je dirais plus chanson française car variété a un petit coté péjoratif , en musique j’aime les mélodistes et ceux qui aiment les mots comme Alain Souchon, Michel Berger, Balavoine, Goldman et pleins d’autres..
Et maintenant du côté RNB :
Du côté rnb j’ai été influencé par Boyz II Men ,Blackstreet, Dru hill , et surtout R.Kelly.
Avec qui aimerais-tu travailler, en France et à l’étranger ?
Je n’ai pas d’envies précises mais j’aime les artistes différents.
Comment perçois-tu le milieu musical actuel ?
Je pense qu’il est formaté et qu’il n’y a pas beaucoup de diversités..
Est-ce difficile d’avoir accès aux télévisions ou radios ?
C’est très difficile à cause du formatage dont je parlais précédemment maintenant il faut être rentable pour pouvoir être exposé.
Es-tu le concepteur de tes clips ?
Non j’ai rencontré un fabuleux réalisateur de Marseille, Beat Bounce qui avec son compère Mike fait un super boulot moi je donne mes idées et lui écoute le morceau et met en image mes mots.
Qu’elle est la perception des programmateurs face à ta musique ?
Je ne sais pas parce que je n’ai pas encore confronté a eux.
Que regrettes-tu d’avoir fait dans ta vie, ou de ne pas avoir fait ?
De ne pas à un moment donné avoir eut plus confiance en moi.
Qu’elle est la pire chose pour toi ?
Le mensonge.
Quels sont tes projets ?
Continuer ce qu’on vient de commencer avec ma boite de production « Westyler Prod », faire des scènes et partager ma musique.
Quelles sont tes passions dans la vie ?
A part la musique j’aime le sport et partager des choses avec ma famille et mes amis .
Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?
Je partagerais ma vison de la musique, je leur dirais que la musique est un partage qui part d’un acte égoïste vers une masse de personnes que ce n’est que du plaisir et rien d’autre.
A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?
Sais tu faire à manger ? Oui !!!
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
Partage.
Merci Sulay, pour cette interview.
Crédit photos :DR
(interview michel p. / copyright flash-news)
Une interview avec Grégory Capra, ce sont des réponses claires parsemées d’humour.
Coach sportif connu, vu dans Têtu à la télévision et dans des magazines de modes, il manage une équipe, passionné par son amour du sport, et il a bien voulu pour Flash-News répondre à quelques questions.
Grégory peux tu en quelques mots résumer le parcours qui t’as amené à devenir un sportif accompli ?
Né le 09 août 1984 à Marseille
1985 – 2002 : engagé dans le championnat de France de motocross.
2002 : Baccalauréat Scientifique
2005 : Licence STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) obtenu avec mention
2006 : Brevet d’Etat d’Educateur Sportif option HA.CU.MESE (Haltérophilie, Culturisme et Musculation Educative Sportive et d'Entretien).
2006 : Création de la société Grégory Capra (coaching sportif).
2007 – 2009 :
1. Participation à de nombreuses émissions de radio et télévisées :
M6 avec Marc-Olivier Fogiel
Direct 8 avec Emmanuel Pontneau
- Direct 8 avec Evelyne Thomas ... et Cindy de Secret Story
- LCM
- Goom Radio avec Marlène (après mon élection Mister Facebook 2010).
2. Rédaction d’articles sportifs dans de nombreux magasines :
- Muscles et Fitness,
- Sensitif,
- ...
3. Dispense de cours présentant le Coaching sportif à des étudiants de la faculté des sports de Marseille.
4. Calendrier 2010 - Etudiants contre le Sida.
Comment vois-tu ton avenir professionnel dans le sport ?
Je souhaite continuer à développer mon activité de coaching sportif avec des activités complémentaires : séjours sportifs, formation, conseils en compléments alimentaires …
La première nouveauté apparaîtra, samedi 03 juillet. Il s’agit d’un footing dans Paris. Rendez-vous qui a vocation à devenir hebdomadaire et se développer aussi en province, Suisse et Belgique.
Qu’elle est, si tu avais un choix à faire, la discipline sportive que tu privilégierais ?
Pour une pratique loisir, le motocross ! Dans un but esthétique, la musculation et le footing.
Quel sportif est pour toi une référence ?
Arnold Schwartenneger…. , il est quand même devenu gouverneur de Californie. Ca donne des perspectives !
Tu as été élu le « plus beau membre Facebook 2009 », tu as séduit les lecteurs du magazine Têtu (voir article Flash-News), comment prends-tu ces plébiscites, qui te mettent à la une ?
Franchement, ça fait plaisir ! Mais je voyage toujours en seconde classe, je n’ai pas la grosse tête !
Ton image crée le buzz sur de nombreux sites gays, comment ressens-tu cet iconographie qui se crée sur toi ?
Je vis cela très bien. Je pense que tout mec en rêve. Il faudrait être hypocrite pour dire le contraire. Et puis, ça m’aide bien, lorsque je suis perdu rue Ste Croix de la Bretonnerie, il y a toujours quelqu’un pour m’aider !
Tu prêtes ton « image» pour la pub, peux-tu nous dire ce que tu retires de ces expériences ?
La photo est ma deuxième passion, je fais donc cela pour le fun. C’est intéressant aussi de sortir du milieu sportif. Cela me fait rencontrer du monde.
Justement, peux-tu nous parler de Todger marque pour laquelle tu viens de poser ?
J’ai apprécié les qualités humaines de Patrick et Kévin qui dirigent cette marque. C’est pour cela que je me suis lancé avec eux. Mais pour l’instant, je ne peux en dire plus…
Pour continuer sur ton image de séducteur, le cinéma français en manque cruellement, te vois-tu un jour dans un film ? As-tu déjà eu des propositions en ce sens ?
J’attends les propositions ! Pour le moment rien de sérieux, mais moi je suis prêt !
Si un jour tu devais être obligé de quitter le sport, par amour ou par obligation, vers quoi aimerais-tu te tourner ?
Je n’imagine même pas la situation !
Pour essayer de mieux connaître Grégory, en dehors du personnage sportif Capra, quelques questions moins ciblées :
Quel est le personnage contemporain dont tu sens le plus proche, et celui dans l’histoire ?
Sébastien Loeb, j’aime les sports mécaniques et la vitesse comme lui. Il dégage une image positive que j’apprécie.
Dans l’histoire…. J’ai jamais été très bon en Histoire, je suis plutôt un scientifique !
Quand tu veux te détendre, vas tu voir un spectacle (concert, théâtre, ciné, boite … ) où préfères tu faire une soirée cool ( télé, lecture, écriture … ) ?
Je vais casser le mythe…. J’adore regarder des dessins animés comme Titeuf, en pyjama sur mon canapé !
Que regrettes-tu d’avoir fait dans ta vie, ou de ne pas avoir fait ?
Non, rien de rien. Non, je regrette rien !
Qu’elle est la pire chose pour toi ?
La bêtise…. Vous imaginez comme je suis mal !
Quels sont tes projets ?
Partir en week-end en Lombardie pour faire un peu de moto.
Quelles sont tes passions dans la vie ?
Faut être honnête, pour le moment, c’est mon boulot.
Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?
Ma priorité du moment est de résoudre mon problème d’Internet avec mon fournisseur d’accès. Ca peut paraître futile, mais galérer pendant deux mois, c’est inadmissible !!
A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?
Qui va gagner la Coupe du Monde de Foot ? …. La Chine…. Ah bon, il ne sont pas qualifiés !!!
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
Faim… Faim de vivre !!!
Voilà trois jolis mots de fin, merci Grégory pour ce moment consacré à cette interview, à bientôt.
A bientôt.
INTERVIEW FLASH NEWS – 11 juin 2010
Crédit photos :DR
(interview michel p. / copyright flash-news)
Une rencontre avec André Nerman, c’est rencontrer Brel, tant il est passionné par cet homme, son spectacle dont Flash-News a déjà parlé, et continu à le faire avec la critique de David (voir liens en fin d’entretien), nous a amené à faire l’interview de ce comédien-chanteur.
André Nerman bonjour, pourriez-vous pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas, ou peu, nous parler de votre parcours artistique.
Bonjour. Je vais essayer de résumer très brièvement 30 ans de vie…à 20 ans je suis « monté » à Paris, venant de ma province natale, avec pour bagages, du théâtre en amateur, ma guitare, et plein d’envies ! Après ma formation (très complète : art dramatique, danse, mime, chant), j’ai très vite débuté au théâtre où j’ai joué beaucoup de rôles classiques, j’avais un emploi de « jeune premier » comme on dit. Et puis, très vite j’ai tourné pour la télévision où j’ai joué des premiers rôles dans plusieurs séries. En parallèle, j’écrivais des chansons et me produisais avec ma guitare dans des petits lieux parisiens. Puis la vie m’a entraîné aux Etats-Unis où j’ai vécu plusieurs années. J’ai continué là-bas à travailler comme acteur, et en même temps j’ai monté des spectacles en français pour les alliances françaises et les universités. J’ai alors créé ma compagnie et fait mes premières mises en scène. De retour en France, je continue à travailler aux USA, où chaque année j’organise une grande tournée. Je poursuis une carrière de comédien au théâtre et à la télévision, mais on me sollicite aussi depuis quelques années en tant que metteur en scène. Depuis la création du spectacle Brel, je suis également plus impliqué dans le monde du spectacle musical à Paris.
Comment vous est venue l’idée de créer ce spectacle sur Jacques Brel ?
C’est justement dans le cadre de la tournée américaine que j’organise que m’est venue l’idée de monter un spectacle sur Brel. Brel est relativement connu aux Etats-Unis, et son univers et sa langue me paraissait très adapté au public américain francophile et francophone Il y avait bien longtemps que j’avais envie de chanter Brel, mais je n’aurais jamais osé monter ce spectacle à Paris, ça me paraissait trop audacieux de s’attaquer à un tel monstre sacré. L’image de l’icône étant plus lointaine aux USA, j’ai osé franchir ce pas !
De retour de tournée, le succès m’a poussé à oser le spectacle en France…et ça a marché !
Pourquoi avoir décidé de faire comme un survol de sa vie, plutôt par exemple que de le monter uniquement autour de titres qui sont dans la mémoire collective ?
Je viens du théâtre, et j’aime les spectacles qui racontent une histoire. Je trouvais plus intéressant de raconter Brel à travers ses mots plutôt que de juste réinterpréter ses chansons. Et le parcours de l’homme est fascinant.
Quel a été votre démarche pour sélectionner les chansons qui construisent la trame de L’impossible rêve ?
Un casse-tête!
Il y a tellement de chef d’œuvres dans son répertoire et il faut bien faire une sélection ! Le fait de raconter son histoire m’a aidé dans le choix. Il y a d’autres paramètres qui sont rentrés en jeu. Je trouvais intéressant aussi de dire certains textes, de ne pas tout chanter. Excepté la narration, tous les mots sont de Brel. Il fallait aussi équilibrer le spectacle, entre les chansons connues et les moins connues, les sombres et les plus légères. Comme je tenais à ce qu’il y ait une femme, il fallait aussi trouver les chansons qu’elle pouvait chanter. L’univers de Brel est très masculin.
Vous avez monté ce spectacle avec deux autres intervenants, le pianiste et l’interprète féminine, pourquoi ?
Au départ, créant ce spectacle pour une tournée américaine il y avait un impératif: être une petite équipe. Le musicien était indispensable (je ne me voyais pas tout accompagner à la guitare!). Quant à la femme, j’ai très vite eu l’idée de ce personnage, cette présence féminine symbolisant les femmes qui ont traversé sa vie, ses fantasmes, ses muses… Et encore une fois, c’était une façon de théâtraliser l’histoire de Brel, et d’éviter “André Nerman” interprète Brel. Et puis il y a des éléments plus personnels qui sont intervenus. Quand j’ai décidé de créer le spectacle et que je lui en ai parlé, Nelly Anne Rabas (la chanteuse en alternance avec Manon Landowski) m’a fait part de son envie de participer à l’aventure! Comment résister…! Nelly Anne et Manon Landowski sont toutes les deux des “pointures” du spectacle musical : elles m’ont fait un grand honneur. Ce sont de grandes chanteuses (et Hélène Arden, la troisième aussi)…j’ai beaucoup de chance! Je suis très bien entouré! Quant aux musiciens Laurent Clergeau et Luc Emmanuel Betton, ils sont aussi de vrais cadeaux, ils savent tout faire, et les accompagnements des chansons de Brel demandent un très haut niveau pianistique. Nous avons eu aussi une version avec un accordéoniste (Pascal Turbet), et nous avons de temps en temps une version à quatre, piano et accordéon (dernièrement Samuel Garcia s’est joint à l’équipe). Avec ces deux instruments, nous avons tout l’univers de Brel.
Musicalement, c’est le top!
Qu’auriez-vous aimé faire dans ce spectacle, que vous n’avez pu réaliser ?
Une vraie scénographie, excepté les éléments sur scène, ce n’est pas notre décor que vous avez vu au Daunou, les structures en métal bleu appartiennent au décor d’un autre spectacle, donc on a du faire avec ! C’est le problème de partager la scène avec un autre spectacle : c’est un peu du bricolage ! Et ma femme est scénographe, vous imaginez! Mais je ne désespère pas… Il n’en reste pas moins que c’est une chance formidable de jouer dans ce merveilleux théâtre.
Au passage un grand merci à Denise Petitdidier qui nous a accueille au Daunou.
Et un clin d’œil à Philippe Aris, notre producteur exécutif, qui a su la convaincre!
Jacques Brel ou l’impossible rêve a été crée en 2004, vous avez beaucoup tourné avec, aussi bien en France qu’à l’étranger, pensez-vous l’offrir aux spectateurs encore pendant longtemps ?
Je n’avais vraiment pas prévu ça! C’est un magnifique cadeau! J’en suis absolument stupéfait! Mais il y a un décalage entre le succès du spectacle et son retentissement médiatique…
Allez, j’espère qu’on en parlera un peu plus, qu’il y aura une vrai reconnaissance, une nomination aux Molières 2011, par exemple(!!)… et après, je passerai à autre chose!
Avez-vous l’idée de ce que sera votre prochaine création ?
J’ai deux projets qui sont des commandes: un projet d’écriture et de mise en scène sur Pessoa pour 2012 au Portugal, avec une reprise à Paris, et une pièce d’un auteur Suisse, Jean Winniger, que je devrais mettre en scène à Fribourg en 2011.
J’espère continuer à tourner un autre spectacle “Le poète voyageur” – un spectacle de poésie et chanson que j’interprète accompagné par Laurent Clergeau au piano (que nous avons déjà tourné aux USA et au Maroc).
Et puis surtout je reste disponible pour ceux qui voudront m’engager. Quand on porte un spectacle, c’est reposant de n’être plus que comédien ou chanteur pour les autres! J’ai aussi, dans ma besace, un scénario de film…un projet qui me tient à cœur et qui j’espère verra le jour! Encore un impossible rêve…
Qu’aimeriez-vous dire sur ce spectacle, que l’on ne vous a jamais demandé ?
J’ai toujours été surpris que les fans de Brel n’aient pas remarqué (ou alors ils ne me l’ont pas dit!) qu’une partie du décor reprend la pochette d’un des plus beaux 33 tours de Brel ( avec “Ces gens-la”, « Mathilde » entre autres…). Je veux parler de la table de bistrot, des bières, et le porte manteau perroquet derrière. C’est un peu anecdotique, mais !
Par ailleurs, personne ne m’a jamais parlé non plus de la première chanson, les « Prénoms de Paris »! Pas très connue, elle ouvrait le premier Olympia de Brel en 61. C’est pour cette raison que j’ai voulu aussi démarrer le spectacle avec cette chanson. Mais je crois que c’est aussi un peu personnel: venant de province, j’ai découvert Paris peut-être un peu comme le jeune Brel a pu le découvrir. Je me sens très proche de ces sensations. “Le soleil qui se lève et caresse les toits et c’est Paris le jour”….
C’est beau, non ?
Si vous aviez une priorité ou un sujet à défendre ou partager avec celles et ceux qui vont lire cette interview, ce serait quoi ?
Brel, c’est l’universel, c’est l’exigence, la qualité des mots. C’est un parcours hors norme sans concession…il a fait des bêtises aussi, il n’a pas été un père exemplaire, il s’est tué avec la cigarette! Mais il faut garder le meilleur. Brel m’a aidé et m’aide à sortir du quotidien, à voir plus haut, plus loin, plus vrai. Aller au bout de ses rêves…prendre des risques! Comme dit Jean Malrieu (un autre immense poète): “Si ta vie s’endort, risque-là !”. C’est très brelien…
Quel mot vous vient à l’esprit pour conclure cette interview ?
Le rire est dans le cœur, le mot dans le regard
Le cœur est voyageur, l’avenir est au hasard !
(Extrait des Marquises)
Merci à vous pour cet échange, et pour ce que vous donnez aux spectateurs lors de votre spectacle.
Crédit photos :DR
(interview michel p. / copyright flash-news)
Salim Kechiouche à l’âge de 15 ans est apparu pour la première fois à l’écran, c’était dans le film À toute vitesse de Gaël Morel, dont les créations en tant qu’acteur ou réalisateur ne peuvent laisser insensibles.
Depuis 1995 d’autres créateurs comme François Ozon, avec Les amants criminels, ou Bastian Schweitzer, pour Gigolo (en compétition officielle du Festival international de Berlin), ont fait appel à lui.
Modèle, grand amateur de boxe, champion de France de kick boxing en 1998, vice-champion de boxe thaïlandaise en 1999 et 2002, Salim est un touche à tout.
C’est avec ce comédien hors norme, passionné et à la plastique parfaite, que j’ai le plaisir de m’entretenir aujourd’hui.
Bonjour Salim, merci d’accepter de jouer ce jeu des questions pour les internautes de Flash-News à l’occasion de la sortie du film le fil.
Tout d’abord peux-tu nous faire un aperçu de ta jeunesse.
J'ai grandit en banlieue lyonnaise à Vaulx en Velin, famille modeste, bon élève, et après le décès de ma mère j'ai rencontré le cinéma.
Comment c’est passé ton arrivée sur les écrans ?
Une rencontre avec un réalisateur Gaël Morel un premier film et quelques années plus tard naissait pour moi la passion du jeux.
Tu as beaucoup travaillé avec lui, tout d’abord « A toute vitesse », puis « Premières Neiges », « Le Clan » et « Après lui », que t’apportes cette collaboration, où ses personnages semblent en osmoses avec toi.
La collaboration avec Gaël et ses personnages sont le fruit de ce que lui m’a demandé, et la sincérité que j’ai donné à ces personnages sans jamais tricher.
Avez-vous de nouveaux projets ensemble ?
Pas de nouveau projets avec lui, faut qu'il me propose un rôle qui m'intéresse j'ai fait le tour de certains personnages et je ne veux pas que cela me colle à la peau.
Sur les écrans tu joues actuellement dans le long métrage « le fil » de Mehdi Ben Attia, quel est ton personnage ?
Encore une fois dans « le fil » on me propose un rôle d'homo, je suis un des rares acteurs qui ait le courage de les accepter, bien sur, quand ils sont intéressant à défendre.
Là le scénario était de bonne qualité et surtout je me retrouve à l’affiche avec une grande dame du cinéma Claudia Cardinal !
Tu tournes beaucoup, où en es-tu ?
Je viens de terminer une série pour Arte « Fortunes » de Stéphane Meunier je dois dire qu’il m’a fait grandir dans mon métier en me confiant le rôle principal avec une palette encore plus grande que d’habitude et il me sort d’un carcan.
On t’a vu au théâtre entre autre dans « BoumKœur » de Rachid Djaïdani.
Avec « Boumkoeur » de Rachid Djaïdani au théâtre je côtoies d’autres univers, c’est maintenant que ça commence, je veux voir des chose différentes.
Avec toutes tes activités, arrives tu encore à allier le sport qui t’as couronné deux fois, comme je l’ai dit en présentation ?
Pour moi le sport est essentiel, en ce moment avec le théâtre et ma vie en dehors c’est assez compliqué de trouver le temps mais dès que le peux je fonce à la salle de boxe !
Quel rêve aimerais-tu voir se réaliser ?
Le rêve, comme beaucoup de gens est celui d’être heureux, je le suis, mais c’est tellement fragile et il faut en prendre soin.
Tu sembles n’avoir aucun soucis avec la nudité dans tes personnages.
En fait je suis pudique
mais par amour pour mon art je fais un effort.
Te sens-tu d’un naturel complexe ?
Nous sommes tous complexe mais la valeur ajoutée est l’expérience personnelle, la sensibilité qu’on développe et l’intelligence du partage.
En dehors du cinéma et du sport, quelles sont tes passions dans la vie ?
Mes autres passions dans la vie sont la découverte du monde à travers les voyages, l’être humain me fascine.
As-tu une priorité à défendre ou à partager avec celles et ceux qui vont lire cette
interview ?
Je fais partie d’une association « As de cœur » qui lutte contre toutes les discriminations accepter les gens tels qu’ils sont est un premier pas vers l’entente !
A quelle question que l’on ne t’as jamais posée aimerais-tu répondre ?
J’aimerai dire qu’être libre est un combat de tout les jours.
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
Ayons de l’imagination.
Un immense merci à toi de m’avoir accordé cet interview.
Site officiel Salim Kechiouche
(interview michel p. / copyright flash-news)
Une interview est toujours un plaisir, avec Françoise Hardy ce plaisir est double, car il allie franchise et sensibilité.
A l’occasion de la sortie de son nouvel opus La pluie sans parapluie, la dame de la chanson française a accepté pour les internautes de Flash-News de répondre à mes questions.
Tout d’abord Françoise, merci pour cet entretien et l’élégance de cet album.
Après le best-seller « Le désespoir des singes … et autres bagatelles », le besoin de chanter était-il un besoin vital pour vous, ou, la préparation de cet album « La pluie sans parapluie » s’est présenté par les coïncidences de propositions de mélodies qui vous touchaient ?
Je suis toujours partante pour faire un album et j'avais dit à ma maison de disques que je commencerais à y penser sérieusement dès la fin de la promotion de mon autobiographie, autrement dit dès janvier 2009.
C'est un grand privilège qu'une maison de disques vous pousse à faire un album et vous donne tous les moyens pour ça. j'en suis consciente. Et puis entrer en studio est quelque chose dont je ne me lasse pas.
Voici près de 20 ans que vous travaillez avec Alain Lubrano qui a fait des merveilles comme sur « Champ d’honneur » par exemple, est-ce toujours simple de travailler avec lui, ou vous préparez vous, comme il change souvent un arrangement en studio, à des batailles musicales avec lui ?
Rares sont les gens avec qui il est simple de travailler. Mais il est particulièrement difficile de travailler avec ceux qui ne fonctionnent pas comme vous et n'ont pas les mêmes goûts. Je continue de travailler avec Alain Lubrano parce qu'il est le seul à m'apporter des musiques pop rock accrocheuses, mais notre relation est souvent conflictuelle.
C’est lui qui a découvert Fouxi sur Facebook, vous même surfez-vous sur le net pour écouter de nouveaux artistes ?
Oui, en effet, c'est vraiment à Alain que je dois cette magnifique chanson « La pluie sans parapluie » » de Fouxi.
Lorsque j'entends une nouvelle chanson ou un nouvel artiste, je vais sur ITunes pour écouter les échantillons de son album. C'est ainsi qu'après avoir vu Camélia Jordana dans l'émission de Laurent Ruquier, je me suis précipitée sur ITunes pour me faire une idée de son travail et j'ai instantanément acheté son album qui est d'une grande qualité. Mais je ne vais pas sur My Space.
Vous aimiez particulièrement Alain Bashung, vous aimez aussi Danielle Darrieux, ces deux noms vous ont aidé dans l’écriture, consciemment ou inconsciemment pour l’écriture de deux de vos nouvelles chansons, dont la superbe « Je ne vous aime pas ».
J'ai écrit « Les pas » parce qu'Alain Lubrano chantonnait « compter les pas » au début de sa mélodie. J'ai commencé à jouer avec les mots et comme j'étais triste à cause du décès prématuré d'Alain Bashung qui avait l'immense talent que l'on sait, mais était aussi quelqu'un de très timide, humble et délicat, j'ai évoqué les scanners ( il a dû en subir pas mal et je sais de mon côté ce que c'est !) et le fait que c'est encore plus difficile, peut-être, de mourir au printemps – je pensais à lui en disant cela, bien qu'il soit mort un peu avant.
Pour « Je ne vous aime pas », c'est en entendant Danièle Darrieux évoquer cette célébre réplique du film de Max Ophuls, « Madame de… » , que je me suis dit qu'il fallait que je tente un texte la reprenant.
Pour « Noir sur Blanc », vous avez demandé tout d’abord à Zazie d’en écrire le texte, avant de le faire vous même avec Patrick Loiseau, vous sentez vous proche de son univers ?
Zazie est un très grand auteur, mais elle avait fait un texte beaucoup trop cérébral avec des jeux de mots sur les signes du zodiaque, alors que la mélodie de Calogero et son frère est très passionnée. Je connais Patrick Loiseau depuis longtemps et ayant apprécié certains textes qu'il avait écrits pour Dave, je m'étais dit que le jour où je ne voudrais ou ne pourrais écrire un texte moi-même, je ferais appel à lui.
Calogéro, Murat, vous ont composé de superbes mélodies pour ce nouvel opus, et l’on sent à l’écoute que vous avez pris un grand plaisir à chanter dessus, avec qui rêveriez-vous de travailler ?
Personne en particulier. Peu m'importe d'où viennent les chansons : de quelqu'un de connu ou d'inconnu, d'un musicien que j'apprécie ou que je n'apprécie pas spécialement. La seule chose qui compte, c'est la qualité de la mélodie.
Sur ce nouvel album, on sent plus d’optimisme que par exemple sur « Tant de belles choses », était-ce un état présent lors de sa mise en place ?
Il ya a peut-être plus de chansons rythmées sur cet album, mais les textes ne sont absolument pas optimistes. Jean-Louis Murat m'a fait beaucoup rire après avoir écouté l'album en entier, en m'écrivant :
« Votre absence de sérénité est émouvante du début à la
fin. Une grande fille comme vous toujours sans parapluie par ce temps de chien ».
Avec le recul, auriez-vous, ou avez vous eu, envie de modifier quelque chose dans son élaboration ?
J'aurais aimé une tout autre réalisation pour « Un cœur éclaté » : plus sobre, avec de très bons musiciens et une ambiance plus délicate, plus subtile.
A quel moment vous sentez-vous le mieux dans la conception d’un album ?
Chaque fois que j'ai terminé un texte dont je ne suis pas trop mécontente et aussi quand j'entre en studio et quand ça ne se passe pas trop mal, quand je sens que ce qui se passe est ce qui devait se passer. C'est un émerveillement toujours renouvelé.
Vous recevez beaucoup de CD qui vous propose des mélodies, en retirez-vous un intérêt d’écoute, ou une fierté de voir que vous inspirez beaucoup les compositeurs ?
J'en retire un sentiment d'accablement. Ma santé est devenue très fluctuante, je suis trrès fatiguée la moitié du temps et taraudée par la crainte de ne pouvoir physiquement assurer tout ce qui m'incombe. Je ne peux donc pas écouter tout ce qu'on m'envoie, car je ne ferais plus que ça.
Que pensez-vous de l’ambiguïté de plus en plus présente homme/femme, femme/homme, celle-ci, vous a t’elle entraîné à vous poser des questions à travers certaines chansons ?
Je n'en pense rien, car l'ambiguïté que vous évoquez ne m'a pas frappé.
Vous affectionnez la musique classique, sur « Parenthèse » vous avez fait un duo piano/voix avec Hélène Grimaud sur « La valse des regrets » de Brahms, aimeriez-vous faire un album uniquement sur des musiques intemporelles de compositeurs comme Chopin, Bach, ou d’autres que vous appréciez ?
Je ne suis pas une assez bonne chanteuse pour ça.
Souvent sur vos albums, vous faites des chansons presque à capela (Perdu d’avance, Regarde-toi, Les mots s’envolent …), est-ce la force particulière d’un texte qui vous donne cette envie, ou le dépouillement de la mélodie ?
C'est uniquement l'esprit de la chanson. Il y a des chansons, comme celle d'Arthur H, qui perdraient tout leur charme si on les orchestrait trop lourdement.
Vous parlez souvent de fantasmes depuis au fil des interviews, est-ce que ceux-ci vous ont hanté au long de votre vie ?
Oui, finalement. Mais pas hantée, aidée plutôt. Je suis la reine des amours platoniques qui relèvent du fantasme pur et peuvent constituer une grande source d'inspiration.
Appréciez-vous l’imprévu des rencontres dans votre métier ?
Énormément.
Par exemple, il est question que je fasse très bientôt quelque chose avec Julien Doré (une seconde voix sur l'une des chansons de son prochain album). Cela me ravit, même si ça n'aboutit pas. j'avais été ravie, il y a quelques années, de faire les choeurs sur deux chansons de Benjamin Biolay.
Vous aimez l’écriture, qu’elle votre heure préférée pour cet exercice ?
Quand je dois écrire, je ne fais plus que ça.
Si vous aviez pu choisir, auriez-vous commencé votre carrière en 1962 comme vous l’avez fait ?
Oui, car nous étions beaucoup moins nombreux et la concurrence était beaucoup moins difficile à cette époque-là !
Votre autobiographie a été un immense succès, best seller inattendu à vos yeux, un auteur Pierre Mikaïloff publié trois mois après « Tant de belles choses », qu’avez-vous pensé de livre ?
Je l'ai très vaguement parcouru. Cela m'a agacée. C'est un livre superficiel avec pas mal de faussetés. Or, les faussetés me mettent hors de moi.
L’éternelle question sur laquelle je ne reviendrai pas … vous devez-vous doutez laquelle, la scène, mais juste une virgule à celle-ci.
Ce n'est pas à 66 ans, alors que je suis très fragilisée par des problèmes de santé et que c'ets l'âge où mes camardes font leur dernière tournée, que je vais remonter sur scène !
Jacques Dutronc refait des concerts, est-ce que, exceptionnellement pour un duo qui lui ferait sûrement plaisir, et qui enchanterait vos fans, vous feriez comme pour Julien Clerc à l’occasion de ses 50 ans, une entorse de trois minutes à votre décision qui pourrait être fixée sur en enregistrement live ?
Je ne fais bien que ce que je fais très souvent, très régulièrement. Je suis trop émotive et ma voix est trop limitée pour que je puisse assurer ce genre d'exploit. J'ai eu tellement le trac pour Julien que je me suis juré de ne plus participer à ce genre de chose. Se rendre malade pour si peu : non, merci. C'est tout simplement au dessus de mes forces.
Pour finir cette interview, qu’aimeriez-vous souhaiter à votre public, et qu’aimeriez-vous vous souhaitez ?
Je nous souhaite de faire sans relâche l'effort de cultiver le discernement – ce n'est pas facile avec la désinformation permanente que nous font les médias et les politiciens.
Merci Françoise, pour ma part, je vous souhaite tout ce qu’il a de mieux, et vous remercie sincèrement de votre fidélité depuis … tant d’années.
Liens :
Article sur l’album La pluie sans parapluie
Interview Flash-News pour Le désespoir des singes … et autres bagatelles
Crédit photos :
Gilles-Marie Zimmermann
Couverture CD . Benoît Peverelli
(interview michel p. / copyright flash-news)
L’équipe de Beurs Appart’ pour cette nouvelle année a accordé à Flash-News une interview croisée.
Retrouvons ainsi Hugo Di Verdura, Ilmann Bel et Jimmy Nour.
Tout d’abord Hugo, comment est venu l’idée de Beurs Appart’ ?
Un délire avec Jemel AM, un ami photographe avec qui je travaillais à BabyBoy, le magazine lancé par l’association Kelma (gays arabes) et Ilmann Bel, qu’on interviewait et photographiait ce jour là.
On matait les sitcoms de Pink TV, on regrettait que ce ne soit que des programmes anglo saxons, on a pensé à une production française.
Peux tu nous donner la trame maîtresse ?
A l’origine, Beurs Appart c’est l’histoire de 4 beurs dont 3 sont gays avec des caractères,
des histoires différentes, histoire de lutter contre les stéréotypes sur les arabes dans le milieu gay et les stéréotypes sur les gays dans le milieu arabe. Nous avons veillé à respecter ces
bases sur l’ensemble des 3 films avec Ilmann…
Ilmann Bel
Ilmann, comment travailles tu avec Hugo ?
Nous travaillons vraiment en binôme, nous sommes complémentaire. Je m'occupe de la logistique, de l'organisation, de l'artistique et je l'assiste quand besoin est, mais c'est également un travail d'équipe ou chacun : acteurs, équipe technique donne du sien.
Pensais tu que le premier épisode allait avoir une suite, puis un long métrage ?
Nous étions partis pour tourner une série, donc chaque épisode appelait à une suite. Le scénario du film correspond à deux épisodes que nous avons scindés pour en faire un produit plus exploitable en DVD ou en festivals.
Hugo, comment as tu décidé du casting ?
Il a beaucoup bougé, changé des premiers épisodes au film (Aziz – Seif – Karim). Lorsque nous « recrutons » on a un profil assez flou du personnage, après j’adapte le scénario en fonction du caractère de l’acteur, de ses envies. Nous recrutons par le réseau amical ou via internet.
Certains sont venus nous rejoindre spontanément comme Manuela Marsolle, Karim Hammour ou Mehdi Hachemi parce que le concept les intéressait. J’étais à la recherche d’un Seif lorsque j’ai rencontré Jimmy. J’ai
réalisé 3 jours plus tard qu’il serait parfait pour jouer Jâd. Une épopée pour retrouver ses coordonnées et lui faire la proposition…
Jimmy Nour
Jimmy, qu’elle a été ta réaction lorsque tu as intégré l’équipe ?
J’étais assez réticent, au départ, le rôle me semblait complexe... Néanmoins je dois avouer que l'intégration fut rapide et très plaisante grâce à la grande sympathie de l'équipe.
J'ajouterais à cela que mes expériences passées ont fortement contribué a mon adhésion au team!
Ton personnage est celui du l’antipathique, pourtant on arrive pas à le détester, mais, est-ce que ça ne te gêne pas pour l’image perçue par le spectateurs ?
Bien au contraire.... J’'ai constaté que la totale antipathie du personnage avait un coté attrayant auprès du spectateur... Les gens ont envie de me connaître pour d'aller au delà du rôle très caricatural.
Il faut que je vous dise que le rôle a été joue lors d'une phase rude au niveau personnel. J’ai mis ces douleurs et ces angoisses au service du personnage.
Ilmann, il y a beaucoup de nouveaux personnages qui apparaissent dans le film, mais toi, le machiavélique, on te voit moins, est-ce un choix d’être plus discret ?
Je n’aime pas plus que ça être devant la caméra et je souhaitais avoir plus de recul par rapport au projet, proposer des idées. Il y avait une grosse charge de travail à la production donc jouer en plus…
Mon personnage est moins présent, mais tous ses acolytes et particulièrement son petit frère Oussama cherchent Salman. Ainsi, même absent, Salman est présent.
Le tien Jimmy au contraire a beaucoup évolué en épaisseur.
Le fait que Jad ait été un personnage progressif et même évolutif au fur et a mesure que la série avançait, m'a permis de prendre énormément de plaisir dans mon jeu, le personnage devenant de plus en plus complexe.
Un plaisir que je souhaiterai vivre encore...
Hugo Di Verdura
Hugo as-tu eu des difficultés, quand on connaît les problèmes de financement pour monter tes épisodes ?
Nous n’avons fait des demandes d’aides et de subventions qu’à partir du film. Ce n’est pas le plus passionnant de remplir les dossiers…
Nous avons obtenu deux aides :
la fondation Pierre Bergé / Yves St Laurent et nous avons remporté le Prix de la jeune association 2008 de la mairie de Paris.
Ilmann, tu as fais des études cinématographiques, est-ce que ces difficultés ne t’effraient pas pour ton avenir ?
Au contraire, cette expérience m'a permis de me rendre compte de la difficulté en ce qui concerne le financement d'un film, gestion du planning des comédiens, imprévus...
Avec Hugo, cela fait 4 ans qu'on bosse d'arrache pied sur BEURS appart' et le fait ne pas avoir baissé les bras ne peut que nous donner du courage pour l'avenir.
Hugo, il y a marqué « à suivre » te vois tu parti pour une longue série d’aventures avec tes protagonistes ?
Dès le départ, nous avons fait Beurs Appart aussi pour nous amuser. Ce sont mes premiers films, les acteurs ont donné vie à des personnages que j’ai imaginé, ce qui fait que j’ai des sentiments à leurs égards. L’ambiance de tournage du film était très familiale.
Je me suis découvert des sentiments paternels notamment envers Karim Hammour et Myke Wilson qui ont intégré l’équipe il y a plus de deux ans alors qu’ils étaient à peine majeurs et que j’ai vu grandir. Ca me manque. Après, tout dépend des nouveaux financements, de la motivation des acteurs, de l’accueil du public…
Jimmy, te vois tu passer de la passerelle du film DVD au film sur écran ?
Bien sur que oui, si les moyens techniques le permettent.
Quel style de films aimerait tu aussi tourner ?
Je ne pense pas vouloir me cloîtrer dans un genre précis....l'action ainsi que le romanesque ou autres me
plaisent...
Myke Wilson
Et toi Ilmann, comment envisages tu ton avenir dans le cinéma ?
Coté cinéma, c'est dans la production que je souhaite m'orienter, mais d'autres projets autres que cinématographique sont en cours.
Hugo, vers quelle piste aimerais tu tourner les intrigues pour ne pas un jour refaire le même film en boucle ?
J’ai présidé l’association pour la reconnaissance des droits des immigrés LGBT et suis resté en contact et informé des revendications du milieu associatif que j’aime relayer via mes films. D’un autre coté, on pense développer le côté comique car c’est ce qui fonctionne le mieux, alors pourquoi ne pas aller vers un gros délire rappelant les premiers films de John Waters, en faisant fi d’un public qui souhaiterait plus de gravité lorsque l’on aborde la question des homosexuels d’origine arabe.
Jimmy, où aimerais tu qu’aille ton personnage ?
On le saura bien assez tôt.... patience !
Hugo, es–tu heureux de la réception auprès du public ?
Les critiques négatives sont toujours une douleur même si on en rit. Mais ce qui nous est reproché est surtout notre côté amateur qui s’explique surtout par notre manque de moyens.
Après, il y a un public gay arabe très encourageant, limite fan. Quand on reçoit des messages du style : « vous avez changé ma vie. Je m’accepte mieux depuis que j’ai vu vos films », le créateur comme l’être humain est comblé.
Qu’elle est chacun votre vision personnelle de la saga Beurs Appart’ au bout de ces 3 films?
Hugo
Une ambiance chaleureuse que j’espère perceptible à l’écran pour ce que j’ai vécu. Après, concernant les films, seul l’avenir nous apportera la réponse sur leur impact, je souhaite juste qu’ils fassent ne serait-ce qu’un peu évoluer certaines mentalités.
Ilmann
Une aventure vidéographique mais surtout humaine.
Jimmy
Le constat est simple du 1 au 3 il y a eu une progression nette liée au fait qu'on se soit tous familiarisés avec la saga.
Avec un déploiement de moyens nécessaires on pense pouvoir en faire une vraie série.
Si vous aviez une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leurs diriez-vous ?
Hugo
Je vais citer toutes les causes dont nous avons traité dans Beurs Appart : La lutte contre les discriminations en France et dans le monde arabe (bien qu’il ne soit pas le seul homophobe…), la transphobie, la cause des homos sans papiers. Difficile d’établir une priorité…
Ilmann
L'iskander association invitent tous ceux qui souhaitent apporter leur soutien à BEURS APPART', rejoignez nous sur facebook, les acteurs se feront un plaisir de vous accepter comme ami, et n'oubliez pas de vous offrir BEURS APPART le film, et vous saurez enfin qui a caché la drogue sur Aziz.
Jimmy
Qu'ils n'hésitent surtout pas à nous contacter, à nous écrire, nous faire part de critiques... Cela ne nous serait que
bénéfique.
Medhi Hachemi
Pour conclure cet entretien, quel mot vous vient à l’esprit ?
Hugo
J'allais dire AMOUR en pensant au long monologue de Seif sur son lit d'hôpital ...
Ilmann
En ce moment, un mot me vient à l'esprit et je
ne sais pas pourquoi : SEXE !
Jimmy
EVOLUTION.
Photo Hugo Di Verdura par Ilmann Bel
Photos du film et acteurs Tazzio
(interview m.p. / copyright flash-news)
Pour mieux connaître le créateur de Rebecca, voici pour Flash-News, une interview avec Thierry qui chaque soir revêt des habits de lumière.
Thierry, comment te présenterais-tu pour ceux qui ne te connaissent pas
?
Je m'appelle donc Thierry, j'ai 37 ans et suis transformiste depuis plus
de 18ans.
Après le lycée, j'ai préféré bosser de suite plutôt que de poursuivre mes études, détestant cela. J'ai donc travaillé dans un bar en tant que serveur/barman et un jour mon patron, connaissant mon
goût pour le déguisement et la comédie, m'a demandé d'animer sa soirée de nouvel an.
Je me suis donc improvisé transformiste en proposant un spectacle essentiellement comique et j'avoue que ça a cartonné de suite.
Le « bouche à oreille » a fonctionné si bien que j'ai quitté mon
emploi dans ce bar pour ne me consacrer qu'à cette passion qu'est le spectacle.
Comment est venu le nom de Rebecca ?
Il m'arrivait très souvent de fréquenter une boite à l'époque où se produisait d'autres artistes dont Marie-Laure. Je débarquais souvent
maquillé après mes shows et celle-ci un soir s'est exclamé :
Toi, t'as une tête à t'appeler Rebecca !
Et à chacune de mes entrées dans la boîte, elle hurlait avec humour :
Bonsoir Rebeccaaaaaaa !!
Du coup, tout le monde m'appelait ainsi et ça me convenait bien puisque j'ai
une passion pour Almodovar et si tout le monde se rappelle bien, il y a une
certaine Rebecca dans son film Talon
aiguille.
Quelles est la relation entre Thierry et Rebecca ?
Je ne bavarde jamais avec Rebecca puisque lorsqu'elle
apparaît, moi je disparais lol...
Mais je pense qu'on s'entendrait bien ... elle est quand même un peu cinglée d'après ce qu'on dit alors nous devons avoir des points communs même si il semble que nous soyons très
différents.
Dans la vie, je reste un garçon discret, dans mes choix, mes goûts, ma façon de vivre... tandis qu'elle est assez exubérante, sophistiquée et évolue dans une ambiance un peu « Dallas », tout ce que j'aime mais sans oser y parvenir personnellement.
Qu’est-ce qui t’a incité a vouloir participer à Incroyable talent ?
Jeremy de l'équipe de casting de l'émission m'avait rencontré lors du tournage de « Bienvenue chez les Sander », un programme proposant de suivre Cindy Sander lors de
ses activités perso et pro et où j'apparais dans un épisode assez drôle. Il m'a appelé plusieurs fois ainsi que d'autres membres de l'équipe pour me proposer de participer donc à Incroyable
Talent. Je n'étais pas chaud du tout connaissant le manque d'affection du jury pour les transformistes dans les précédentes émissions.
Ils ont tellement insisté que j'ai fini par accepter. Je me suis dit que le but de la manœuvre était finalement de tenter un buzz médiatique quant au choix du numéro que j'allais proposé, étant
certain de ne pas accéder à la finale. J'ai donc opté pour un de mes numéros les plus provoc appelé initialement « Le Clito » Un numéro que je fais d'habitude en play-back.
Mais quelques jours avant l'enregistrement, la prod m'a demandé de changer le texte pour ne pas choquer le jeune public. La chanson est donc devenu « Le Minou » et j'ai écrit toutes les paroles avec mon petit ami Nicolas.
Au départ, lors du refrain, le costume s'ouvre et laisse apparaître ce qui est supposé ressembler aux parties très très intimes du sexe féminin.
Hélas la prod m'a aussi vivement conseillé de na pas montrer cela.
Dans quel état d’esprit es-tu arrivé sur le plateau
?
Comme lorsque je vais faire un show habituellement dans les bars ou autres salles de spectacle... avec juste un stress en plus. Etant habitué à faire mon play-back sur la chanson
« Le
Clito »
depuis de longues années, c'était très difficile de retenir ce nouveau texte sans revenir sur le texte de départ...
Comment as tu ressenti
l’accueil du public et du jury sur la scène de M6 ?
Très positif malgré le montage final de l'émission. Il faut savoir que beaucoup de choses ont été coupées dont des commentaires très sympa du jury à mon égard et une partie de la chanson. La prod
a aussi fait le choix de ne montrer qu'une minorité du public, celle qui me huait. La grande majorité de la salle riait bien sûr aux éclats et appréciait beaucoup ma performance.
Comment voudrais-tu voir ta carrière de transformiste évoluer dans l’avenir ?
J'ai de nombreux projets dont je ne tiens pas à parler pour le moment car ils ne sont pas encore d'actualité. J'ai tant de demandes pour des galas partout en France et à l'étranger que je dois
certaines fois en refuser certaines alors, tant que ça marche, je reste sur les mêmes rails.
T’imagines tu te diriger vers une autre branche du spectacle ?
Pourquoi pas... Je suis né pour le spectacle, j'aime amuser les gens et j'ai besoin d'être aimé. Le public me donne cet amour et c'est tellement bon. Déjà petit, je me rappelle me déguiser et
faire le clown devant mon arrière grand-mère, dans la rue aussi devant les jeunes du quartier je m'improvisais comédien. ..
Je ne me vois pas abandonner mon personnage de Rebecca, pas dans l'immédiat. Mais peut-être lui ouvrir d'autres portes...Je rêve de beaucoup de choses mais ne
préfère pas en parler...suis un peu superstitieux.
Pour conclure, qu’est-ce que Thierry a envie de dire à Rebecca ?
Merci d'exister dans ma vie.
Grâce à toi je me permets des fantaisies, je rencontre des tas de gens partout, je visite de jolies villes et beaux pays et je m'amuse.
Merci pour ce beau cadeau.
Merci Thierry d’avoir était aussi cool pour cet entretien.
(interview m.p. / copyright flash-news)
ils ont dit