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INTERVIEWS EXCLUSIVES

Nous avions laissé Erwan en pleine forme lors de l’interview réalisée en 2007 où l’écrivain des « stars » de la musique était pétillant, nous le retrouvons fatigué suite à un cancer qui lui a joué le mauvais tour de la récidive.

 

 

Erwan Chuberre Saunier

 

 

Erwan, depuis que nous nous sommes quittés après cet entretien qui avait été enchanteur, explique-nous ce qui a été ton chemin depuis 2007 jusqu’en 2011.

 

Oui, c’était d’ailleurs une de mes premières interviews ! Je m’en souviens très bien… J’étais si fier. Alors durant ces quatre années, j’ai mené une vie de fou ! J’ai publié de nombreuses biographies, des romans et même un guide. En parallèle, j’ai travaillé dans la billetterie de spectacle avant de me lancer en tant qu’attaché de presse, une profession guère reposante. J’ai aussi fait l’animateur pour Public G dans le cadre de « Divas sur Canapé »… Bref, c’était une véritable course pour rattraper un temps que je pensais avoir gâché, mais qui m’a beaucoup épuisée. Et je ne parle pas de cette vie de noctambule encore plus épuisante.

 

Après c’est le début de la descente en enfer.

 

Ah ça… Ce fut une descente atroce. Moi qui n’avais jamais d’angine ou autre bobo depuis 40 ans, là j’ai fait fort en déclarant un cancer ! Et un cancer hyper rare, histoire de ne pas faire comme les autres.

 

Comment t’es-tu aperçu que ton corps devenait un champ de bataille entre « lui » et « toi » ?

 

Dans mon malheur, j’ai eu de la chance. La tumeur m’a de suite provoqué une douleur physique. Certes, comme c’était une pathologie très rare, j’ai vu pas mal de docteurs avant qu’un imminent gastro ait prononcé le mot terrible : « tumeur ». Le mot le plus terrible de la langue française, comme une déclinaison du verbe « mourir »…

 

As-tu eu immédiatement l’énergie du guerrier ?

 

Quand j’ai appris ce cancer, je me souviens avoir versé quelques larmes, enfermé dans ma salle de bains. C’est là qu’on se dit : « pourquoi moi ? » C’est vrai, on pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres ! Mais dès le lendemain, j’étais prêt à me battre, ou plutôt prêt à séduire la tumeur afin de la détruire.


 

Erwan Chuberre Saunier .

 

 

 

Comment as-tu ressenti l’entourage professionnel et l’entourage privé dans ce premier combat ?

 

Lors de ce premier cancer, comme les douleurs ont cessé dès la première chimio, je l’ai caché à tout mon univers professionnel. Même si j’étais plus fatigué qu’avant, je n’ai pas arrêté de travailler. D’autant que j’étais indépendant et qu’avec Frantz Chuberre Saunier, mon amoureux, nous avions un appartement à payer tous les mois. Je perdais mes cheveux ? Pas grave, j’avais une collection de casquettes… J’avais les traits défigurés par les traitements, je disais aux autres que je ne dormais pas assez. A vrai dire, personne ne s’est douté de rien. Pour ce qui est de mon entourage plus intime, ils étaient tous au courant. Frantz a été exemplaire. Son amour m’a beaucoup aidé. Ma famille aussi. Pour ce qui est des amis, si certains me sont restés fidèles, d’autres ont préféré s’enfuir. C’est la vie…

 

Pendant cette période, continuais-tu tes activités d’auteur ?

 

Oh que oui ! J’étais moins performant car j’écoutais mon corps, mais l’écriture a toujours été un second souffle pour moi. J’écris comme je respire. Toutefois, j’ai préféré écrire deux romans lors de cette année de traitements. Je n’avais pas de deadline avec mon éditeur.

 

Lorsque tu as appris que tu étais guéri, qu’as-tu ressenti au fond de toi.

 

J’étais bien sûr heureux et fier. C’était quand même très dur. Et pourtant, je voulais passer à autre chose. Je me souviens avoir accepté un CDI en tant que responsable de billetterie dans la foulée. Je ne me suis même pas reposé.

 

Ton livre Cancer... Ce n'était pourtant pas mon signe astrologique, était-il un exorcisme ? 

 

Totalement. Lors de ce cancer, j’avais créé un Facebook privé histoire de donner des news à ma famille et à mes proches. J’ai toujours détesté le téléphone… Je voulais bien sûr les rassurer donc j’écrivais des statuts plutôt comiques et optimistes. Aussi, quand j’ai été guéri, je voulais vraiment donner naissance à un livre décalé et drôle sur cette terrible expérience. Durant ce cancer, j’ai lu quelques livres sur cette pathologie. Ils étaient atroces, aussi j’ai voulu en écrire un qui soit différent. Et puis, je voulais passer un message aux lecteurs : n’évitez pas vos proches qui souffrent d’un cancer… C’est une maladie comme une autre. A part qu’elle peut être mortelle. Je suis très fier de ce livre… Mais pour moi, le chapitre était clos. D’autant qu’aucun médecin ne m’avait parlé de « rémission » mais plutôt de « guérison » !


 

Erwan Chuberre Saunier. .

 

 

Comment t’es-tu aperçu de la récidive ?

 

C’est compliqué. Durant plus d’un an, j’avais des douleurs pour marcher. On m’a gavé de morphine en m’affirmant que je souffrais d’une rectite radique, suite aux 55 séances de rayon que j’avais subies. Ca ne s’arrangeait pas. Au contraire. J’ai même fait de l’oxygénothérapie par caisson hyperbare. Une expérience traumatisante. Pour rien… J’avais de plus en plus mal… Jusqu’au matin où, suite à une énième biopsie, j’appris par mail que la tumeur était revenue plus forte que jamais… C’était l’été dernier. Je me souviens avoir hurlé à cette annonce.

 

Appréhendes-tu ce nouvel affrontement différemment du premier ?

 

J’ai commencé ma chimio en septembre 2013. Cette récidive, en plus d’être très dur psychologique, a fait souffrir mon corps. Et contrairement à mon premier cancer, la douleur ne m’a jamais quitté. On m’a même posé en fin d’année une pompe antidouleur histoire que les antalgiques aillent directement dans la moelle épinière. Très vite, ces cures de chimio furent très violentes pour mon corps. Elles m’ont paralysé. Et depuis, je suis coincé chez moi, au 5ème étage sans ascenseur. Je ne sors que pour aller faire mes traitements à l’hôpital des Diaconesses. Et en ambulance !

 

Est-ce que l’image de la grande faucheuse a traversé parfois ton esprit ?

 

Pas vraiment. En fait, mes proches ont eu très peur pour moi. Surtout en fin d’année où j’ai failli partir pour de bon. Ils pleuraient tous en cachette. Pour moi, je n’en étais pas vraiment conscient. Même si je perdais des fois pied tellement j’étais fatigué. 

 

 

Erwan Chuberre Saunier..

 

 

Le corps subit des assauts, perd de sa superbe, est-ce que le renvoi du miroir te gêne ou t’angoisse ?

 

Très vite, j’ai perdu 20kg. J’étais à 53kg. Proche de l’anorexie. J’avoue que je détestais ce corps détruit et fatigué. Je ne me regardais pas. Puis quand j’ai un peu repris du poil de la bête, j’ai appelé mon amie photographe, Alexandra Berger, pour faire des photos chocs. J’avais ce désir de me confronter à cette image. Je n’ai pas osé toutes les mettre sur le blog, mais certaines, dont un superbe portrait de ma pompe antidouleur sont en ligne. Lol !

 

Tu as créé le blog Les Rayons de la colère où tu parles de tes journées, de tes combats, pourquoi, est-ce un exutoire ?

 

En fait, contrairement à mon premier cancer, j’ai voulu de suite partager cette récidive avec mes lecteurs. J’en ai tiré tant de leçons que je voulais partager. Au début, c’était juste une page Facebook, puis j’ai créé le blog pour toucher encore plus de personnes. Je remercie d’ailleurs Frantz et ma psychologue de m’avoir encouragé sur cette voie. Et je suis vraiment ravi des retours. Mes lecteurs voient bien que ce n’est pas de l’exhibitionnisme mais plus un partage qui part d’une honnêteté. Si je reste toujours aussi positif, le ton est plus direct. Je me cache moins derrière le rire. Et ça me fait un bien fou !

 

Tu communiques aussi beaucoup via les réseaux sociaux.

 

Oui, j’en ai besoin… Tous les messages que je reçois me touchent tant. Ils me donnent vraiment la force de me battre. Car là, c’est vraiment un combat, à la vie, à la mort ! J’ai l’impression que mon premier cancer, c’était juste un test ! Aujourd’hui, j’aimerais guérir… Et « jamais deux sans trois », ce n’est pas pour moi. Même si ce n’est pas moi qui décide…

 

Où en es-tu aujourd’hui ?

 

Aujourd'hui… Après plusieurs essais infructueux de dosages de ma pompe antidouleur, l’un de mes médecins semble enfin avoir trouvé la formule magique. Je revis depuis quelques jours. Et surtout, mon nouveau protocole de chimio débuté en janvier m'a enfin redonné de l'énergie et de l'appétit ! Je peux dire que je guéris doucement mais sûrement mais je reste prudent, j'attends mes examens de contrôle. Je réapprends à marcher doucement. Je compte être présent lors d'une dédicace le 22 mars prochain lors du Salon du Livre mais je doute encore de ma présence.

 

 

Erwan Chuberre Saunier

 

 

Pour aller vers des sujets plus légers, l’année passée c’est joué ta pièce Le rôle de ma vie, parle nous de cette création.

 

Cette pièce est l’adaptation de l’un de mes premiers romans édité par Cylibris en 2004. J’y travaillais en dilettante depuis plusieurs années. Et puis, durant l’été 2012, je décidai enfin de la monter. J’ai réécrit le rôle de l’attachée de presse hystérique pour Martine Superstar. Début 2013, nous nous sommes sérieusement mis au travail. Frantz m’a aussi suivi dans cette fabuleuse aventure artistique.

 

Comment c’est passé le choix des comédiens, du metteur en scène ?

 

La plupart a passé un casting, comme Olivier Schmit, Cédric Portella et Meriem Sarolie. Quant à Sabrina Perquis, je l’avais déjà rencontré dans une autre occasion. Je savais qu’elle avait pris des cours de théâtre, aussi quand j’ai pensé au personnage farfelu de Vanessa, j’ai immédiatement pensé à elle. Sur ce coup, j’ai eu du flair. Elle fut épatante. De toute manière, « Le Rôle de ma vie » fut un vrai tremplin pour la majorité de la troupe. Pour ce qui est du metteur en scène, Fabrice Perret, je le connaissais de Public G.

 

Va-t-elle sortir en DVD ?

 

Non, ce n’est pas prévu. En grande partie, à cause de mon état de santé, nous avons du stopper la pièce avant sa fin officielle… et nous n’avons pas fait de captation. Par contre, je compte peaufiner le scénario du « Rôle de ma Vie ». J’ai quand même un goût d’inachevé dans la bouche… et j’ai vraiment beaucoup d’affection pour cette histoire et pour ses personnages. 

 

 

Erwan Chuberre Saunier ..

 

 

Es-tu un auteur qui va chaque soir écouter si les acteurs change un mot, une réplique ?

 

Je l’aurai sans doute fait. Déjà en répétition, j’étais intraitable. Hélas, j’ai appris ma récidive à quelques jours des premières représentations. Malheureusement, je n’ai pu la voir que deux fois. Par la suite, je fus bloqué chez moi. C’était horrible d’autant que je devais jongler avec Frantz pour gérer la billetterie sur place. Le pauvre a du tout assumer. Ca a été une période très douloureuse. J’avais aussi plein d’idées de promotion que j’ai du abandonner. Malgré tous les bons retours, j’en garde un souvenir amer. Heureusement, grâce à ma psy, je travaille pour aller mieux. Et je vais de mieux en mieux !

 

Cette année, qu’est-ce qui motive ton imagination, quels sont les projets qui te tiennent à cœur ?

 

Oh… Déjà, j’ai mon blog «Les Rayons de la Colère », ensuite j’ai donc le scénario du « Rôle de ma Vie ». Puis, pourquoi pas écrire une nouvelle biographie ? Sinon, avec Frantz Chuberre Saunier et Nadine Dalman, nous comptons monter une exposition à trois, intitulée « Divas, Corps et Ames ». Alors que je gèrerai la partie écriture, Frantz a fait des superbes portraits, et Nadine, des Mandalas, consacrés à des divas allant de Barbara à Isabelle Adjani, en passant par Romy Schneider ou Vanessa Paradis. Tout est quasiment achevé. Nous sommes justement en train de chercher le lieu idéal à Paris pour exposer !

 

 

nicolas vitellio

 

 

Tu as beaucoup écris de biographie comme sur Mylène Farmer, Sylvie Vartan, Lady Gaga, Vanessa Paradis, comment choisi-tu les artistes que tu mets sur tes pages, d’autres comme Dalida, Françoise Hardy, Barbara te laissent-elles indifférent ?

 

Que nenni ! J’adore toutes les figures féminines d’hier au d’aujourd’hui. J’adorerai écrire sur Dalida ou Barbara, hélas de tant de plumes remarquables sont déjà passées par là. Je pense notamment à mon ami David Lelait-Helo, qui pour l’anecdote était en terminale avec moi. C’est toujours un plaisir de se retrouver et de parler de nos figures féminines respectives. Et encore aujourd’hui, si j’aime Sylvie Vartan, lui préfère Michèle Torr. Après, je reste tributaire de mes éditeurs qui sont de plus en plus frileux actuellement. Regardez, je rêverai écrire sur Kylie Minogue qui a un parcours de vie stupéfiant, et pourtant, personne n’en veut. Mais je suis têtu, et j’y arriverai peut-être un jour ?

 

Les pages blanches, sont-elles difficiles à commencer, ou alors est-ce un ruisseau d’écriture limpide dès que tu penches dessus ?

 

Je ne connais pas du tout l’angoisse de la page blanche. J’ai une écriture très automatique, qui m’a pourtant laissé tomber durant cette récidive. Cela fait à peine un mois que j’ai retrouvé tous mes moyens. Le reste du temps, avec la fatigue et la douleur, je n’avais plus aucune énergie. J’en ai beaucoup souffert. Mais, c’est du passé !

 

Vers quel autre exercice de style aimerais-tu aller explorer ?

 

Je ne sais pas. Ah si ! L’écriture des paroles de chansons. Avec Frantz, nous avons produit « Et si c’était ça… » la chanson phare du « Rôle de ma Vie ». Une véritable histoire amicale. Si c’est Nicolas Vittiello qui en fut l’interprète, et Daniel Castano, le compositeur, c’est moi qui ai écrit le texte. J’y ai pris énormément plaisir ! Je me verrai bien réitérer l’expérience !

 

 

Erwan Chuberre Saunier.

 

 

Comment vois-tu ton futur ?

 

Je le vois radieux… avec mon amoureux, bien sûr. Je nous vois quitter Paris afin de nous installer dans le sud. Ils vécurent heureux. L’un peignant des petits chefs-d’œuvre, l’autre accumulant les best-sellers traduits dans le monde entier ! Pas mal, non… Et promis, on resterait des mecs simples comme aujourd’hui !

 

Si tu avais un conseil, ou une maxime à donner, ce serait quoi ?

 

Ca serait une phrase que j’ai lue il y a peu… « "Tu génères de la lumière par ta façon positive, constructive d'être et de vivre ; ainsi donc ne laisse rien de négatif en toi réduire cette lumière." Par contre, désolé pour l’auteur, mais je ne sais pas qui c’est ! Mais pas grave, j’aurais pu l’écrire ! Rires.

 

Pour conclure, qu’aimerais-tu ajouter ?

 

Qu’il ne faut jamais baisser les bras face aux difficultés de la vie. Notre vie reste un voyage, autant le rendre le plus agréable pour tous !

 

Aller, un dernier mot.

 

Merci à vous. Votre première interview m’a porté chance, alors pourquoi pas pour le deuxième ? Longue vie à vous tous !

      

 

Merci à toi, de ta franchise, et d’avoir accepté de faire un flash-back sur ta période de ténèbres.

 

 

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Site officiel Erwan Chuberre

Blog « Les Rayons de la colère »

http://www.storenumeriklire.com/societe/138-cancer-ce-n-etait-pourtant-pas-mon-signe-astrologique-de-erwan-chuberre-saunier.html

 

 

Erwan Chuberre Saunier ..-copie-1

 

 

Mylène Farmer – Des mots sur nos désirs

L’intégrale Mylène Farmer

Interview Erwan Chuberre (2007)

 

 

Erwan a rejoint ses étoiles  le 25 août 2014 ... à 3h du matin !

 

Crédits photos DR

 

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

 

Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 02:02
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Pour ce nouvel entretien avec Jann Halexander à l’occasion de la sortie de son album Un bon chanteur est un chanteur mort, on s’est retrouvé pour une discussion à « bâton rompu ».

 

 

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Qu'est-ce qui fait courir l'artiste Halexander ?

 

C'est une question assez vaste...je dirais...ce sentiment que la vie est courte et qu'elle brûle entre les doigts...alors le fait de faire des concerts, des disques, écrire des livres, cela me fait me sentir vivant...

 

Et l'homme prénommé Jann, qu'est-ce qui le motive ?

 

En fait...il n'y a pas vraiment de scission homme/artiste...je suis les deux, il n'y a pas de séparation...cela a été difficile à accepter pour certaines personnes de mon entourage d'ailleurs...ce qui me motive c'est de faire des choses que la plupart ne font pas, d'aborder des sujets que d'autres évitent...et puis je trouve que, malgré les embûches, la vie est belle, la vie est immense pour paraphraser la chanson de Nicolas Duclos, un collègue...

 

 

Cliché promotionnel n°2.(c) Monique Hottier.8 décembre 2

 

 

Ces questions car le titre de ton album, « Un bon chanteur est un chanteur mort » n'est-ce pas le reflet d'un mal être gravé sur CD ?

 

C'est à la fois l'expression d'un doute sur la condition de chanteur...et aussi une boutade...j'ai écrit les premiers vers de cette chanson peu de temps après le suicide d'Allain Leprest...Barbara disait qu'il ne fallait pas attendre que les gens meurent pour leur dire qu'on les aime...et c'est tellement vrai...artiste ou pas artiste.

 

 

Quand on écoute ton album, plusieurs choses peuvent surprendre.

 

Lesquelles ?

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Déjà un virage vers le monde de la musique pop.

 

Oui. C'est vrai. Je n'aime pas trop les cloisons, les chapelles...je fais de la chanson, c'est vrai, je chante en français, c'est vrai aussi mais je ne me sens pas appartenir au 'monde de la chanson française'...de fait, peut-être le suis-je, mais en même temps, j'ai fait face à tellement de réactions...bizarres dans ce métier que finalement...être hors ghetto c'est une protection.

 

 

Moi qui rêve

 


Deux titres sont irrésistibles, « Le vin solitaire » et « Le sexe triste ».

 

Le vin solitaire, c'est un texte du parolier Cyril C.Sarot. J'aime le vin rouge. Notamment les vins de Bourgogne, des pays de la Loire, d'Afrique du Sud...et Le Sexe triste c'est une boutade...aussi...j'ai eu du mal à assumer cette chanson mais en fait...et bien les gens l'adorent...alors je crois bien que je vais la chanter aux prochains concerts!

 

Il est vrai aussi, que tes chansons sont aussi parfois aux antipodes comme, « Le sexe triste » dont on parlait et « Les mantes religieuses ».

 

Oui...j'aime le paradoxe

 

Les chansons de cet album sont plus "orchestrées" que sur les précédents ou le piano était le moteur principal, Est-ce aussi une envie de devenir "plus populaire", ou juste une envie de mélodiste ?

 

Je ne sais pas si le piano est 'anti-populaire', je ne crois pas mais je constate en effet que les arrangements variés dans un titre font qu'une chanson est...plus accessible au 'grand public'...et puis c'est vrai l'envie de faire des belles mélodies...une chanson c'est un texte+une musique. Sur scène c'est pareil, j'ai un chœur, une guitariste...c'est une façon d'amplifier mon univers...ce que je fais 'na de sens que par rapport aux gens qui me suivent depuis des années, aux personnes qui me découvrent...après je ne me vois pas chanter de la country ou du rap ou du slam...

 

Je ne dis pas que le piano est anti-populaire, mais en amplifiant les orchestrations on ressens une envie d'ouverture vers un public plus large.

 

Oui. C'est certain...c'est venu naturellement. Peut-être aussi parce que de plus en plus de gens sont venus me voir en concert, cela a dû jouer. Je me suis senti un peu plus décomplexé...et c'est ce qui est beau : chanter pour le public le plus large possible...

 

 

Cliché promotionnel n°3.(c) Monique Hottier.8 décembre 2

 

 

Justement, à ce sujet, qui vient à tes concerts, des connaisseurs du monde musical ou tout simplement des amateurs de spectacles ?

 

Les gens qui viennent me voir sont pas forcément des connaisseurs...certains regardent The Voice, W9...et s'intéressent peu à la chanson...je l'ai constaté très tôt...je m'en plains pas...si une musique est belle, que ce soit de la chanson, de la pop, ou de la salsa, j'y suis sensible...après j'apporte ma touche personnelle...

 

C’est quoi un album pour toi ?

 

Un album c'est un moment de vie...dans la vie, il y a des moments de joie, des moments de doutes, des moments d'angoisse, des moments d'amour...je tenais à refléter cela...et c'est aussi pour ça qu'il n'y a que '13' chansons (13 étant mon chiffre fétiche).

 

Pourquoi « Requiem pour Dewaere », qui est un acteur loin de ta génération ?

 

Le texte m'a été proposé par des paroliers...c'était un acteur ténébreux...sombre...torturé...qui est mort l'année de ma naissance...sa performance dans Les Valseuses est extraordinaire (avec celle de Jeanne Moreau).


 

Question

 

Dans cet opus il y a de longues intro musicales sur certains titres, est-ce plaisir du compositeur qui veut montrer qu'il n'est pas que chanteur ?

 

Oui sans doute...j'ai appris le piano à l'âge de 6 ans...avec ma mère d'ailleurs...je suis très sensible aux musiques...

 

Il y a aussi une très belle reprise de « La javanaise », pourquoi ce titre de Gainsbourg ?

 

Alors ce titre...d'abord c'est une belle chanson même si je ne suis pas fan de tout Gainsbourg...et puis c'est un clin d'œil à quelqu'un de ma famille qui n'est plus et qui aimait beaucoup Gainsbourg...je voulais faire une reprise lumineuse...

 

Après cet entretien sur ton album, parle-nous de « Concerts dans les nuages ».

 

C'est quelque chose qui me touche beaucoup. Je suis invité par Frédéric Pagès, un chanteur très talentueux et qui a connu Nougaro, qui organise 3 concerts autour de Nougaro...je chanterai des chansons de cet artiste à part, et des chansons de mon répertoire choisies pour apporter une certaine cohérence...et puis c'est émouvant car Claude Nougaro admirait un grand-oncle à moi, le chanteur gabonais Pierre Akendengué, qu'il surnommait « l'Africain de la chanson française »...d'une certaine façon, le fait que je chante 'dans les nuages' début mars n'est peut-être pas un hasard...

 

 

Affiche Concert dans les Nuages

 

 

Quels sont à part tes concerts, tes projets pour les mois qui viennent ?

 

C’est vrai que je suis très concentré sur les concerts, ceux au Tremplin Théâtre le 21 et 22 mars à Paris...puis Prailles...puis d'autres dates...je planche sur une traduction en anglais d'un roman que j'ai écrit. Mais je dois bien dire que ce nouvel album et les dates de concerts sont...le plus important...et pour un bon bout de temps...c'est beaucoup de travail mais j'en suis très heureux...

 

Qu’aimerais-tu ajouter pour conclure cet échange ?

 

D'abord merci à Flash-News...et puis merci au public qui me suit depuis 11 ans déjà...je dois dire que dans certains moments; cela m'a permis, cette fidélité de ne pas désespérer...et puis un clin d'œil à la famille proche, à Monique Hottier, la secrétaire du label, à Jeff Bonnenfant, attaché de presse, à mon éditeur, M.Cosniam des Editions Lalouline, à mon ami...

Je crois que ...voilà...je pense avoir fait le tour...merci encore. Merci de vous...et à très vite...

 

Merci à toi.

 

 

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Vous pouvez retrouver ses albums sur toutes les plateformes de téléchargement ainsi qu’en magasins.

 

« Moi qui rêve » - réalisation : Jeff Bonnenfant/Jann Halexander

 

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

 
Samedi 1 mars 2014 6 01 /03 /Mars /2014 02:02
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Une interview avec Quentin Elias (ex-Alliage), est un réel plaisir, et un véritable cadeau.


















 

 

 

 

 

Bonjour Quentin, c’est vraiment une joie de faire cette interview avec toi, il est assez difficile d’avoir des nouvelles de ce que tu fais précisément, aussi, comme tu as accepté ce jeu de questions, ont va essayer de mieux voir, dans toutes les activités que tu mènes, ou que tu as mené, où tu en es actuellement.

 

 


Avant d’aller plus loin, peux tu faire un résumé sur ta jeunesse.

 


J’ai grandi sur Marseille, dans une cité mal réputée, mais c'était très familial, tout le monde se connaissait… très jeune j’ai entrepris la Danse chez Katia Barcelo, et tout a commencé pour moi.

J’ai eu un déclic, je savais que tout serais différent.

 

Je n’ai jamais aimé l’école, j’ai arrêté dès 3ième. Je me suis toujours sentis un peu « misfit », où que j'allais je n’arrivais pas a me faire accepter, ou je n’arrivais pas à comprendre les gens autour de moi.

Je n’ai eu jamais de « meilleur » ami comme on dit. J’avais des amis de quartier, mais vraiment personne a qui je pouvais parler de mes histoire de cœur ou d'adolescent.

Mon adolescence a été très dure car je l'ai vécu seul vu que j’ai grandi avec ma sœur et ma mère, mais lorsque tu es un garçon il y a des choses dont tu ne peux parler ni à ta sœur et ni à ta mère.

Ma famille est très proche de moi, j’ai une sœur qui est peut être la meilleur du sœur au monde, que j’aime beaucoup, et une mère en or.

Ma mère a fait un superbe travail, elle nous a élevé toute seule et on a jamais manqué de rien. Elle nous a même trop gâté, je ne sais pas comment elle a fait .. je suis sur que ça été très dur pour elle, mais elle nous a toujours appris les choses avec amour.

C’est un peu mon modèle aujourd’hui. elle représente le courage et la persévérance.

 

Puis j’ai décidé de quitter Marseille, j’avais une envie de découvrir la vie en dehors de ma cité, et je voulais acquérir mon rêve, celui d’être un artiste et de vivre de mon travail.

 

 



Comment es-tu arrivé dans le groupe Alliage, qui a fait rêver et chanter des milliers d’ados.

 


Un ami qui connaissait Daniel Moyne m'a parlé d'une audition et m’a mis en contact avec lui.

J’ai passé un casting, et les choses ce sont déroulées très vites pour moi, comme un peu du jour au lendemain.

 

 



Quelle est la chanson dont tu es le plus fier ?

 


Je dirais le duo avec Boyzone, Te garder près de moi, ainsi qu’une chanson que j’ai écrite et produite sur le 2ième  album qui s'appelle T’aimer.

 

 



Pourquoi avoir quitté le groupe en 1999 ?

 


Disons que j’étais très jeune et très impulsif a cette époque !! Certaines personnes me rendaient dingue, alors il valait mieux partir que de créer un meurtre !!! (rire)

 

 



As-tu quelque part la nostalgie de cette période ?

 


Non pas du tout.

J’ai vécu cette époque a 100 pour 100 comme tout ce que je fais dans ma vie. Je suis content d’en avoir fait partis et je ne regrette rien. C’est une expérience qui m’a ouvert les portes et qui m’a appris beaucoup.

















 

 

 

 

 

Ca a été pendant quelques temps, on pourrait dire une période difficile pour toi.

 


Difficile dans le sens que tout d'un coup les médias et le milieu artistique  ne reconnaissent pas ton travail et ton talent et ignore que tu as existé ou que tu existes toujours.

Personne ne veut te donner du travail sans donner d’explication. Plus personne ne veut te voir évoluer, comme si on te faisait payer le prix de ton succès.

Le rejet est une chose que l’être humain en général a du mal a accepter, mais on se fait une raison et on continue a se battre .

La chose qui m’a sauvé c’est de partir sur New York et continuer à travailler.

 

 

 

Côté musique la France ne semblait plus au rendez-vous, tu as pourtant sortis d’excellents morceaux qui n’ont pas fait le succès que l’ont pouvait espérer, est-ce ça, qui t’a fait traverser l’Atlantique ?

 


Il faut savoir que dès 99 lorsque je suis parti du groupe, je n’ai jamais arrêté de travailler.

J’ai enregistré des tonnes de chansons, avec différents producteurs, à chaque fois que je finissais des titres j’allais démarcher les maisons de disques.

Sans succès bien sur.

Alors je revenais en studio et enregistrais des nouveaux sons.

Après quelques temps j’ai réalisé que ce n’était pas mes titres qui ne plaisaient pas, mais l'artiste qui les chante. Certains morceaux étaient même produit par des tops studios et producteurs, mais il n’y avait rien à faire.

Alors j’ai compris, et je suis partis où les gens ne jugent pas d'où tu viens, mais ce que tu sais faire .. New York !!!

 

 



Tu as reçu le Diamond Award, tu as participé au disque américain avec des grands noms de la chanson internationale comme Diana Ross ou Dionne Warwick après le 11 septembre du World Trade Center.

 


Le Diamond Award été une surprise. mais une bonne, bien sur c’est hors de la France !! voila qui explique tout .. (rire)

Niles Rodgers m'a proposé de faire parti de l’enregistrement de WE ARE FAMILY pour les victimes du 11 Septembre, et ça c’est une aventure !!

 

Te trouver dans une studio où Spike Lee dirige le clip, Diana Ross à tes côtés, Patti Labelle, Pink, Faith Evans, Chante Moore, Queen Latifah et plein d'autres … c’était comme si je rêvais!!!

J’étais très fier, et des trucs comme ça me donne la force de continuer mon chemin à New York, parce qu’ici les gens te donne ta chance si tu es près a travailler.

J’en suis super fier … qui aurait dit hein ?

 

 



Comment a été accueilli ton album « Serve It Up » aux Etats Unis ?

 


Assez bien, je me suis produit un peu partout avec ce titre, même fait une télé en France. mais de suite après je suis passé à autre chose, et j'ai sorti SO WHAT.




















 


 

En parallèle tu mènes une carrière de mannequin, ce qui se comprend avec ton physique remarquable, mais justement, au prix de combien d’effort as tu sculpté ce  corps dont la plastique défie toute concurrence ?

 


(rire)

Merci pour le compliment …
Je me suis toujours entraîné au sport, depuis que j’ai 16 ans. Ca fait presque plus de 12 ans non stop. Je fais attention a ce que je mange et le reste c’est ma mère qui me l’a donné je crois !! (rire) .

Ici la concurrence est hard vu que tout le monde s’entraîne. c’est une chose beaucoup plus courante qu’en France.

Je travaille toujours beaucoup en tant que mannequin, surtout en commercial .. les contrats sont plus important en money.

 

 


Qu’est-ce qui t’a amené à travailler pour RandyBlue ?

 


Au cours des années tu n’as aucune idée  de combien de personne m’ont demandé de faire partie de films adultes. J’ai toujours refusé, car je n’en voyais pas la raison.

 

Puis lorsque j’étais sur L.A pour ma pièce de théâtre WHATEVER HAPPENED TO NORMAN DESMOND c’est une adaptation de SUNSET BLVD, j’ai rencontré Randy.

Il était super cool et m’a proposé à son tour.

On a parlé. Je lui ai dit que si je le faisais, ce serait a certaines conditions.

Je voulais bien sur un super gros chèque !! (rire)  … et puis je voulais choisir mon photographe et mon équipe dont je connaissais le travail, la qualité de l’image etc …

Je voulais quelque chose d’élégant a l’image, et surtout le plus important, je voulais juste faire un SOLO.

Il a accepté toutes mes conditions.

 

Je n’avais aucune idée de l’impact que ça aller créer.. mais c’était fun de le faire, et Randy est une personne que je suis content de connaître.

 

 



Que retires-tu de ta nouvelle expérience dans le film X ?

 


Fun, bien que pour moi ce n’est pas du X . Un solo c’est pas grand chose. Mais fun .



Depuis, de très belles photos de nus te représentant fleurissent sur le net, beaucoup sur des sites gays, est-ce que cela te gêne de devenir une icône du monde gay ?

 

Non ça ne me dérange pas du tout d’être une icône gay, surtout sur NYC c’est flatteur. La communauté gay est supporteur de mon travail sur NY.

Depuis que j’ai travaillé avec Junior Vasquez sur le titre THIS TIME BABY, tout a explosé pour moi dans la communauté, et vu que les Gays sont les premiers a initier la mode et les tendances c’est un bon signe.

De plus en tant qu'artiste, un public est un public , gay, bi , straight . c’est tout pareil pour moi. 

 

 

 
La danse que tu as pratiqué au studio de Katia Barcelo dans le ballet, jazz moderne et claquette, te donne ce côté félin quand tu te produis sur scène, comme on peut le voir dans la vidéo ci dessous, cela doit t’aider fortement dans l’expression physique que tu exprimes sur pellicule ?

 


Oui la danse est primordiale dans ma vie.

C’est au travers des cours de Katia Barcelo que j’ai su tout de suite ce que je voulais faire dans ma vie.

Etre danseur te rend les choses plus facile sur scènes. Tout est naturel, comme si c’était en moi d’être sur scène.

Après c’est à toi de savoir donner au gens ce qu’ils attendent, et jouer la carte sex, peut être sans que je m’en rende compte.






 

 

 


(vidéo So What)

 

 





Qu’est-ce qui est le plus difficile dans ta reconversion, l’image qui change, ou as tu un côté exhibe qui, comme beaucoup, est souvent refoulé, et que tu peux maintenant exprimer.

 


Je ne penses pas que c’est une reconversion mais une évolution en tant qu'artiste, le ciel est ma limite. Je veux toucher…

Mon côte exhibe est en ce moment ma façon de m’exprimer.

Je suis sur que dans 5 ans je serai une personne différente.

Mon physique m’a ouvert beaucoup de portes mais m’en a refermé aussi pas mal. Les gens te jugent par rapport à ton look, et pensent que tu ne sais rien faire, ou que tu es idiot.

Des fois ton look peut jouer contre toi.

 

 



Ton pseudo est « Q », c’est de la provoc ?


 


(rire)

Qu'en penses-tu ?

 


Que c’est oui, et que tu as tapé dans le mille !

 

 


Y a t’il un film qui sortira bientôt avec toi, ou est-ce une virgule dans ton parcours ?

 


Non j’ai fait un solo avec Randy, c’est tout.

J’ai voulu le faire, je l’ai fait, j’en suis content. Maintenant je passe à autre chose.


 

Aimerais-tu aussi, jouer dans des films plus grand publique, où te tourner vers le théâtre ?

 


Oui bien sur.

Je suis en train de tourner un film qui s’appelle MY GUARANTEED STUDENT LOAD avec pas mal de noms.

J’ai un assez beau rôle, où d’ailleurs je chante une de mes chanson. J’en suis content.

Puisque tu en parles, je joue au théâtre dans une pièce, dont je t’ai parlé tout à l’heure, qui s'appelle WHATEVER HAPPENED TO NORMAN DESMOND, j’ai le rôle principal masculin de JOE. Je prends des cours aussi sur L'ACTOR STUDIO.

Donc j’en suis assez fier.

 

 



Tu t’es lancé aussi dans le remix.


 


C’est plutôt de l'électro.

Je travail sur un album de Elector, remix de mes titres, plus quelques reprise qui s'appelle LOVE CONFUSION et qui sera près début 2009.

 

 



Parle nous aussi de « Give me more some more ».

 


Ca fera partis de l’album LOVE CONFUSION, un titre très sexuel vu le titre !!

 

 



Comment est accueilli « Always The Last  2008 » ?

 


Bien . Les fans l’ont acheté sur Itunes et Amazone.

J’ai une base de fans ici sur les US assez importante. J’essaye donc à chaque fois de travailler sur des sons nouveaux pour toujours être d'actu.

 

 



Envisages-tu d’enregistrer un jour un nouvel album en français  ?

 


NON !

 

 



De qui te sens-tu proche musicalement ?

 


C’est un question hard … hmm je ne sais pas, je ne veux pas lancer des noms comme ça. Les gens qui vont lire l’article vont penser que je me la raconte …  (rire).


















 

 

 

 

De toutes tes expériences professionnelles, laquelle te marque le plus positivement,  et laquelle négativement ?

 


Ouvrir pour Madonna au Roxi et pour Janet au Pier Dance pour la Pride sont bien sur des expériences qui m’ont marqué.

Aussi lorsque j’ai enregistré We are family avec 50 stars autour de moi c’étais immense,  et ça m’a appris à être humble car les plus grandes personne de ce métier sont les plus simple..

 

Je n’ai pas vraiment d’expériences négatives, car on apprend toujours du négatif .

Peut être de quitter le groupe Alliage de la façon dont je l’ai fait. J’ai blessé beaucoup de personnes sans y prêter attention.

Ce qui est le plus négatif dans mon travail est le sacrifice de laisser ma famille derrière moi en France pour réaliser mon rêve ici sur les USA, c’est très dur pour moi d’être loin d'eux.

 

 



Quels sont tes projets ?

 


LOVE CONFUSION ALBUM
(disque), MY GUARANTEED STUDENT LOAN (film), WHATEVER HAPPENED TO NORMAN DESMOND (théâtre).

 

 



Quelles sont tes passions dans la vie ?

 


Le sport. la chanson, la danse.

 

 



Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?

 


Rien .. les gens sont libres de penser ce qu’ils veulent . Je pense avoir été très honnête avec toutes mes réponses.

J’espère que ceux qui ne me connaissent pas réellement verront les choses plus différemment.

 

 



A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?

 


On m’a posé toutes sortes de questions crois moi … !! Je suis immunisé … (rire)


















 

 

 

 

Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?

 


MERCI POUR TOUT !


Merci à toi surtout, qui t'es prêté avec gentillesse et humour à cette interview.

 

 

 

http://quentinelias.blogspot.com/

 

http://www.myspace.com/quentinelias



(interview Michel XG / copyright flash-news) 

 

 

Quentin a été retrouvé sans vie dans son appartement de New York le 27 février 2014.

 

 

 

Crédit photos DR

 

Jeudi 27 février 2014 4 27 /02 /Fév /2014 11:30
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Aujourd’hui c’est une interview exclusive avec Bruno Pelletier un artiste que Flash-News aime particulièrement.  

 

Du statut de Star au Canada à celui de Superstar en Russie et en Asie, il nous offre lors de son passage  à Paris un concert exceptionnel à La Cigale le 1er avril.

 

Rencontre avec une « vraie » personne, au sens propre du terme !

  

bruno pelletier 1

 

Bonjour Bruno, tout d’abord un grand merci pour cet entretien que les internautes de Flash-News vont découvrir, c’est pour moi un honneur et un plaisir non dissimulé.    

 

Comment es-tu arrivé dans la musique ? 

 

En fait, très tôt, j’ai demandé à mon père pour jouer de la batterie. Il m’a plutôt apporté une guitare à l’âge de 8 ans que j’ai laissé de côté. Ce n’est que vers mes 13 ans que j’ai pu avoir une batterie et commencer mon parcours. À la base, je suis un musicien. Je ne croyais pas devenir chanteur. Ce n’était pas mon premier choix lol !

 

Ce qui semble bizarre à dire (ou écrire) aujourd’hui !

  

Est-ce que tes débuts ont été difficiles ?

 

Oui, il m’a fallu pas mal d’années de galère pour réussir à avoir un premier contrat de disque et ensuite, d’avoir un certain succès. En fait, j’ai mis dix ans et 3 albums avant de connaître un minimum de succès. Mais après ça ne s’est jamais arrêté jusqu’à aujourd’hui.

 

 

Miserere

(ce live à écouter jusqu’à la dernière note qui côtoie le “sublime” où se mêlent subtilité, finesse et force)       

 

Peut-on dire que c’est « Miserere » qui a vraiment été le déclencheur de ton succès ?

  

Oui exactement, c’est ce troisième album qui m’a permis d’avoir une reconnaissance et dans l’année qui suivit j’obtins le rôle de Gringoire pour la comédie musicale «  Notre-Dame de Paris ».  

  

On ne va pas parler de récompenses, car entre 15 Prix Felix qui t’ont été décernés, la Socan ou Le Palmarès, celles-ci jalonnent ton parcours, mais que ressens-tu au moment où tu reçois ces distinctions, est-ce un aboutissement ou une fierté ?  

  

Je ne fais pas partie des artistes qui semblent pratiquement au-dessus de ça, non. Je suis très heureux quand ça arrive car c’est le travail de plusieurs personnes aussi qui est récompensé, pas seulement moi l’artiste.  

  

bruno pelletier 2  

  

Ton premier « tube » en France a été « Le temps des cathédrales » de la comédie musicale « Notre Dame de Paris », et malgré de superbes albums qui ont suivi, ce succès n’a pas été renouvelé, comment expliquer que le public français n’est pas plus interpellé par ton univers ?  

  

Bonne question. Je crois qu’il en tient pas mal à moi de n’avoir pas été assez présent sur le territoire. Si on combine à mon manque d’intérêt pour la chose médiatique, je crois que dans l’univers d’aujourd’hui, il aurait fallu beaucoup plus de présence de ma part. Par contre, les fans qui sont là depuis des années, le sont toujours et je leur en suis extrêmement reconnaissant.  

Je suis choyé et j’ai une belle carrière. Différente de d’autres mais la mienne !

 

 

 

J’ai posé des pierres

(album "Rendu là")

  

 

Parle-nous de ton dernier album « Rendu là ».  

  

C’est un album de correspondances où chaque chanson est écrite à quelqu’un de mon entourage. C’est assez personnel comme album.  

  

Tu vas être en concert à La Cigale à Paris*, qu’attends-tu de ce rendez-vous musical ?  

  

Je suis très excité à l’idée de revoir plusieurs de ces gens qui me soutiennent depuis des années et que je n’ai pas vus depuis longtemps. Ça fait 10 ans en fait que je n’ai pas joué à Paris. Je crois vraiment que ce sera assez formidable, en tout cas pour moi …lol !  

  

Quels sont tes projets, y a-t-il une nouvelle comédie musicale en vue, ou ce qui nous ferait aussi plaisir, la reprise de « Dracula - Entre l'amour et la mort ».  

  

Je ne sais pas, pour l’instant, je planche sur un projet pour 2014-15.  

 

bruno pelletier rendu là 3  

 

Tu es l’une des plus importantes vedettes de ton pays, ta renommée va de Québec à Moscou, quels horizons aimerais-tu conquérir ?  

  

C’est drôle cette formulation. Je ne me sens pas du tout comme un conquérant mais plutôt comme un invité. Lorsqu’on m’invite quelque part et que j’ai envie, je partage ma musique avec ces gens qui me font cet honneur que de m’accueillir chez eux…c’est vraiment un privilège chaque fois.  

 

Malgré ton sourire éclatant et ton œil espiègle, on devine en toi comme une blessure, est-ce une erreur de penser ça ?  

  

On en a tous non ? moi y compris….je les porte dans mes chansons surtout. Dans la vie, j’essaie que ce ne soit pas trop lourd.  

  

On sent dans tous tes disques une immense humanité et ouverture d’esprit, y a-t-il quelque chose qui te dérange dans l’époque actuelle ?  

  

Oui la vitesse de la nouvelle et la déshumanisation par l’exposition. On voit tout de tout sur le net et on assiste à l’exposition d’horreurs et de folies extrêmes mais par le spectre de notre écran, ça désincarne beaucoup. Il y a une marchandisation et un note exponentielle à « qu’est ce qui sera le plus gros buzz ».  

 

 

Des kilomètres

(album "Rendu là") 

 

A part la musique, quelle est ta passions dans la vie ?

 

Le sport

 

Tu es très impliqué dans des associations caritatives (enfants malades – recherche contre le cancer), pourquoi cet investissement ?

 

J’ai toujours eu en moi cette notion d’aide assez naturellement. Comme je suis un privilégié, je me sens redevable en quelque sorte. Aussi, je m’associe à des causes où j’ai un lien particulier et réel pour bien défendre ces causes avec vérité.

     

Un mot pour conclure.

 

Merci d’être toujours là. Je serai toujours humble face à cette marque de confiance et de fidélité.

Je vous suis reconnaissant chers amis de loin … et proche à la fois !

 

Un grand merci pour cette interview qui va ravir tes fans français, et avec le bonheur de pouvoir te voir sur scène le 1er avril.

 

bruno-pelletier 4 

 

Réservation La Cigale

 

Site officiel Bruno Pelletier

 

Site officiel Européen

 

Star-Flash Bruno Pelletier

 

Crédit photos DR

 

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Samedi 1 février 2014 6 01 /02 /Fév /2014 00:02
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Lena Ka est un nom qui sonne à nos oreilles, présente et discrète, pour en savoir plus, je suis allé la découvrir pour vous.
 
 
lena ka...
 
 
Bonjour Lena, pour commencer cet entretien, peux-tu me faire un bref flashback sur ton enfance.
J’ai passé mon enfance à Paris, entre mes parents divorcés.
J’étais très renfermée et comme beaucoup d’enfants dans ce cas, je me suis réfugiée dans la musique, entre le piano et le chant.
J’ai su très jeune que je voudrais être chanteuse !
 
De tes origines italienne, tunisienne et ta vie en France, laquelle te semble influencer le plus ce que tu fais.
Hmm, question intéressante… Je crois que ma recherche permanente du soleil vient clairement de mes origines !  Question musique, j’ai l’impression de ne pas me mettre de frontières, la preuve, j’ai fait de la variété, de la folk, et  de la musique franco-capverdienne récemment.
 
Et d’ailleurs, qu’est-ce qui t’as amené à la chanson ?
Comme je l’ai dit plus haut, c’est certainement ma timidité maladive qui m’y a amenée dans un premier temps. Je n’arrivais pas à parler, vraiment. Le seul moyen que j’aie trouvé pour communiquer était dans le fait de chanter.
Et puis, j’aimais énormément écouter un tas d’artistes, de Stevie Wonder à  Michael Jackson en passant par Maurane et d’autres.
 
 
lena ka.
 
 
A tes débuts tu avais le nom de Lena Kann, pourquoi ce changement en Lena Ka ?
Parce qu’une artiste peintre m’a demandé d’en changer, trouvant que son nom et le mien se ressemblaient. Au final, ça m’a bien plu, surtout pour la signification du Ka.
 
Entre le duo live avec Doc Gynéco dans Taratata, le duo avec Umberto Tozzi  et celui avec Serge Lama, même si c’est sur disque, dans lequel te retrouves-tu le plus ?
Pour Doc Gyneco, c’était plus des chœurs qu’un duo !
Je me retrouve vraiment dans les duos que j’ai fait avec Serge Lama, je crois qu’on en a fait quatre ou cinq, entre la scène et le studio. Le premier sur son album « Feuille à feuille » me touche énormément (la chanson s’appelle « Quand on revient de la). Puis celui qu’on a fait en télé sur « D’aventures en aventures » m’a donné des frissons, tellement j’aime la chanson.
 
 
D’aventure en aventure avec Serge Lama
 
 
Quelle est pour toi la meilleure évolution que tu as eu depuis ton premier album « Entre les mots ».
Sur le premier album, j’étais dans une major, je ne connaissais pas grand chose au métier, du coup j’écoutais un peu les multiples avis autour de moi, par manque de confiance.
Je pense que cela se ressent sur cet album. ; il part un peu dans plusieurs directions.
Sur le deuxième, je savais beaucoup plus précisément ce que je voulais. Bizarrement, le faire sans maison de disque m’a donné plus de liberté !
 
 
lena ka - cinquième saison
 
 
Parle-nous de ton album « Cinquième saison ».
C’est un album autoproduit, avec le soutien de la Sacem et de personnes qui ont cru en moi et investit dans le projet avant qu’il sorte, sans passer par une maison de disque ou un autre système de financement comme ça se fait beaucoup sur internet maintenant.
J’ai de la tendresse pour cet album car il a été fait de manière artisanale, avec peu de moyens mais des musiciens que j’aime.
Quant aux chansons, elles sont très personnelles. L’album est plus folk que mon premier, je pense.
 
 
Comme un dix septembre
 
 
Tu as sorti un CD 2 titres intitulé Nos Amor, dont les bénéfices des ventes sont reversés à l'association « La chaîne du cœur avec Lena Ka » (pour aider les enfants au Cap Vert), explique nous un peu cette association, et pourquoi tu y prends part.
J’ai crée cette association  suite à la collecte que j’ai organisée pour récolter des fournitures, jouets et autres  pour un centre social au Cap Vert.
Une amie vivant la bas  m’a expliqué à quel point tout leur manquait la bas.
Du coup, après cette collecte, j’ai voulu que ce soit plus « carré », et quand nous avons commencé à enregistrer la chanson, il m’a semblé logique de reverser les bénéfices à l’association pour aider ces orphelins.
 
Avec qui aimerais-tu un jour travailler ?
Stevie Wonder, en premier lieu, même si je devais lui tenir le micro, je serais heureuse !
Il y en a beaucoup, à vrai dire, Jehro, Maurane, Shawn Colvin…
 
Où peux-ton te retrouver prochainement ?
Je vais chanter dans le sud, à Carnoux en Provence le 23 novembre, avec le groupe Super 8 ; c’est un projet de reprises de musiques de film, que j’ai voulu intégrer en bonne cinéphile que je suis.
Je prépare également un concert parisien d’ici la fin de l’année.
 
Quels sont tes projets dans les mois qui viennent ?
Je me remets à composer pour d’autres artistes ; il y notamment l’album de Nadja,  une super chanteuse canadienne, dans lequel j’ai composé une chanson avec François Welgryn.
Il faut aussi que je me remette à composer pour moi !
 
Pour conclure, qu’aimerais-tu dire aux internautes ?
J’aimerais leur souhaiter un début d’année tout en douceur et sérénité.
Et s’ils veulent faire un geste pour les enfants du Cap Vert, le single Nos amor est disponible sur le site http://labelmidi52.wix.com/midi52#!
D’avance merci !
 
Merci à toi Lena.
 
 
lena ka
 
 
 
Crédits photos DR
 

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Samedi 28 septembre 2013 6 28 /09 /Sep /2013 02:02
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On retrouve Jann Halexander pour une nouvelle interview, avec Françoise Hardy, c’est un des artistes les plus fidèles à Flash-News.
 
 
HALEXANDER
 
 
Jann, tu fêtes ce mois-ci tes 10 ans de carrière, c’est le moment d’un premier bilan, en découpant en chapitres les éléments qui ont construit ton parcours jusqu’à ce jour.
 
Musique
Comment le piano est-il entré dans ta vie ?
Grâce à Maman, principalement. Je devais avoir 6 ans. Je voyais ma mère jouer du piano (elle a été prof de piano et de philo). J'étais intrigué. Des belles mélodies qui sortaient des touches. Il y avait quelque chose de magique. D'ailleurs, c'est toujours magique pour moi, et très sensuel. Je suis très nul en solfège par exemple. Je suis mal à l'aise avec les partitions. C'est ma faute, je n'ai pas fait d'effort de ce côté là. Je devrais continuer à faire des efforts, même si je n'en ai pas toujours envie. J'essaye de ne pas rester sur les acquis. J'ai vraiment un souci côté technique. Quand je pense par exemple au jeu pianistique de Pascal Pistone, l'accompagnateur et compagnon de la chanteuse Clémence Savelli, une collègue, je me sens vraiment...ridicule...
Comment t’es venu l’idée ou l’envie de devenir chanteur ?
A vrai dire au début je voulais être écrivain. Plus tard j'ai voulu travailler dans les pompes funèbres. Pour des raisons familiales, cela ne s'est pas fait. Sur un coup de tête, après une maîtrise de géographie à Angers, j'ai choisi de devenir chanteur...je ne réfléchis pas toujours avant d'agir...
Quand tu écris une chanson, est-ce le texte ou la musique qui prend le pas sur l’autre ?
J'ai l'oreille musicale...Je serais tenté de dire que souvent un air vient, s'impose et impose des paroles...parfois ça vient en même temps, grâce aux rêves. C'est très curieux, mais beaucoup de chansons, je les ai entendues en rêves et aussitôt réveillé, j'ai essayé de les retranscrire. Il y a quelque chose de mystérieux...
 
 
 
Sur les 100 titres que tu as enregistré, si tu devais en retenir trois, ce serait lesquels ?
Dur dur dur...vraiment très dur...Je dirais A Table, parce que même encore maintenant, c'est souvent cette chanson pour laquelle on me connaît. Je dirais Déclaration d'Amour à un Vampire. Les Patriciens. Ce qui m'étonne, c'est que le temps passe et certaines chansons gagnent en dimension, en force avec les années. Je trouve ça étrange en 2013 de chanter encore L'Amant de Maman, L'Ombre Mauve, par exemple. Ces chansons, je les aime et les gens qui se font beau pour venir me voir, bloquent leur soirée pour ça, veulent les entendre. C'est comme si finalement...l'essentiel, je l'avais dit il y a quelques années et depuis je ne fais que broder autour, parfois maladroitement, parfois avec un peu plus de talent. C'est toujours le public qui a le dernier mot.
Livre
Tu as écrit plusieurs livres, est-ce un complément à des chansons ?
Oui. Je ne sais pas si c'est un besoin vital. Un livre arrive, quelques gens le lisent, et vite il tombe dans l'oubli, comme pour les chansons...je veux dire que personne n'est irremplaçable. C'est fascinant, un peu angoissant. Mais si je fais beaucoup de choses, c'est aussi parce que j'aime ça et que je ne fais que ça...après il y a des choses que je ne pense pas faire, je ne sais pas...la sculpture par exemple...
Quand tu es en création de roman ou de récits, est-ce un jet instinctif ou alors un exercice de style ?
Je n'aime pas l'exercice de style, que ce soit en roman ou en chanson. C'est une forme de prétention. Dans laquelle je ne me reconnais pas du tout. J'écris, simplement. C'est souvent une sorte de jet.
Est-ce que la page blanche te fait peur ?
Non. En fait, j'ai souffert souvent de ne pas avoir eu le temps de verser sur papier tant de choses qui passent par la tête. Je pense trop. C'est usant pour les nerfs.
Te vois-tu un jour écrire un véritable roman d’aventure ou alors une biographie d’une vie déjà bien remplie, ou les deux ?
Une biographie, pas vraiment non. Parce que je parle souvent de ce qui m'entoure dans les chansons, les livres déjà existants. Parfois c'est sublimé, parfois c'est plus terre à terre. Un roman d'aventure, oui j'aimerais. En fait j'ai quelques idées. Ce qui me terrifie, c'est de voir à quel point le temps passe vite, si vite...
Théâtre
A part « La déclaration d’amour à un vampire », que tu as interprétée seul sur scène, as-tu joué d’autres pièces de théâtre ?
Non. Des concerts théâtralisés, oui mais pas d'autre pièce. Il était question qu'un comédien reprenne le rôle de Pretorius Malan, du monologue Confessions d'un Vampire Sud-Africain. Je passe le flambeau. Je l'ai joué une quarantaine de fois...à Paris, en Belgique, en Allemagne...
Te vois-tu jouer dans une pièce de théâtre avec de multiples partenaires, en classique ou en boulevard ?
Je n'en ai aucune idée. Je ne crois pas être bon comédien pour ça. Cela dit, je ne me connais pas encore suffisamment. Je ne dirais pas que cela ne me tenterait pas, attention. Plus dans le classique d'ailleurs, cela dit j'aime l'humour, j'aime faire rire, alors pourquoi pas pour le boulevard.
Cinéma  
Tu as commencé à faire l’acteur dans « Statross le magnifique », qu’est-ce qui t’as poussé à aller devant une caméra ?
Une bonne entente avec le cinéaste Rémi Lange, l'envie de faire quelque chose de vraiment atypique, décalé, bizarre. Même si j'ai tourné la page. Mais je ne vais pas cracher dans la soupe, la plupart des films où j'ai joué, que j'ai réalisés, ont été distribués par la société de Rémi Lange, dans les fnacs, les virgin, les cultura, se sont vendus à des milliers d'exemplaires, m'ont apporté un nouveau public, clairement. Et puis j'aime l'image. J'aime par exemple tout le travail d'image autour d'une chanson. La forme compte autant que le fond.
Très vite, tu es aussi passé derrière la caméra avec « J’aimerai, j’aimerai », « La nuit au Mans », « Occident » …, était-ce une envie viscérale de diriger les autres ?
Pas vraiment, c'était surtout l'envie de parler de choses dont on parlais peu. Je me suis dit tant pis si peu de gens regarderont ces films mais au moins ces films sont là, pour combien de temps, je ne sais pas...
Tu joues dans tous tes films, quand tu écris les scénarii, est-ce tout d’abord en pensant à toi en tant qu’acteur, ou l’intrigue que tu as dans la tête qui prime ?
L'intrigue. Je me suis donné des rôles par défaut. Et le dernier film, la Bête Immonde, je n'y apparais presque pas. Ce n'est pas plus mal.
 
 
 
L’homme
Tu as vécu dès ta prime jeunesse en voyageant dans plusieurs pays, qu’en as-tu retenus ?
Je n'ai que 30 ans. Je ne sais pas si j'ai du recul pour dire que j'ai retenu quelque chose. Disons que le voyage, comme la création artistique, ça me fait me sentir vivant. L'idée de mobilité, c'est vital. Vivre toute une année sans voyager, ce serait dur. Même au fond du trou, même paumé, même sans argent, j'ai toujours voyagé. Je ne sais pas si le voyage facilite l'ouverture d'esprit, ça dépend de l'éducation qu'on reçoit. On peut voyager et être très fermé. Personnellement, le voyage a accru en moi la conscience de la belle immensité du monde.
Si tu devais être obligé de ne choisir qu’un seul pays pour vivre, tu choisirais lequel ?
Au final. La France.
Pourquoi ?
Pour des raisons familiales, culturelles. C'est un très beau pays. Et puis pour un chanteur de chanson en français, c'est l'idéal. J'aimerais bien vivre 6 mois au Japon, ou 6 mois en Afrique du Sud, des pays où j'ai déjà mis les pieds, mais vraiment je me vois construire ma vie en France. J'ai ce rêve un peu fou de créer une auberge de jeunesse à Libreville, au Gabon, pays natal. Mais bon...
jann-nu.jpg
 
 
Au cinéma, tu te mets facilement nu pour ton public, quel rapport as-tu intérieurement avec la nudité ?
Facilement non. Vraiment non. D'ailleurs, ce serait différent maintenant. Je l'ai fait aussi parce qu'un être humain par exemple ne prend pas de douche avec de pull.(Ou alors il est sacrément bizarre...). Je n'ai pas un corps parfait et je n'aimais pas l'idée qu'on ne voit que des musclors ou des ultra-minces. Maintenant, un être est corps et je ne veux pas masquer la sensualité, faire comme si c'était sale.
Les scènes d’amour ne sont pas un tabou pour toi, est-ce un exhibitionnisme que tu défoules via la pellicule ?
Non. Plutôt une prise de position. Une affirmation. Et une inconscience folle.
Tu revendiques ta bisexualité, explique nous comment tu vis cette double personnalité, si l’on peut dire qu’être « bi » créé un double personnage.
Disons que je n'ai pas hésité à l'affirmer. Cela m'a peut-être fermé des portes, je ne sais pas. Mais j'ai reçu et je reçois encore beaucoup de messages de gens qui me remercient d'avoir 'parlé pour eux'. Moi quand j'étais plus jeune, je n'avais pas de référence. J'en parle moins, pas forcément parce que je suis plus apaisé, ce serait mentir, mais plutôt parce que je ne suis pas que ça. Je suis un être humain, avant tout. Enfin, je crois...j'essaye de ne pas trop conceptualiser dessus.
Aurais-tu, si tu avais le choix, voulu n’être que gay ou qu’hétéro ?
Je préfère ne pas avoir le choix.
Te sens-tu ambivalent ?
Ah oui. Clairement. Mais pas forcément uniquement par rapport à la question de l'orientation sexuelle. Mais je chante souvent que je suis vaguement blanc, vaguement noir. Globalement, je veux rester insaisissable. Je fais beaucoup de choses, je chante beaucoup de choses, mais je ne veux pas être un livre ouvert.
Les 10 ans
Entre chanson, livre, théâtre, cinéma, où penses-tu prendre le plus de plaisir :
A écrire –
A composer -
A chanter -
A jouer –
A réaliser -
A chanter. Chanter vraiment. Je tiens à dire que si je continue de chanter encore maintenant, ce n'est pas parce que je m'accroche. Ce serait patauger dans le vide. Je chante parce que des gens aiment mes chansons. Je ne suis pas très connu, ni méconnu, mais grâce à ces gens, et bien...je suis là...c'est étrange, c'est curieux. C'est passionnant. Et en même temps j'essaye de ne pas être monomaniaque. Même si pour faire ce que je fais, je dois forcément avoir un ego surdimensionné.
Quel est le plus difficile pour ton inspiration ?
Le manque de temps, la fatigue, le stress. Les soucis du quotidien.
Où vas-tu fêter cet évènement ?
Il y a eu les 10 ans de carrière à l'Auguste Théâtre le 22 mars dernier, à Paris. C'était très beau. Des dates à Angers, Bordeaux. Et là je fête la rentrée au Magique, le cabaret parisien où j'ai débuté. Le 27 septembre.
Y aura-t-il des surprises ?
Ah...
 
jann AFFICHE
 
 
L’avenir    
Quels sont, à part les « 10 ans », tes projets dans les prochains mois au niveau 
Plusieurs concerts de prévus d'octobre 2013 à mars 2014. Un nouvel album.
Vas-tu t’essayer dans un nouvel univers ?
Je pense que ceux et celles qui suivent mon travail depuis des années peuvent voir des évolutions, des métamorphoses...je suis plus assuré côté chant...
Conclusion
Que voudrais-tu dire ou partager ?
Un merci à mon ami, à ma famille, également à Jeff, attaché de presse courageux, ami de longue date. A mon éditeur, Jérôme Cosniam, des éditions Lalouline, au public.
Un dernier mot, un seul ?
Essayer de vivre comme on le souhaite au plus profond de soi. Aimer.
Merci à toi de cet entretien à livre ouvert.
 
 
Crédit photos DR
 
(interview michel p. / copyright flash-news)
Samedi 31 août 2013 6 31 /08 /Août /2013 02:04
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Aujourd’hui Flash-News pose des questions à Clémence Savelli que certains surnomment déjà la « Léo Ferré au féminin », alors pour celles et ceux qui ne la connaitraient pas, ou peu, allons à sa découverte au travers de quelques questions.
 
 
clémence savelli
 
 
Bonjour Clémence, pour commencer, peux-tu nous parler un peu de toi avant que tu ne deviennes chanteuse.
J’ai eu un parcours assez « rangé ». J’ai grandi à la campagne et j’ai vécu une enfance très heureuse. J’ai appris le piano dans une petite école de musique. J’ai toujours été une « bonne élève ». Après un bac littéraire, j’ai ensuite suivi des études à l’Université, tout d’abord dans le secteur culturel (Licence de Conception et mise en œuvre de projets culturels) puis un Master 2 de Musicologie, dans le cadre duquel j’ai présenté un mémoire sur la chanson française.
 
Comment te définirais-tu ?
Je ne me définirais pas. C’est assez étrange de tenter de se définir. Je crois qu’on est ce que l’on fait, tout simplement. Je pense que c’est sur scène que je « suis », et que ce que je suis le reste du temps n’a pas grand intérêt.
 
Quel a été le chemin qui t’as amené à la chanson ?
C’est également complexe de définir un chemin. Aujourd’hui, avec le peu de recul que j’ai, je réalise que la chanson a toujours été présente, à la fois en moi, et dans ma vie au quotidien. Comme pour beaucoup de gens, elle a bercé mon enfance, mais j’ai ressenti au fil du temps une envie très forte, un besoin de passer du côté de l’auditeur à celui du créateur. Très tôt, j’ai su que ce serait « mon chemin ».
 
 
 
 
Ton premier album « Paris terminus » date de 2007, comment en es-tu arrivé à vouloir coucher sur CD ton univers ?
J’ai commencé à écrire des textes à 19 ans et c’est ma rencontre avec Pascal Pistone qui a déclenché mes débuts sur scène en tant qu’interprète de mes propres textes, un peu plus tard en 2006. C’est comme si cela avait toujours été en moi depuis longtemps, mais je n’arrivais pas à franchir le cap.
 
Parle-nous de ton univers.
J’en suis désolée, parce que je sais que c’est un terme à la mode, mais j’ai un peu de mal avec le terme « univers ».  Je fais des chansons que certains disent « enragées », « engagées », « sensibles ». Je sais juste que je fonctionne à l’émotion et à l’intuition uniquement. J’écoute beaucoup ce qui se passe autour de moi. Et je pense que je suis ce que l’on appelle une « éponge », et ma manière d’essorer, c’est d’écrire des chansons.
 
Avec « Chômeur » ou « Homme », on est dans du réalisme, est-ce un fil conducteur que tu veux perpétuer, ou envisages-tu un virage vers des morceaux plus légers comme « J’emmerde » ?
Ce que vous appelez le réalisme est présent dans beaucoup de mes chansons, parce ce que je ne parle que de ce que je connais ou me touche, m’interpelle. Ce n’est pas un fil conducteur. Les chansons viennent comme cela, un sujet me touche, je me mets au piano, et j’écris sur une émotion, un malaise, une réflexion sur le monde. Concernant « J’emmerde », c’est une chanson que vous qualifiez de « légère » car la musique l’est mais le texte est assez acide. J’ai pas mal de chansons « légères » en terme de thème, j’en avais d’ailleurs beaucoup plus à mes débuts, mais à la fin des concerts, lorsque l’on vient me voir, je comprends que ce ne sont pas celles qui marquent. Je ne souhaite m’appliquer aucune contrainte de couleur musicale ou de thème de textes, j’écris les chansons comme elles viennent. Je ne sais pas me mettre au travail et me disant « allez aujourd’hui j’écris une chanson légère», c’est impossible. Et lorsque je pense avoir écrit une chanson «drôle », je réalise sur scène qu’elle ne l’est pas tant que cela.
 
 
 
Tu es auteur compositeur interprète, est-ce que tu te vois toujours créer l’intégralité de tes titres ?
Je ne peux pas prévoir l’avenir. Pour l’instant effectivement, j’ai l’impression que je ne suis pas à court d’idées, musicalement et dans l’écriture des textes. J’ai encore beaucoup de chansons « non finies » sous le coude. J’écris des textes sur des musiques que Pascal Pistone m’offre parfois. Maintenant, chanter les mots des autres, c’est plus difficile pour moi.
 
La création est-elle pour toi difficile ?
Cela dépend. Ces derniers temps, pas tellement. J’ai écrit beaucoup de chansons paroles et musiques en début d’années, qui me sont venues assez rapidement, et qui constituent donc mon nouveau spectacle. Je ne saurais pas expliquer pourquoi. Parfois je n’écris pas pendant des mois, rien ne vient. En ce moment, si je pouvais consacrer mon temps uniquement à la création, j’écrirais une chanson par jour. Mais c’est intéressant la contrainte, l’attente, la frustration. Je crois que cela donne de belles choses aussi au final.
 
Tu as offert au public le 13 mars la primeur de tes nouveaux titres au Théâtre de l’Ile Saint-Louis, est-ce que cela t’es difficile de franchir le pas de la délivrance ?
Si l’on parle du fait qu’il s’agissait d’un spectacle avec uniquement de nouvelles chansons, franchir le pas n’a pas été plus difficile qu’avec mes «anciennes » chansons, parce que je ne viens pas sur scène pour plaire mais pour faire entendre des choses. Je n’ai jamais l’angoisse de ce que les gens vont penser de mes chansons. Par contre, l’angoisse d’être à la hauteur de ce que je m’impose à moi, oui. Donc cela a été tout aussi difficile. J’entends par là que je suis toujours aussi malade avant de monter sur scène. C’est quelque chose qui ne change pas et j’en arrive à des états physiques très difficiles à gérer mais tout s’arrête quand le spectacle commence, donc il vaut mieux cela que l’inverse.
 
Ton dernier album « Le cri » date de janvier 2012, ces nouveaux morceaux vont-ils être bientôt sur disque ?
Je l’espère. Nous étions en auto-production jusqu’à présent avec Pascal Pistone. J’avoue que nous n’allons pas pouvoir produire seuls le prochain album. Je cherche donc un producteur.
 
Quel en sera l’atmosphère ?
Suspens !
 
pascal pistone
 
 
Justement, tu viens de parler de Pascal Pistone, je trouve qu’il habille d’un jeu subtil tes prestation par la douceur de son jeu pianistique, est-ce toujours lui qui te sert d’accompagnateur ?
C’est toujours Pascal qui m’accompagne sur scène effectivement. Il est bien plus que quelqu’un qui « sert d’ accompagnateur ». Il est mon compagnon et nous avons ensemble une petite fille. Ce sont tout autant ses chansons que les miennes puisque le travail d’arrangement qu’il effectue est d’une importance capitale. Et il a composé beaucoup de musiques sur les 4 albums.
 
Tes chansons sont-elles ton reflet parfait, ou joues tu parfois un personnage ?
Chez tous les artistes, il y a deux types de chansons, celles qui sont effectivement auto-biographiques bien que romancées, puis celles qui parlent des autres, qui sont chez moi assez nombreuses. Pour ces dernières, j’aime incarner un personnage en prenant pleinement sa place. Mais j’ai souvent entendu dire qu’en parlant à travers les autres, on parle toujours de soi.
 
Tu enregistres toujours des disques qui contiennent un minimum de 15 titres, ce qui est une joie pour tes admirateurs, mais, est-ce à dire que tu as du mal à synthétiser ce que tu veux exprimer ?
Non, c’est tout simplement que je ne me suis jamais posé la question du nombre de chansons sur un album. Je pense que c’est un faux débat. Je suis en auto-production totale, donc lorsqu’il s’agit d’enregistrer, j’enregistre toutes les chansons dont je dispose. Si je les considère comme « abouties », alors elles figurent sur le nouvel album. Ce qui compte ensuite effectivement pour l’écoute, c’est l’ordre, l’agencement. Moi je trouve que des albums de 10, 12 titres c’est très peu. Les artistes qui « marchent » disent carrément enregistrer environ 20-30 titres et garder ensuite 10/12 titres qui « sonnent » bien entre eux ! C’est un argument auquel je ne crois pas. Et c’est un luxe d’enregistrer pour ne pas garder. Et je ne pense pas que synthèse rime forcément avec qualité.
 
De qui te sens-tu le plus proche dans la scène actuelle ?
Je ne me sens proche de personne. Et cela ne veut pas dire que je suis « en dehors » pour autant. Je pense faire partie de la scène actuelle, mais « se sentir proche », c’est trop fort. Parfois je me sens véritablement plus proche du milieu du slam et du rap que de celui de la chanson française dans ma démarche artistique, dans l’importance que j’apporte au sens, aux mots, à l’art comme arme. Je ne supporte pas les chanteurs/chanteuses qui s’écoutent chanter en permanence. J’ai besoin d’être émue, chamboulée, bouleversée, en colère surtout. Rester en colère, c’est rester vivant.
 
As-tu un ou des « modèles » dans les artistes qui font la richesse du monde musical depuis des décennies ?
Oui, le premier est Léo Ferré. Ensuite, je pense à Allain Leprest, Mano Solo. J’ai découvert Anne Sylvestre sur scène il y a un ou deux ans et j’ai été sous le choc.
 
 
 
Si tu avais un morceau à reprendre du patrimoine musical, vers lequel pourrait se tourner ton choix ?
« Sombre dimanche »/Gloomy Sunday, parce qu’elle est la première chanson que j’ai chanté un jour devant quelqu’un.
 
Pour conclure cette interview, quel mot te vient spontanément à l’esprit ?
Liberté !
 
Merci Clémence pour avoir répondu si franchement à cette interview.
 
 
clémence savelli...
 
 
 
Crédit photos DR
 

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 02:02
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A l’occasion du deuxième single extrait de son album « L’amour fou », Françoise Hardy à bien voulu répondre à quelques questions pour les internautes de Flash-News.
 
 
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Tout d’abord Françoise je tiens à vous remercier pour le temps que vous voulez bien m’accorder pour cette interview.
 
Vous avez dit récemment que vous aimeriez vous réincarner « en plus intelligente au niveau amoureux », mais l’amour, la passion, n’est-ce pas justement d’être dans l’irraison … ?
 
J'ai seulement dit que si réincarnation il y a, je serais certainement plus avisée sur le plan amoureux que dans l'incarnation actuelle, grâce à tout ce que j'aurai appris dans ce domaine.
 
L’amour fou n’est-ce pas en définitive comme un seul mot ?
 
S'il s'agit du sentiment amoureux, c'est en effet un pléonasme. Il existe quand même des êtres équilibrés capables d'aimer avec beaucoup de profondeur et sans folie, sans demande et sans attente démesurée.
 
Pensez-vous que « l’amour fou » est un « amour vrai » ?
 
Comme l'a si bien dit Sándor Márai (1) l'amour fou n'est souvent qu'un immense égoïsme.
 
Est-ce que le mot « langueur » peut vous être attribué ?
 
Certainement pas. J'ai toujours été passionnée et active, mais la maladie m'oblige à être de plus en plus alitée, ce qui n'est pas la même chose qu'"alanguie".
 
 
 
L’amour fou
Paroles Françoise Hardy – Musique Thierry Stremler
(album L'amour fou)
 
Votre album porte une atmosphère dont on s’imprègne subtilement dès l’ouverture avec  « L’amour fou » histoire chantée - parlée qui a donné son nom à l’album, d’où ma question : le premier titre d’un disque est-il le plus difficile à faire, en sachant qu’il va donner l’essence des morceaux qui suivront ?
 
Je n'ai rien cogité. Il s'est trouvé que j'ai reçu la mélodie de cette chanson en premier et que son titre m'a paru un bon titre pour l'album. Si je n'avais pas reçu cette mélodie qui m'a inspiré le texte que vous connaissez, l'album aurait eu un autre titre, mais pas vraiment une autre direction puisque je suis tributaire des mélodies que je reçois et que celles qui m'ont plu étaient en majorité lentes et sentimentales. Le hasard, si tant est qu'il existe, a bien fait les choses.
 
« Rendez-vous dans une autre vie », votre nouveau single extrait de l’album risque de devenir une chanson accompagnant beaucoup de personnes dans leur dernier voyage, tant elle est véridique, cela vous fait-il quelque chose de savoir que votre voix sera peut-être la dernière sensation musicale à l’entrée du pont levis vers un autre monde ?
 
Je ne crois pas du tout que ce sera le cas, sauf exception. D'autant moins que la chanson est un flop complet qui n'a bénéficié d'aucune programmation radiophonique.
 
Rendez-vous dans une autre vie
Paroles Françoise Hardy – Musique François Maurin)
(album L'amour fou)
 
Comment l’idée d’enregistrer  « Si vous n’avez rien à me dire », le poème de Victor Hugo vous est-elle venue à l’idée, était-ce un texte que vous connaissiez depuis longtemps.
 
C'est Bertrand Pierre, le compositeur, qui m'a envoyé son enregistrement sur son propre album que personne n'a entendu, dans l'espoir que je reprenne sa chanson. J'ai attendu 2/3 ans avant de me décider.
 
Vous n’avez pas écrit de mélodie depuis 1982, car vous trouvez que vous n’avez plus assez d’inspiration musicale, mais, ne vous arrive-t-il quand même pas de temps en temps de vous dire « tiens, j’ai une mélodie dans la tête qui me plait beaucoup ».
 
Non.
 
Diriez-vous que la chanson est votre respiration ?
 
Non. Ce n'est pas ma façon de m'exprimer.    
 
Vous le diriez comment ?
 
La chanson n'est pas une respiration, c'est un moyen d'expression des émotions qui aura été un grand exutoire pour moi, une façon essentielle de sublimer mes tourments.
 
A un moment vous avez enregistré des titres comme « Dame souris trotte », « Etonnez moi Benoit », « Assiette niet » ou encore « Les doigts dans la porte », qui flirtaient avec l’humour, or actuellement, il n’y a plus ces petites perles surprenantes dans vos disques, est-ce un choix, ou est-ce une absence par un manque de rencontres mélodiques ?
 
Aucune des chansons évoquées que j'ai enregistrées pour des raisons amicales ne me touche. Je préfère de loin l'humour que j'avais mis dans des chansons comme « Où est-il ?, L'Éclairage, Pardon, J'ai coupé le téléphone... » Ou, plus récemment, « Mode d'emploi et Les madeleines... ».
 
   
 
J'ai coupé le téléphone
Paroles et musique Françoise Hardy
(succès de 1969 hors album sauf compilations)
 
Vous avez reçu de multiples récompenses, la Socam au Canada, le Coq d’or au Brésil, le prix Diamant en France, le Grand Prix en Hollande, un autre en Italie, celui de la Sacem, deux Victoire de la Musique … est-ce à chaque fois, une émotion, un plaisir ou alors restez-vous  indifférente ?
 
J'aurais aimé avoir une Victoire en 2013, pour relancer mon dernier album que je considère comme l'un de mes meilleurs et qui, faute de programmation radiophonique, n'aura finalement vécu que deux mois avant d'être mort et enterré en toute discrétion (2).
 
Votre premier duo sur disque date de 1971 avec  « T’es pas poli » partagé avec Patrick Dewaere, depuis il y a eu Georges Moustaki, Alain Delon, Jacques Dutronc, Rodolphe Burger, Henri Salvador, Julio Iglesias, Alain Lubrano, Blur, … si vous deviez en retenir un ce serait lequel ?
 
« My beautiful demon » avec Ben Christophers. Et j'ai adoré le moment passé avec Bashung lors de l'enregistrement de  « Que reste-t-il de nos amours? ».
 
My beautiful demon
Paroles et musique Ben Christopher
(album Parenthèses)
 
 
Est-il envisageable de vous entendre un jour en duo avec votre fils Thomas ?
 
Cela friserait le mauvais goût, je crois. Il va avoir 40 ans et moi 70. Qu'il continue à faire des duos aussi actuels et intéressants que ceux avec la talentueuse Imelda May qui a son âge.
 
A votre avis, pourquoi tant de grands mélodistes comme Michel Berger, Serge Gainsbourg, Michel Jonasz et d’autres, ont voulu travailler avec vous ?
 
Accepté plus que voulu. Sans doute parce qu'ils m'appréciaient plus ou moins. Je suis allée de moi-même vers Serge et vers Michel Berger.
 
Michel Jonasz aussi.
 
En ce qui concerne Michel Jonasz, c'était une demande de Gabriel Yared.
 
Francoise-Hardy-06 reference
 
 
Dans ce qui est appelé communément « la nouvelle génération », vous avez travaillé avec Julien Doré (BB Baleine sur son album « Bichon », et « Normandia » sur le vôtre), avec qui, à part lui, aimeriez-vous un jour collaborer ?
 
J'adore Rover, mais nous n'avons pas de points communs évidents et le décalage est trop important sur trop de plans pour qu'il ait une mélodie à me proposer.
 
Votre roman « L’amour fou » est comme une introspection que beaucoup, hommes ou femmes, peuvent faire à un instant de leurs vies, le fait de l’avoir publié vous a-t-il « soulagé » de certains poids ?
 
Pas du tout. Je ne voulais pas publier au départ et seule l'écriture de ce texte m'a soulagée. Le fait que ce soit publié m'empêche d'ouvrir le livre, tellement j'ai peur de constater que tout est encore perfectible ou de découvrir des "coquilles"...
 
L’écriture est fine, ciselée, précise, reflète-t-elle ce que vous ressentiez à certains moments, ou ces moments-là, étaient-ils comme des tempêtes dans votre inconscient ?
 
Il y a la forme, travaillée et retravaillée sans cesse. Et il y a le fond qui exprime mon ressenti et une grande partie d'un vécu particulièrement douloureux.
 
Vous dites que vous l’avez beaucoup travaillé, auriez-vous, aimé le modifier encore, ou l’enrichir d’un autre chapitre ?
 
Un autre chapitre, sûrement pas. Le perfectionner encore : sans doute si cela avait été dans mes possibilités.
 
l'amour-fou-livre
 
 
Il fait moins de ventes que votre autobiographie (3) mais il a été bien classé dans les ventes, en êtes-vous satisfaite ?
 
J'ai été contente des ventes du livre, mais extrêmement déçue qu'aucun critique littéraire n'ait condescendu à en parler - en bien ou en mal.
 
C'est à dire ?
 
Ce livre a été purement et simplement ignoré par la presse spécialisée, écrite ou parlée. Et je trouve que ce n'est pas normal du tout. Dans de telles conditions, les ventes de ce livre sont un véritable exploit !
 
Vous avez la plume affûtée, que ce soit dans vos livres ou vos chansons, quand pensez-vous avoir eu le déclic de l’écriture ?
 
Jamais. Je n'ai jamais eu le déclic de l'écriture.
 
Et celui de chanter ?
 
Celui de chanter oui, mais pas celui d'écrire.
 
En 2008, au moment de la parution de votre biographie « Le désespoir des singes et autres bagatelles », vous aviez déclaré ne pas envisager d’écrire un roman, mais justement, après ce premier roman « L’amour fou », n’avez-vous pas dans un coin de vous-même l’envie de recommencer à vous mettre devant une page blanche pour une nouvelle histoire ?
 
« L'amour fou » est plus un récit qu'un roman. Je m'y livre, finalement, davantage que dans l'autobiographie. Je ne suis pas romancière et me sens incapable d'écrire quoi que ce soit d'autre.
 
Si vous n’avez rien à me dire
Poème de Victor Hugo – Musique Bertrand Pierre
(album L'amour fou)
 
Pour conclure cet entretien, je dirai que votre voix à toujours distillé une douceur et un charme « fou », avec le recul de vos 50 ans de carrière, pensez-vous que vous auriez fait le même parcours, ou rencontré le même succès, si vous n’aviez pas eu cette fragilité séduisante ?
 
Avec des si...
Il est évident que si je n'avais pas été ce que je suis, j'aurais bien sûr fait une autre carrière ou pas de carrière du tout.
 
Merci Françoise pour cet entretien avec cette franchise qui vous caractérise, et merci aussi pour cet album sublime que vous nous avez offert.
 
francoise . hardy
 
 
 
Interviews exclusives Flash-News avec Françoise Hardy
 
 
NDLR :
(1)   Sándor Márai - Ecrivain et journaliste hongrois 1900/1989
(2)   L’album « L’amour fou » disque d’or depuis le mois de décembre 2012, devrait bientôt être certifié disque de platine, phénomène assez rare à notre époque pour le souligner.
(3)   « Le désespoir des singes et autres bagatelles » 450 000 exemplaires vendus.
 
Crédits photos DR
 

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Mercredi 20 mars 2013 3 20 /03 /Mars /2013 00:02
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Lionel Evan's est un artiste et ami que je connais depuis de longues années, la sortie de son nouvel album Je t’écris donne l’occasion d’une interview à bâton rompu pour les internautes de Flash-News.
     
   lionel
 
 
Lionel, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu leurs offrir un flash-back sur ton enfance.
 
Mon enfance à été douce et agréable, avec de super parents qui ont travaillé toute leur vie !
Mon père ancien mineur de fond, aux mines d’uranium de la Cogéma dans le Limousin où j’ai grandi, près de Limoges, et Maman faisait des ménage et ensuite s’est mis à l’esthétique !
 
Comment as-tu su un jour que tu voulais devenir chanteur.
 
Dès l’âge de la parole, je voulais sans cesse écouter la musique, j’avais à l’époque une radio dans un état pitoyable dû aux chocs, mais dont je ne pouvais me passer !
 
Quel a été le déclencheur ?
 
Justement à force d’écouter la musique à la maison, maman faisait tourner les vinyles de ses chanteurs préférés, et surtout, le déclencheur fut Cloclo !! mais aussi Dalida, Sheila …
 
Comment as-tu nagé dans ce milieu musical ?
 
J’ai commencé dans les orchestres, le dernier fut une grosse formation, Marcel Debersnard, où on était une vingtaine d’éléments !
Puis ensuite je suis parti sur Paris pendant presque 15 ans, ou j’ai écumé les cabarets, les pianos bar…
   
  lionel evan's.
 
On t’a vu chez Pascal Sevran, comment analyses-tu le fait que d’autres médias t’ont ignoré ?
 
Tu sais, déjà Pascal était critiqué, pas trop apprécié dans le métier car il était exigeant et surtout, il disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas !
Et ça dérange !! Forcément !
Après il faut tomber sur les bonnes personnes, et on est des milliers ! Il faut pleins de paramètres.
C’est un monde cruel et je suis peut être pas assez méchant aussi ! lol
 
Tu as sorti un premier album Distance en 1998, et un deuxième Je t’écris en 2012, pourquoi autant de temps entre ces deux créations, car il n’y a eu en intermédiaire que le single Viens dont il est à signaler tu as fait un superbe remix sur ton nouvel album ?
 
Oui ce n’est pas évident de trouver et rencontrer des personnes pour arranger et enregistrer ! Et cela coûte très cher ! J’ai eu la chance de faire la rencontre de 2 êtres merveilleux, Patrice Garnero et sa femme Stacey King, qui ont un studio prés de Genève, ils m’ont proposé de venir chez eux !
On s’est mis au travail et cela sans me demander un centimes ! C'est très rare de nos jours ! Surtout dans le métier !
C’est une vraie amitié ! Cela m’a permis de graver et de faire copier mille albums pour pouvoir les vendre et surtout les faire découvrir à des productions … etc.
 
 
lionel evans
 
 
Parle-nous de la genèse de ce nouveau CD.
 
Cette création est personnelle, avec de vrais instruments et des synthétiques également, une autoproduction, avec des moyens très corrects.
J’y parle de ma vie, des sentiments, des rencontres, des faux amis, de l’évolution avec internet, du monde qui tourne mal …
 
Tu viens de terminer le clip du titre éponyme de l’album, est-ce toi qui a donné le fil conducteur de cette réalisation ?
 
Non pas du tout, ou très peu, j’ai simplement amené quelques accessoires et un des lieux qui me tenait à cœur !
On a tourné dans l’ancienne maison ou vivait ma grande tante ! Une ancienne ferme où ils étaient métayer, ils s’occupaient du fermage et vivaient dans une maison avec la cheminée, la vieille maie, le bon pain d’antan.
Cela m’a fait très drôle de revoir cette maison vide, où j’avais passé ma jeunesse !!  
J’ai fait confiance à Sébastien Wess Mania de son nom de production, il à été super, je me suis laissé guider ! Voila tout !
J’attends le résultat du montage !
 
Quelles sont tes inspirations ou tes références pour tes choix musicaux ?
 
J’adore Michel Jonasz, George Michael, Michael Bublé,  George Benson, pop jazzy !
 
Plusieurs facettes à ton talent, pour les illustrer, voici Je t’écris, extrait de ton nouvel album, et un Medley opérette (spectacle cabaret),réalisé en live.
 
 
      
   
 
 
 
 
Tu es souvent sur les routes de France et aussi en Suisse où tu promènes 3 spectacles différents (solo, duo et cabaret), explique nous ce qui t’as amené à ces variations.
 
Bien déjà la demande et le coût !
On doit s’adapter aux budgets proposés et surtout si on veut bien travailler ou plus travailler il faut se diversifier !!
J’adore le music-hall aussi, les paillettes, les transformistes, qui je trouve ont un talent extraordinaire de transformation, de plus grâce à eux j’ai appris à me maquiller !
Egalement les danseuses, qui ont une carrière assez courte sur scène !
 
 
lionelevans 009
 
 
A part la promotion actuelle de ton album, quels sont tes projets ?
 
Je prends des cours avec Richard Cross, pour devenir coach vocal, et monter une école ici, un chez moi sur Saintes !
 
Avec qui aimerais-tu un jour travailler ?
     
Avec tellement de monde !!!  Avec des grands, mais cela me parait compliqué !!!
Allez disons,  Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo,  Florent Pagny, chanter avec Lara Fabian ...
 
Si tu devais définir ton parcours, comment le résumerais-tu ?
 
UNE GRANDE CHANCE, un bonheur de faire ce qu’il me plait ! Une liberté !
 
Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?
 
Que je suis quelqu’un de vrai, qu’il faut être naturel et sincère et toujours se rappeler d’où l’on vient !
Et vivre ses amours sans se cacher !
   
  lionel evan's
 
A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?
 
Sur mon homosexualité ! Que j’assume et vie très bien, grâce à mes parents !
On n’est jamais ennuyé dans la vie si on est naturel ! Regarde Dave, Emmanuel Moire  et d’autres artistes qui assument ! On devrait être plus nombreux !
Aux states et dans d’autre pays, tout le monde le sait ! Et alors !!!
Penses-tu qu’on écoute tel ou tel artiste parce qu‘il couche avec tel ou untel ???
 
Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?
La vie
 
Merci Lionel pour tes réponses sans « langue de bois », ça fait du bien.
 
 
lionelevans 005
 
 

Site Lionel Evan’s

      
Crédit photos DR

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Mercredi 12 décembre 2012 3 12 /12 /Déc /2012 02:02
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David Costa pour les milliers d’internautes qui feuillettent Flash-News chaque jour, c’est le coach sportif qui donne de bons conseils, aujourd’hui avec cette interview à bâtons rompus, nous allons découvrir qui se cache derrière celui qui vient d’être élu Mister Flash-News 2012.

 

 

David Costa 2

 

 

David, tout d’abord merci de bien vouloir te prêter à ce jeu de questions.

Merci à toi de me faire honneur en publiant mes conseils !

 

Peux-tu nous parler de ton enfance, de ta jeunesse.

J’ai grandi dans une petite ville de campagne en Saône et Loire, dès mon enfance j’ai été addict au sport.  J’ai pratiqué le foot à l’âge de 6 ans puis plein d’autres sports tels que : l’athlétisme, le roller, la natation.

Je me rappelle que chaque jour après les cours je faisais des séances de musculation dans ma chambre avec en guise de poids pour les pompes et autres mouvements un sac à dos rempli de livre… lol.

 

Que rêvais-tu de faire quand tu étais adolescent ?

J’aimai beaucoup dessiner des voitures, alors j’ai pendant un temps pensé à être designer en automobile mais le sport l’a emporté, et j’ai après des recherches entrepris le cursus STAPS afin d’allier formation diplomates et pratiques sportives.

 J’aimai également beaucoup la danse, voilà en partie pourquoi aujourd’hui je suis un danseur de salsa passionné.

       

     david costa ..-copie-2

 

 

Quel a été le déclencheur qui t’as dirigé vers le sport ?

Le manque ressenti lorsque je n’en faisais pas, le plaisir de partager des moments sportifs et l’envie de ne pas avoir un corps comme tout le monde.

 

Depuis tu es devenu « coach sportif », qu’est-ce qui t’as amené à cette profession ?

Durant mes nombreuses formations (Licence STAPS entrainement et management sportif, MASTER 2 entrainement et management sportif, diplôme universitaire de préparation physique, Brevet d’état Métiers de la forme, Brevet d’état HACUMESE –Haltérophilie, culturisme et musculation), j’ai été confronté à divers milieux professionnels (professeur en salle de fitness, préparateur physique en club professionnel, entraineur de football avec des enfants, etc.). Cela m’a permis de me faire mon idée sur ce qui me plaisait.

J’ai en parallèle à l’issue de mes études étudié le marché sportif et j’ai observé une présence grandissante de cette profession !

D’un tempérament indépendant et travailleur, c’était donc pour moi la solution idéale pour allier carrière professionnelle et passion pour le sport.

 

Comment vois-tu ton avenir professionnel dans cette branche très physique ?

La profession n’est pas si physique que cela ! ;-) C’est principalement de l’enseignement que j’effectue avec évidemment mes entrainements personnels à côté.

Très sereinement car l’activité est en plein essor, la demande est croissante et avec le temps, une petite notoriété commence à apparaitre.

 

Si un jour tu avais un choix à faire, quelle discipline autre que coach, choisirais-tu ?

Je ne me suis jamais posé la question ! A froid je dirai un métier de challenge, dans le monde des affaires.

Pourquoi pas une salle de sport «  David Costa Gym » !

   

 

  David COSTA.

 

 

 

Quel sportif est pour toi une référence ?

Cela dépend ce à quoi tu fais référence, si c’est pour le physique et l’esthétique : le gymnaste et le sprinteur, sont mes idéaux physiques.

Sur le plan de la dévotion, de l’engagement, des valeurs et de la discipline: le boxeur.

Sur le plan de l’élégance et de la beauté de l’effort : le gymnaste.

 

Tout au long de l’année tu as été le personnage le plus recherché par les internautes de Flash-News, ce qui après les votes, et les commentaires, te vois devenir élu Mister Flash-News 2012, est-ce que ce plébiscite te touche ?

Je suis flatté de susciter autant d’intérêt auprès des lecteurs de flash news. Grâce à mes conseils j’espère aider de nombreuses personnes à avoir une meilleure hygiène de vie tant sur le sport que sur l'alimentation.

 

As-tu quelques mots à dire à celles et ceux qui ont participé à te donner ce titre ?

MERCI ! Je les invite à me rejoindre sur ma page Facebook.

 

Depuis quelques années tu offres ton image à multiples photographes, comment cette aventure a-t-elle commencé ?

Par ma passion pour le corps et ses lignes. Une amie m’a sollicité pour un duo photo suite à la demande d’un photographe. J’ai ensuite créé un book en ligne : www.havanero.book.fr. 

A partir de cet instant, j’ai commencé à être sollicité par divers photographes.

 

 

David Costa 6

 

 

La nudité ne semble pas être une barrière pour toi, comment ressens-tu ton corps face à un objectif photographique ?

La nudité dans une certaine mesure. J’ai plaisir à mettre en avant mon physique dans un but de travail esthétique.

Grace à la photographie, on peut ainsi sublimer les courbes du corps. Paradoxalement, j’apprécie peut faire des photos pour le plaisir et non professionnelles.

 

Es-tu satisfait de ton image dans un miroir, ou, comme Brad Pitt, te trouves-tu banal, et en ce cas, que voudrais-tu changer de toi ?

Satisfait, non.

Lorsqu’on est passionné comme moi, on est à la quête d’un idéal physique qui est parfois dur à atteindre. De plus il est difficile d’avoir suffisamment de recul pour s’apprécier tel que l’on est. A ce sujet, la photographie est un bon moyen pour faire le point sur son niveau physique !

Avec du recul sur mon physique, je travaille à améliorer la musculature de mon dos,  de mes bras et de façon général gagner un petit peu de masse musculaire sur le haut du corps.

 

Tu fais aussi beaucoup de shooting pour la mode, parle nous de cette aventure de « modèle », est-ce toi qui est allé voir des marques de prestiges pour proposer tes services ?

En effet, j’ai effectué quelques shooting pour des petites marques de vêtements pour Hector & Lola (vêtements en cachemire), KLAAD (chemises italiennes), BANDY-BIRDY (t-shirt) mais également pour des livres, calendriers et magazines.

Ma plus grande expérience est celle avec ES COLLECTION, tout le staff et surtout le grand photographe Joan Crisol qui réalise les campagnes de pub de la marque depuis 4 ans à présent, mais aussi des shootings pour de nombreux magazines en Espagne et en Europe.

Etant un grand amateur de belles photos et de beaux maillots bain c’est ainsi que, au fil des pages Internet, j’ai découvert les photos des campagnes de pub ES COLLECTION.

J’ai donc décidé de les contacter et c’est à partir de là que tout a commencé car le directeur et Joan Crisol ont apprécié mon profil. Suite à cela ont suivi 3 shootings : la collection de maillots de bain été 2011, la collection de sportwear automne 2011, la collection de sportwear hiver 2011, le tournage de clips vidéos  et l’arrivé très prochainement d’une exclusivité !

Pour les autres photographes, ils me contactent au hasard des rencontres de la vie.

 

 

    david costa ...

 

 

Que tu retires de ces expériences ?

Cela me permet de voyager en Europe et aux Etats Unis et de travailler avec des photographes ayant photographiés de nombreuses star (Ricky Martin, Djibril Cissé, le Stade Français, et bien d’autres).

 

Tu as une « aura » de séducteur, te vois-tu un jour, aller vers le cinéma ou le théâtre, voir même la chanson, qui manque cruellement de vrais « jeunes premiers » ?

Lol … non, je ne suis pas assez extraverti pour ce genre de domaine, mais qui sait ou la vie me mènera !

 

As-tu déjà eu des propositions en ce sens ?

Non.

 

Si un jour tu devais être obligé de quitter le sport, par amour ou par obligation, vers quoi aimerais-tu te tourner ?

La danse ou la musique, car je vis aux rythmes de la salsa, de la bachata ou du reggeaton.

 

Quand tu veux te détendre, vas-tu voir un spectacle (concert, théâtre, ciné, boite … ) où préfères tu faire une soirée cool ( télé, lecture, écriture … ) ?

Je fais une soirée salsa et là, j’oublie tout et je me ressource ! Ou bien je vais voir mes parents … lol.

 

Que regrettes-tu d’avoir fait dans ta vie, ou de ne pas avoir fait ?

Je ne regrette rien !

Ce qui n’est pas fait sera fait prochainement ! Je ne veux rien laisser de côté alors je fais en sorte d’avancer vers ce que j’ai envie et ce qui me plait.  En particulier les voyage et tester des sports à sensations fortes (saut à l’élastique, parachute).

 

Qu’elle est la pire chose pour toi ?

Etre contraint à manger ce que je n’aime pas ou qui n’est pas adapté à mon objectif esthétique.

 

 

David Costa 1

 

 

Quels sont tes projets ?

Continuer à développer mon activité, élargir mes services, voyager et pleins d’autres !

 

Et tes passions dans la vie ?

La salsa, les voyages et les sciences relatives au corps humain.

 

Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?

Quand on veut on peut !

Je suis d’avis de toujours travailler pour réussir à faire ce que l’on a envie ! La vie est tellement plus agréable quand on fait ce que l’on veut et aime !

 

A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?

Quelles sont mes origines ?

Mère espagnole et père portugais car je suis fière de mes racines !

 

Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?

A BIENTOT ! ;-) (bon ok ça fait 2 … lol)

 

 

David Costa 3

 

 

Merci David pour ta gentillesse, tes réponses claires, et bravo pour ton titre qui va suivre Flash-News tout au long de cette année.

   

Site David Costa

 

Facebook David Costa

 

Crédit photos DR

(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 02:02
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Quand on aime le talent, le charme et l’enthousiasme, on ne peut rater Vérino qui en est une illustration dans le domaine de l’humour : finesse, décalage, vivacité, sous une enveloppe séduisante.

Il a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à quelques questions en exclusivité pour les internautes de Flash-News.

 

 

 

verino....

 

 

 

Bonjour Vérino, tout d’abord peux tu nous faire une présentation de toi via ton enfance ?

 

Ouch, je vais essayer. J’étais un petit garçon super sympa et bon élève. Enfin, selon moi… Mais il paraît que je faisais plein de blagues et que ça avait un impact assez mauvais sur mes bulletins ;)

 

Très tôt tu sembles avoir eu envie de te diriger vers le rire.

 

Oui, comme tout le monde, j’adore faire rire. Mais chez moi, c’était vraiment un but ultime ! Tout le temps, toujours, trouver l’angle qui peut décoincer le plus renfrogné des profs… Oui, parce que le challenge, c’était de faire marrer les profs !

Si tu fais rire le boss, comment te faire gronder après ?

 

Tu as un DEUG sprtif , est-ce que le sports est une passion, ou « juste un choix … pour rire » … ?

 

Non, c’est vraiment une passion, enfin c’était. Mais j’ai plein de passions dans la vie, ma femme, mon fils, le spectacle et j’en passe… Parfois, y a pas de place pour tout, je continue le sport mais il prend forcément moins de place dans ma vie…

 

 

 

verino .-copie-1

 

 

 

Autodérision, quel est le sens de ce mot pour toi dans tes sketchs ?

 

Il a le sens qu’il a dans ma vie. J’essaie de placer le spectateur dans cette situation où il rit de lui et du coup, j’ai tendance à rire de moi aussi. Y a pas de raison !

 

Quand on te voit jouer, tu as une maîtrise parfaite de la scène, de la gestuelle, as-tu pris des cours de danse, ou est-ce inné ?

 

Je pense que c’est le sport qui m’a apporté ça, à la fac de sport, j’ai essayé plein de disciplines et toutes m’ont apporté quelque chose dans la conscience que j’ai de mon corps. Et ce qui fait que mes gestes sont précis doit venir de cette conscience à mon avis.

 

Tu as fait les Cours Florent, est-ce que le métier d’acteur cinéma, te titille l’esprit ?

 

Oui, forcément, j’aime jouer et le cinéma, c’est du jeu.

C’est pas le même métier mais ça me tenterait bien d’y goûter !

 

As-tu une référence dans les humoristes ?

 

Plein !!

J’adore Eddie Izzard, un génie de l’absurde, et forcément les grands Français aussi, Gad Elmaleh, Florence Foresti et Franck Dubosc !

Si on avait un humoriste qui se trouvait à la croisée de leurts talents respactifs, je crois que ce serait un tueur !

 

 

 

verino.-copie-1

 

 

 

Comment t’es venu l’idée de ton premier One Man Show.

 

En regardant le monde, les gens font des choses qui me font rire, réagissent de façon marrante ou ont des idées curieuses, et moi, je les regarde et je m’inspire ;)

 

Au niveau de la création, qu’est-ce qui te motive pour un sujet ?

 

Tout est source d’inspiration. Tout, tout le temps peut être une bonne idée !

 

Comment travailles-tu, seul ou avec une équipe ?

 

J’ai un metteur en scène génial, Thibaut Evrard, un comédien ultra talentueux et quelques potes avec qui j ‘échange des idées de vannes, Edouard Pluvieux, Greg Romano, Donel Jack’sman et Charlotte Gabris. Et bien sûr pour la production, Juste pour rire, Kings of Comedy et Aude Galliou, ma pote-manager, œil extérieur et donneuse de conseils extra !

 

Qu’est-ce qui t’a amené à essayer l’émission de Laurent Ruquier, On ne demande qu’à en rire, est-ce pour accélérer une reconnaissance du grand public ?

 

Le challenge, écrire sur un sujet imposé chaque semaine, c’est vraiment excitant. Et puis effectivement, faut reconnaître que l’émission, même si je viens d’y arriver, m’a fait découvrir a pleins de gens qui ne me connaissaient pas !

 

Tu as fait plus d’an de tournée, des festivals comme Cassis, Montréal, Montreux …, tu as reçu pour toutes ces prestations de multiples récompenses (voir article avec vidéos), qu’est-ce qu’un « prix » pour toi ?

 

Il faut garder beaucoup d’ironie sur les notes, les prix et toute forme de jugement que les gens peuvent avoir sur nous. Faire rire les gens dépend de tellement de paramètres ! Un prix est décerné pour une performance donnée à un instant précis et s’il fait plaisir à celui qui l’emporte, c’est juste un jallon sur le bord du chemin, c’est loin d’être le l’arrivée !

 

Tu joues actuellement au « Théâtre Le Temple », parle nous de ce spectacle.

 

Ce spectacle est drôle, il me semble. En tous cas, il est drôle à jouer !

 

 

 

verino.

 

 

 

A t’il une différence avec celui du « Théâtre de 10 heures » où tu as joué plus de 200 fois ?

 

Le spectacle est une évolution de celui du 10h, entre la 1ere au 10h et la première au Temple, y a au moins 60% qui ont changé.

 

Quel serait pour ton fort intérieur « la consécration » ?

 

C’est de jouer, c’était ça mon but, jouer le plus possible devant le plus de monde possible mais en vrai, jouer c’est déjà énorme. La notoriété, c’est un accident. Ce qui compte, c’est de faire correctement mon travail.

La consécration, c’est tous les jours à la sortie de la salle, de voir les gens avec la banane et l’envie d’y revenir !

 

En résumé, qu’est-ce qui fait courir Vérino ?

 

La vie et l’amour du métier !

 

Quels sont tes projets ?

 

Pile tout ce dont on vient de parler ! Et pour les choses moins officielles, je préfère attendre, c’est jamais une bonne idée de raconter des trucs qui sont pas encore finalisés ;)

 

Quelles sont tes passions dans la vie ?

 

Comme dit plus haut, je ma passionne pour plein de choses mais ma femme, mon fils, la scène et le sport.

 

 

 

verino..-copie-1

 

 

 

Qu’elle est la pire chose pour toi ?

 

Excellente question. C’est le genre de question où il faut répondre la guerre et la faim dans le monde !

 

Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?

 

Viens voir mon spectacle, c’est mieux que la guerre et la faim dans le monde !

 

A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?

 

Celle-ci.

 

Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?

 

« Un repas sans vin, c’est comme se promener dans la forêt et t’as pas de vin… »

A bientôt et merci pour ton accueil !

 

Merci à toi.

 

 

 

verino-copie-1

 

 

 

Vérino le site

 

Théâtre le Temple réservation

 

Crédits photos DR


(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 02:02
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Florent a surgit au grand public via l’émission de TF1 Qui veut épouser mon fils ? et du calendrier Boys 2011 de Lionel André.

Les internautes l’ont élu Mister Flash-News 2011 et il a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à une interview exclusive, avec une sincérité profonde.

 

 

 

Florent photo Lionel Andre..

 

 

 

Tout d’abord Florent, peux tu, pour les internautes nous parler un peu de toi.

 

Je vis près de Marseille dans un petit village, je suis d’origine Corse et Italienne, et je viens de sortir d’une relation de quatre ans.

Mes amis pourraient aussi te dire que je suis resté simple malgré la médiatisation qui vient de m’arriver.

 

A la base qu’elle est ton véritable métier.

 

Un métier que j’exerce toujours, plombier, car la télé-réalité apporte une notoriété qui peut être passagère, et je ne veux pas me retrouver sans rien, si celle-ci prend fin.

 

Avant d’en arriver à tes expériences professionnelles qui ont suivi, tout le monde a remarqué ta silhouette sculpturale, combien de temps passes tu en salle pour tenir une telle forme physique.

 

Je fais de la musculation deux heures par jour, et une heure de piscine chaque midi, en parallèle, je fais beaucoup de judo.

 

 

  Florent photo Lionel Andre

 

 

 

On lit ici ou là que tu as été strip-teaseur, comment t’es venu cette idée, si l’info est vrai, et comment as-tu ressentis cette incursion dans un univers où on regarde le corps, mais peu la personne.

 

Oui, j’ai été strip-teaseur pendant huit mois, mais sentir des mains qui te touchent de femmes que tu ne connais pas, ça ne me correspondait pas.

En plus, je n’aimais pas mon corps, petit à petit je m’y suis habitué, mais c’est aussi cette raison première qui a fait que je n'affectionnais pas vraiment ce travail.

On peut me trouver charmant, pas quelconque, charmant, mais pas beau.

 

Tu as rejoint le mannequinât, comment c’est passé cette arrivé dans ce monde d’apparence, loin de ton premier travail.

 

Je l’ai toujours fait depuis l’age de quatre ou cinq ans, à l’époque c’était entre autre pour les collections de la marque « petit bateau ».

Je me sens bien dans ce monde là, je continue toujours à le faire.

 

 

 

Florent photo Lionel Andre .

 

 

 

As tu une quelconque difficulté quand tu fais une séance photo, comme te déshabiller devant un objectif inconnu, ou de savoir qu’après ton image va se promener à travers le net ?

 

Non, je suis à l’aise devant l’objectif, je n’ai aucun complexe.

 

Tu as eu un gros problème il y a quelques mois.

 

Oui, lors d’une soirée j’ai été agressé avec deux potes.

J’ai eu l’artère du bras sectionnée … depuis j’ai trois doigts qui ne fonctionnent plus.

Il va falloir un an pour qu’ils récupèrent une mobilité, et on est pas sur que la sensibilité revienne.

J’ai perdu quinze kilos, que je commence à reprendre doucement.

Ca fait voir la vie sous d’autres aspects quand on a failli finir dans une boite.

 

Parlons de ta participation à 2 calendriers, tu viens de travailler avec Lionel André, et il semble qu’une complicité professionnelle s’est établie.

Comment a eu lieu votre rencontre pour le calendrier « Boys 2011 ».

 

Ca c’est fait via Facebook, j’avais les critères qu’il recherchait, on a pris un rendez-vous devant un verre, et on a commencé à faire des shootings ensemble.

Ce n’est plus une rencontre professionnelle, c’est devenu une amitié.

J’aime sa gentillesse et son travail.

 

 

 

Making of

 

 

 

Et ce calendrier (voir lien Florent) qui repose uniquement sur toi.

 

Je voulais le faire car il diffuse toute ma personnalité, que ce soit nu, en fashion ou en costume, c’est vraiment moi.

 

 

 

Florent photo Lionel Andre.

 

 

 

On t’a découvert dans l’émission « Qui veut épouser mon fils ? », comment t’es venu l’idée d’y participer, étant donné qu’avec ton physique tu ne dois pas avoir de difficulté de trouver une personne qui pourrait tomber amoureuse de toi, alors quel était ton but, trouver réellement l’amour de ta vie, ou un tremplin pour le futur ?

 

Ma séparation m’avait laissé des marques, aussi cette émission pouvait peut être me permettre de trouver une petite histoire, de m’ouvrir d’autres portes dans le mannequinât, découvrir le monde de la télé.

 

Qu’as-tu pensé du résultat de ta participation et de ton image dans cette émission ?

 

Je suis satisfait, elle reflète vraiment ce que je suis, car il ne faut jamais oublier d’où on vient.

Il y en a qui ont pris la grosse tête, moi comme je te l’ai dit, je suis toujours plombier.

 

A l’image on a vu que je conduisais une Porsche, c’est réellement la mienne, il n’y a pas eu trucage, la voiture je me la suis payé par mon travail, car je bosse sept jours sur sept, en plus de mon job, je travaille aussi en boite de nuit.

 

 

 

Florent photo Lionel Andre ..

 

 

 

Vers quoi projettes-tu ton futur professionnel ?

 

Je te dirai un point d’interrogation ?

Je vis au jour le jour, je profite de chaque moment.

Mais par exemple, comme le tournage à lieu à Marseille, ça me plairait de jouer dans Plus belle la vie.

 

 

Grâce aux internautes tu as été élu « Mister Flash-News 2011 », est-ce que cela te touche ou te laisse indifférent ?

 

Ca me touche que les gens m’apprécient, et ce, pas que par rapport à mon physique.

Je remercie sincèrement toutes les personnes qui ont voté pour moi

 

 

Te verrais-tu concourir au titre de « Mister France » ?

 

Oui et non.

Ca peut être sympa à faire, mais je ne sais pas si je rentre dans les critères demandés, ça peut sans doute aider à prouver des choses.

 

 

 

Florent photo Lionel Andre...-copie-1

 

 

 

As tu une passion ?

 

Le sport, je pratique le judo depuis l’âge de quatre ans.

Le judo c’est toute ma vie, c’est l’école de la vie.

J’ai même fais tatouer sur moi en japonais le mot « judo ».

 

Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec celles et ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?

 

Le cancer sur les enfants me touche beaucoup.

J’ai pris une journée sur mon travail pour aller à l’hôpital de la Timone rencontrer les enfants malades, ça m’a touché.

De leurs offrir un peu de joie et de les voir sourires ça donne un immense plaisir.

 

Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?

 

One life !

 

 

Un grand merci à toi d’avoir accepté cette interview, de ta gentillesse, de ta disponibilité, et bravo pour ce titre qui va à une personne ouverte et cordiale.

 

Site Florent

Site Lionel André

 

 

 

Mister Flash-News

 

 

 

Crédit photos : Lionel André. DR

 

NDLR . Fin 2011 il participe à l'émission L'ile des vérités. 

  

(interview Michel XG / copyright flash-news) 

Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 02:02
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Un rendez-vous avec Jann Halexander, c’est comme un feuilleton parlé, on se retrouve régulièrement au fil de ses créations, cette fois-ci c’est pour une série de concerts à Paris, et son implication dans l’association Tjenbé Rèd.

 

 

 

Jann Halexander affiche au Magique

 

 

 

Jann, tu seras les 17,18, 26, 27 novembre dans la salle du Magique pour un tour de chant intitulé « Vaguement noir Vaguement Blanc », pourquoi ce titre, même si j’en ai une idée ?

 

         J’aime beaucoup ce mot : vaguement…il signifie qu’on peut être tout (et rien) à la fois…vaguement noir vaguement blanc, ce n’est pas seulement parler de moi, le Métis, même si quand je parle de moi, je parle des autres, de vous, de nous et vice versa. C’est aussi aborder les rivages sombres ou les rivages lumineux de la Vie. C’est passer du rire aux larmes, à l’émotion, qu’elle soit joyeuse ou mélancolique.

 

Tu chantes souvent au Magique, cette salle qui donne à la chanson française depuis 30 ans, l’occasion d’exprimer toutes ses formes, qu’est-ce que toi, tu retires d’un concert dans cette salle ?

 

         J’ai toujours le Magique, l’ambiance, en haut avec le bar-restaurant, en bas avec la petite salle de concert…dès que je peux, quand je n’y chante pas, je m’y rends simplement comme ça, parfois avec le chanteur Nicolas Duclos qui aime beaucoup cette salle également, il y chante souvent. Et puis Marc Havet  (qui est un chanteur de grand talent au passage) qui possède la salle est l’un des rares programmateurs qui m’a permis et me permet d’exercer mon métier (si on peut appeler cela ainsi) de chanteur correctement. Je ne vais pas épiloguer sur  les difficultés que je rencontre pour être programmé. Mais il y a des personnalités comme Marc Havet et puis il y a le public, je n’ai qu’une envie, c’est de leur  dire : venez, ne restez pas chez vous, venez. Ce n’est pas une grande messe, ce n’est pas Bercy…mais c’est encore mieux !

 

Tu ne seras pas seul sur scène mais accompagné du guitariste Pablo Penamaria, peux tu nous le présenter.

 

         Je ne suis pas trop guitare en général. Je me méfie de la guitare quand elle est utilisée comme simple accompagnement. Il s’avère que Pablo est un ‘vrai’ guitariste, extrêmement doué qui est capable de changer totalement l’atmosphère d’une chanson. Son travail par exemple sur A Table est extraordinaire. D’ailleurs, maintenant, dès que je peux, je fonctionne toujours avec des musiciens…les gens aiment ça…

 

 

 

jann halexande par JP David

 

 

 

Comment va s’orienter ton tour de chant ?

 

         L’idée est de profiter de l’intimité de la salle du Magique pour être proche des gens, faire comme si finalement nous étions dans un salon…le fait que Pablo soit à la guitare m’évite d’être systématiquement au piano. Alors je me ballade parmi les gens…voilà je veux que ce soit beau, voire inoubliable…

 

As-tu en projet un nouvel album ?

 

Oui mais pas avant fin 2011. Je me concentre vraiment sur le disque Obama, les récitals…

 

Quel angle vas-tu explorer ?

 

Un angle plus…’world music’…mais ça restera moi, de toute façon…disons que ce sera un disque particulier…j’ai, disons, certaines choses à régler…avec moi-même, avec les autres, avec le passé…

 

 

Avant de parler de tes autres projets, faisons un tour d’horizon de l’association Tjenbé Rèd.

 

         L’association Tjenbé Red regroupe des Antillais, des Africains, des Réunionnais, des métropolitains noirs, métis essentiellement, qui sont gays, lesbiennes, bisexuel(le)s, transsexuel(le)s. Je vous rassure, on peut être blanc et en être membre, évidemment. En créole, Tjenbé Red signifie accroche-toi ! On considère que la résignation face à l’homophobie, la stigmatisation, le machisme, le racisme dans la société française et dans les différentes communautés qui la composent(par exemple la communauté antillaise où l’homophobie de façade est trop répandue) n’est pas une option. Alors on dit qu’on existe, on le clame, ce qui crée beaucoup d’ennemis, certes, mais on parle, on agit, du moins on essaye. Nous participons également à la lutte contre le Sida, par exemple. L’association monte au créneau, ce qui n’est pas facile, croyez-moi, quand un artiste chante Il faut buter les pédés. Chaque année, l’association est représentée par un char à la Gay Pride à Paris. Je n’ai rien à cacher sur mes engagements depuis les débuts, j’ai toujours été assez clair. Je ne suis pas absorbé par le milieu associatif, heureusement d’ailleurs mais c’est sans doute une façon de me sentir moins…impuissant…par contre, aucune chance de me voir m’afficher dans un parti politique. Je dois dire que j’accepte publiquement mon engagement à Tjenbé Red car j’essaye tant bien que mal (et je ne suis pas le seul) d’être la voix de ceux et celles qui, par exemple, dans certains pays africains, ne peuvent pas parler. Ne peuvent pas vivre pleinement ce qu’ils sont…

 

 

 

Jann Halexander (photo JP David)

 

 

 

Peux tu nous en dire plus sur ton implication ?

 

         Je m’occupe de la culture. La culture pour moi c’est aussi l’Infini. Il y a pleins de champs à défricher dans la culture. Dans les années 70, il aurait été impensable de voir des films comme Beurs Appart ou Black Out émerger. Peu importe que ce ne soit pas réalisé avec des millions d’euros mais la parole se libère. Malgré les obstacles. Les médias people préfèreront retenir Vincent Mac Doom plutôt que Bertrand Matoko, ou Bruno Rodriguez-Haney. Ce sont, je dirais, nous sommes des artistes noirs, métis, nous appartenons à la communauté LGBT (Lesbienne Gay Bi Trans) et nous avons des choses à dire. Et nous souhaitons parler au plus grand nombre, la logique de ghetto ne nous correspond pas. C’est la raison pour laquelle je mets en place une soirée culture consacrée à la place des artistes noirs et métis LGBT dans ma culture francophone le 23 novembre, au théâtre du temps, à Paris, 11 rue du Morvan. L’entrée est gratuite, il y aura un cocktail de bienvenue, ça commence  à 19h. Il y aura des débats et la projection de deux documentaires qui présentent justement un panorama de tous les films, longs ou courts, abordant le thème noir/métis/lgbt en langue française depuis Dakan, le film du guinéen Mohamed Camara. Des écrivains, des comédiens, hommes, femmes, liront, réciteront des textes…beaucoup de gens nous en parlent déjà avec intérêt…

 

Est-ce pour toi une démarche vitale face aux mises à l’écart de certaines minorités ?

 

         Si on ne fait rien…il ne passe (en général) rien. Alors il faut prendre certains…problèmes à bras le corps et agir. Même quand les lois, officielles ou officieuses sont des obstacles. Mais c’est important. Je dis souvent que quand j’étais plus jeune, j’aurais bien aimé voir à la télé, dans les médias, des gens d’origine africaine, par exemple, et qui assument leur homosexualité ou leur bisexualité. D’ailleurs, je n’ai rien contre par exemple Vincent Mac Doom, pour les générations actuelles, cela montre qu’on peut assumer pleinement sa ‘différence’ et être soi…vivre ! Bon, je voudrais tempérer les choses dans le cadre français. Ce n’est pas facile tous les jours pour les gens issus de telle ou telle minorité mais je ne peux pas cautionner l’idée qu’il y a une stigmatisation systématique, la France n’est pas l’Enfer sur terre. Simplement, il ne faut pas nier certains problèmes constatés.

 

 

 

jann halexander par Valentine V

 

 

Que pourrais-tu dire pour donner espoir à ceux dont l’avenir est incertain…

 

         Je ne suis pas un saint et moi-même je me pose beaucoup de questions. D’une certaine façon, rares sont les êtres humains dont l’avenir n’est pas incertain. Je crois beaucoup à la résilience dans les moments les plus éprouvants. Cette capacité de chercher jusqu’au fond de soi les armes nécessaire pour affronter la peur, le doute, l’hostilité. Le psychanalyste Boris Cyrulnik a beaucoup développé ce thème. Renaître de la souffrance…

 

         Je dirais que…la vie est courte et qu’il faut essayer de la vivre pleinement. On a peur, et c’est normal, de libérer certaines entraves. Je m’engage, ce n’est pas rien à titre personnel…il y a forcément un prix à payer quand ce type d’engagement est quasi-total…

 

Pour en revenir à ta carrière, comment l’envisages tu dans les années à venir ?

 

J’essaye de ne pas trop y penser. Je suis sur le fil du rasoir en permanence. Mon chemin de vie est assez étrange. Je vis vraiment dans l’immédiat, parfois malgré moi…à l’heure actuelle, côté concert, par exemple, je peux dire que je fais un spectacle autour du répertoire adulte d’Anne Sylvestre le 29 et le 30 janvier 2011 au Théâtre du Temps mais après…je n’en sais pas plus…

 

Où en es-tu de tes projets en tant que réalisateur ?

 

         Eh bien nous terminons actuellement le tournage du film La bête immonde, un film sur une jeune femme qui enquête sur le décès de son frère, dans une petite ville nommée Maggelburg, quelque part en Europe. Je crois que c’est mon dernier film. En tant que réalisateur. Car c’est …très contraignant, très usant. C’est aussi une expérience collective et ce n’est pas toujours facile, même si jusque là le tournage se déroule bien. Le projet a été pensé en amont il y a déjà 3 ans. Le film sort l’an prochain. On espère quelques diffusions dans une salle de cinéma parisienne puis une sortie dvd.

 

En tant qu’acteur.

 

         Alors là je ne sais pas…on verra bien…je suis ouvert à toutes les propositions…j’aime jouer, c’est sûr…

 

Si tu avais une chanson et un film à sauvegarder, ce seraient lesquels ?

 

         Une chanson ? A Table, incontestablement, et pas seulement parce que c’est la plus connue…quand les gens la chantent avec moi, ce qui arrive parfois, c’est un vrai bonheur. Bon c’est toujours difficile avec ce genre de question de devoir choisir une chanson parmi toutes celles qu’on écrit mais bon…et comme film ? Je dirais…j’hésite entre Une Dernière nuit au Mans et J’Aimerais J’Aimerais.

 

 

 

Jann Halexander et Pablo Penamaria (photo JP David)

 

 

Quel mot te vient à l’esprit spontanément pour conclure cette interview ?

 

         D’abord merci…je suis toujours d’accord de répondre aux questions, je suis toujours content qu’on s’intéresse à mon travail…et puis Flash News existe depuis longtemps, j’ai assisté aux  débuts et cela a quelque chose d’émouvant…

 

Merci Jann, à bientôt.

 

 

Concert Jann Halexander

Les 17,18, 26, 27 novembre

Au Magique

 

Soirée Tjenbe red
le 23 novembre
entrée libre
cocktail de bienvenue
ouvertures des portes 18h30
9 rue du Morvan, théâtre du Temps
métro Voltaire

 

Crédit photos DR :

JP David

Valentine V

 


(interview Michel XG / copyright flash-news)  

Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 02:02
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Bruno Putzulu, c’est tout ce que le théâtre et le cinéma français ont de meilleurs en eux, et comme le talent n’est pas que dans un sens, la comédie, il vient d’enregistrer l’album Drôle de monde.

Ce n’est un acteur de plus qui chante, mais un interprète qui met toute sa personnalité au service de textes et de musiques qui touchent au plus profond de soi.

 

 

 

bruno putzulu .  

 

 

Bruno, tout d’abord, peux tu nous faire un bref flash-back de ta jeunesse ?

 

J’ai eu une enfance normande entre mes deux frères, ma mère originaire de la région et mon père d’origine Sarde.

Je passais mes vacances en Sardaigne, il y a vraiment une partie de moi en Italie.

Je pratiquais aussi beaucoup le sport, taekwondo, football, boxe …

 

Tes racines sarde, sont elles importantes pour toi ?

 

Oui, dans le sens où j’ai connu une partie de moi qui est la bas, comme ma famille.

 

Qu’est-ce qui t’a poussé à entrer au Conservatoire national d’art dramatique ?

 

Quand j’étais en fac de lettre à Rouen, un de mes frères faisait du théâtre amateur, ça m’a décidé à prendre des cours.

Naïvement, j’ai demandé à mon professeur qu’elle était la meilleure école, il m’a conseillé le Conservatoire.

Pendant quatre ans j’ai préparé mon entrée, j’ai été accepté, et j’y ai passé trois ans.

 

Comment en est-tu arrivé à entrer à la Comédie Française, et pourquoi en as-tu été remercié ?

 

En cours d’année, lors de travaux, j’ai été repéré par l’administrateur de l’époque, Jacques Lassalle, qui faisait parti du jury du Conservatoire.

Il m’a demandé d’entrer à la Comédie Française comme stagiaire.

Puis j’ai été auxiliaire, et enfin pensionnaire.

J’ai été remercié après douze années, comme Catherine Hiegiel (sociétaire), après quarante dans l’enceinte de ces murs.

Par exemple sur ma lettre de licenciement, j’étais irréprochable, mais je manquais d’investissement.

Tout cela c’est la jalousie de petits chefs qui ont assassiné.

 

 

 

bruno putzulu dans eloge-de-l-amour-2001-01-g

 

 

 

Au cinéma, tu as tout de suite été engagé par Bertrand Tavernier pour L’appât, comment c’est passé cette rencontre ?

 

Il cherchait un comédien, il m’a fait faire des essais, et m’a engagé pour le rôle de … Bruno. C’est un très bon directeur d’acteurs.

 

Qu’est-ce qui t’incite à jouer dans tel ou tel film ?

 

C’est assez vaste, souvent la lecture du scénario, puis la rencontre avec le réalisateur.

 

Quel est le film dont tu es le plus fier ?

 

Il n’y en a pas, chaque film est un moment de vie, impossible par exemple de comparer Les gens qui s’aiment de Jean-Charles Tacchella et Eloge de l’amour de Jean-Luc Godart.

 

Tu as reçu plusieurs prix :

César du meilleur jeune espoir masculin pour Petits désordres amoureux,

Prix d'interprétation du meilleur comédien au festival du jeune comédien de Béziers et Prix d'interprétation du meilleur comédien au festival de Saint-Jean de Luz,  pour Les aveux de l'innocent,

Chevalier des Arts et lettres. 

 

Comment appréhendes-tu ces récompenses ?

 

Ca me fait très très plaisir, je suis sensible.

Puis ça fait plaisir à mon entourage.

Je prends ça comme un encouragement, un prix est le résultat d’une appréciation de mon travail.

 

Où prends-tu le plus de plaisir, au cinéma ou au théâtre ?

 

Si je suis sur le tournage d’un film, je peux avoir l’envie de me retrouver sur les planches d’un théâtre, et inversement.

On ne peut dans l’absolu comparer.

 

 

 

bruno putzulu cd drole de monde

 

 

 

On va maintenant parler de ton premier disque Drôle de monde qui est sorti au mois de mai.

Comment t’es venu l’idée de l’enregistrer ?

 

L’envie concrète est venue de textes que j’avais écris et de deux rencontres :

le compositeur Bob Lenox et le réalisateur Tony Baillargeot.

Tous deux m’ont encouragé à chanter mes textes.

 

Tu en as écrit tous les textes, on va faire un bref arrêt sur chaque titre :

 

L’amour, on te sens presque désabusé.

Bruno :

Il y a l’espoir aussi.

 

Tchecker tchecker tchecker, on peut penser à Paulo Conte.

 

Drôle de monde, pourquoi avoir choisi ce morceau comme titre d’album.

Bruno :

Ca synthétise l’ensemble du disque.

 

J’t’aimais j’t’aime plus, une rencontre avec Elsa Lunghini (T’en va pas).

Bruno : C’est une reprise d’Yves Simon qui parle des coups du temps qui passe.

 

 

 

 

 

 

Ami, l’amitié est-elle importante dans ta vie ?

Bruno :

Très importante, elle est pour un ami Olivier Paranti qui avait une grande tristesse suite à un décès très proche.

 

Quand j’étais p’tit, est nostalgique, la nostalgie est une part importante de toi ?

Bruno :

Oui très importante aussi, c’est la mémoire de mon enfance heureuse.

 

Cupidon pardon, comme un cri pour la liberté sexuelle.

Bruno :

C’est une constatation de l’impossibilité de la vie au quotidien qui me donne l’impression d’étouffer.

 

Moitié on moitié off, seul titre qui ne m’inspire aucun commentaire, et pour toi ?

Bruno :

Dans la vie on est toujours partagé.

En couple la moitié de soi est heureuse, l’autre moitié ne l’est pas, c’est tout et son contraire.

Ce qui l’emporte chez moi c’est ma liberté.

 

Les larmes de mon enfance, l’indifférence des autres face à la misère.

Bruno :

C’est aussi mon indifférence.

J’ai écrit ce texte alors que je sortais beaucoup la nuit, et quand un ami me raccompagnait au petit matin, je croisais une femme couchée sur le trottoir.

Face à la misère on est déconcerté, un peu gêné.

 

Poupée à fric, un titre qui résonne comme un cauchemar fantastique.

Bruno :

Oui, j’aurai pu la dédicacer à une des pires rencontre sentimentale de ma vie.

Le tout sous un joli masque.

 

Toutainville, après Paulo Conte, on peut entendre sur ce titre comme des résonances d’Herbert Pagani.

Bruno :

On ne me l’avait jamais dit, mais je suis preneur, c’est très autobiographie, c’est le village de mon enfance.

 

Où vont les chevaux quand ils dorment, magnifique poème superbement parlé avec une voix chaude et grave.

Bruno :

C’est une reprise d’Alain Leprest, mais j’ai choisi de ne pas la chanter, mais de la dire.

 

 

 

bruno putzulu.

 

 

 

D’où as tu puisé l’inspiration de tes chansons ?

 

De ma vie, pour faire un film ou une chanson, on part de nos vies, du monde et des gens qui nous entourent.

C’est aussi faire un pont vers les autres, ne pas rester replié sur soi même.

 

On sent comme une grande mélancolie qui en découle.

 

A l’heure du capitalisme sauvage, où il faut aller de l’avant, bouffer les autres, moi je fais les choses, pas pour écraser les autres, je suis un contemplatif.

C’est dans cette optique que j’avais écrit Je me suis régalé avec Philippe Noiret.

 

 

 

Je me suis régalé putzulu noiret

 

 

 

Comment c’est passé la conception de ce disque ?

 

Bob Lenox qui vit à Berlin m’a parlé d’Eric Saint Laurent, excellent arrangeur, qui était de passage.

Je suis vite allé la bas pour enregistrer.

 

Comment as-tu ressenti l’expérience d’enregistrer un disque ?

 

Pour moi un vrai bonheur, pouvoir entrer dans les détails de la conception, travailler avec huit musiciens.

Je pourrai rester des heures en studio sans voir le temps passer.

Maintenant ce disque à une vie.

 

Aura t’on bientôt le plaisir de te voir chanter sur scène ?

 

Oui, l’agence artistique Les visiteurs du soir, qui s’occupe de Luz Cazal, Woody Allen ou Jane Birkin, m’a préparé une tournée à travers la France avec une salle sur Paris au printemps 2011.

Ce sera un véritable spectacle, alliant théâtre et chansons.

 

Y a t’il un ou des clips de prévu, et comme tu as déjà réalisé un court-métrage, te verrai-tu à la réalisation ?

 

Il n’y en aura pas, car les clips sont liés aux passages télé, et c’est surtout les grosses maison de disques qui le font et qui négocient les passages.

Nous n’avons pas les moyens de dealer pour qu’un clip soit diffusé, et il n’est pas vraiment sur que je l’aurai réalisé.

 

 

 

bruno putzulu

 

 

 

Avec qui aimerais-tu collaborer dans un futur musicalement ?

 

J’aurai aimé avec Alain Bashung, mais dire un nom exclut d’autres personnes.

 

Aimerais-tu jouer dans une comédie musicale ?

 

Oui, beaucoup, car pour moi la chanson passe par l’interprétation comme dans mon métier de comédien.

Souvent il est dit «  encore un acteur qui chante », c’est oublier Michel Simon, Serge Reggiani ou Yves Montand qui jouaient et chantaient.

 

 

Te vois tu mener les carrières de comédien et de chanteur en parallèle ?

 

Oui car tout est en parallèle, théâtre, cinéma, télévision, tout est éloigné et mêlé à la fois, tout se fait selon des envies.

Pour faire une image, l’amour que j’ai pour papa, ne l’emporte pas sur celui que j’ai pour maman.

 

Ressens-tu la sensualité que tu dégages de par ta voix ?

 

On est mal placé pour se juger soi même, j’accepte ma voix, mais on se connaît que par les autres.

 

 

 

bruno putzulu et stephane rideau dans les passagers

 

 

 

Et une ambiguïté à l’écran avec des films comme Les passagers ou Pourquoi pas moi ?

 

Ce sont des films différents, mais l’ambiguïté est soulevée quand la sexualité intervient.

On ne me dit pas que je tue dans la vie si je joue le rôle d’un tueur.

Je ne suis pas homo, mais ça ne me gêne pas d’en jouer, il faut respecter la vie de chacun, et par mon interprétation, ne pas caricaturer.

 

Quand des films comme l’excellent Monsieur N ne rencontre pas le public, est-ce que ça te blesse ?

 

Pour ce film ça a du être plus difficile pour Philippe Torreton et Antoine de Caunes qui en est le réalisateur, là je n’avais qu’un petit rôle.

Ca me touche beaucoup plus quand c’est Les aveux de l’innocent.

Ca blesse oui, c’est un rendez-vous manqué, et après on ne peut plus le fixer.

 

Que regrettes-tu d’avoir fait dans ta vie, ou de ne pas avoir fait ?

 

Ce que je regrette : la rencontre de certaines personnes, j’aurai préféré éviter … mais on ne le sait qu’après.

Ce que je n’ai pas fait : je ne sais pas, car dans ma tête, je peux encore le faire … on ne le sais qu’à la fin de sa vie.

 

Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?

 

Je dirai qu’il faut vivre sa vie, ne pas faire semblant, même si on se trompe !

Vivre à fond, ne pas se laisser polluer par les traditions, les modèles, les phrases bien faites … aller vers quelque chose de frais !

 

Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?

 

Vivre !

 

bruno putzulu..

 

 

 

Merci Bruno, pour cet entretien qui est rare de part une totale gentillesse, une douceur, une franchise, une humanité.

 

Site Bruno Putzulu

 

Crédit photos :DR

 

(interview Michel XG / copyright flash-news) 

Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 02:02
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La rubrique Musique News parle rarement de RnB, aujourd’hui, pour ne pas laisser cette branche musicale de côté, rencontre avec Sulay, un nouveau nom dans le monde de cette musique.

 

 

 

sulay

 

 

 

Bonjour, peux-tu tout d’abord, pour celles et ceux qui ne te connaissent pas, nous faire un résumé de ton passé ?

 

Je suis né en Guinée-Bissau et je suis arrivé en France à l’age de 3 ans puis j’ai grandi en Normandie, puis en banlieue parisienne ou j’ai fait partie de plusieurs groupes avant de devenir artiste solo.

 

Qu’est-ce qui t’a amené à la musique ?

 

Je ne sais pas car c’est venu très naturellement , j’ai toujours chanté, il y avait toujours de la musique chez moi car mon père est un adepte de musiques en tous genres.

 

Tu es auteur compositeur interprète, qu’elles sont tes instruments de prédilection ?

 

Je pianote un peu mais je suis compositeur car je crée les mélodies de toutes mes chansons et je touche un peu aux arrangements musicaux.

 

Quel est le sujet majeur qui te sert de fil conducteur dans tes chansons ?

 

Le sujet conducteur de mes chansons ce sont mes expériences de vie, tous ce que j’ai pu rencontrer comme difficultés, comme joies.

La musique pour moi est un exutoire.

 

 

 


Un autre Papa - live

 

 

 

Qu’elles sont les influences musicales que tu as :

tout d’abord dans la variété, puisque tu sembles être influencé par cette facette , ce qui est assez rare dans le milieu RNB :

 

Je dirais plus chanson française car variété a un petit coté péjoratif , en musique j’aime les mélodistes et ceux qui aiment les mots comme Alain Souchon, Michel Berger, Balavoine, Goldman et pleins d’autres..

 

Et maintenant du côté RNB :

 

Du côté rnb j’ai été influencé par Boyz II Men ,Blackstreet, Dru hill , et surtout R.Kelly.

 

Avec qui aimerais-tu travailler, en France et à l’étranger ?

 

Je n’ai pas d’envies précises mais j’aime les artistes différents.

 

Comment perçois-tu le milieu musical actuel ?

 

Je pense qu’il est formaté et qu’il n’y a pas beaucoup de diversités..

 

Est-ce difficile d’avoir accès aux télévisions ou radios ?

 

C’est très difficile à cause du formatage dont je parlais précédemment maintenant il faut être rentable pour pouvoir être exposé.

 

Es-tu le concepteur de tes clips ?

 

Non j’ai rencontré un fabuleux réalisateur de Marseille, Beat Bounce qui avec son compère Mike fait un super boulot moi je donne mes idées et lui écoute le morceau et met en image mes mots.

 

Qu’elle est la perception des programmateurs face à ta musique ?

 

Je ne sais pas parce que je n’ai pas encore confronté a eux.

 

 

 


J'ai failli ( feat La Voix du peuple)

 

 

 

Que regrettes-tu d’avoir fait dans ta vie, ou de ne pas avoir fait ?

 

De ne pas à un moment donné avoir eut plus confiance en moi.

 

Qu’elle est la pire chose pour toi ?

 

Le mensonge.

 

Quels sont tes projets ?

 

Continuer ce qu’on vient de commencer avec ma boite de production « Westyler Prod », faire des scènes et partager ma musique.

 

Quelles sont tes passions dans la vie ?

 

A part la musique j’aime le sport et partager des choses avec ma famille et mes amis .

 

Si tu avais une priorité à défendre ou à partager avec ceux qui vont lire cette interview, que leur dirais-tu ?

 

Je partagerais ma vison de la musique, je leur dirais que la musique est un partage qui part d’un acte égoïste vers une masse de personnes  que ce n’est que du plaisir et rien d’autre.

 

 

 

sulay.

 

 

 

A quelle question que l’on ne t’a jamais posée aimerais-tu répondre ?

 

Sais tu faire à manger ? Oui !!!

 

Pour conclure cet entretien, quel mot te vient à l’esprit ?

 

Partage.

 

Merci Sulay, pour cette interview.

 

Site de Sulay

 

Crédit photos :DR

   

(interview Michel XG / copyright flash-news) 

Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 02:00
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