De la jeune reine légère à l'héroïne tragique montant sur l'échafaud, l'histoire de
Marie-Antoinette, est racontée lors d’une exposition historique et artistique à Paris du 15 mars au 30 juin au Grand Palais.
300 oeuvres, des plus somptueuses comme les objets d'art et les meubles dont elle agrémentait son quotidien aux plus
émouvantes, comme sa dernière lettre, le dernier portrait que David fit d'elle en route pour l'échafaud ou les exercices d'écriture du Dauphin dans sa prison.
La visite démarre à Schönbrunn, à Vienne, où elle est née le 2 novembre 1755 pour
se terminer à la Conciergerie où elle est emprisonnée avant son exécution le 16 octobre 1793.
Dans une scénographie du metteur en scène d'opéra canadien Robert Carsen, le parcours se décline par
thèmes.
Son goût pour les arts est évoqué, en musique, avec la reconstitution d'un décor d'opéra.
"Ma soeur est une tête à vent", avait dit l'empereur Joseph II.
A Versailles dont elle déteste l'étiquette, elle "charme tout le monde", dit M.
Arrizoli-Clementel.
"Dès qu'elle a le pouvoir, elle se grise, crée son monde et choque
tout le monde", ajoute M. Salmon.
Tableaux et sculptures diffusent son image qui souvent choque.
Sa mère la trouve "habillée comme une actrice" et quand la reine veut corriger son image, portraiturée avec
ses enfants, il est trop tard, elle est "Mme Déficit".
Les heures sombres sont évoquées par les gravures des pamphlets, un dernier portrait peint "percé de piques", de
modestes chaises de paille, une chemise.
L'ultime image montre la reine, de profil, partant pour l'échafaud, les mains liées derrière le dos, la tête
haute.
(extrait
afp)
ils ont dit